La colombe de paix
PODA N. Bienvenu
Unis autour du Christ et par notre zèle apostolique , bâtissons une communauté de paix dans la prière et le travail
PODA N. Bienvenu
Bien aimés dans le Christ, depuis le début
de la semaine qui vient de prendre fin, les disciples de Jésus, assis autour de
lui, bénéficiaient de nouveaux enseignements par rapport aux lois des prophètes
et des anciens. Au début de cette semaine, Jésus leur fait un résumé de tout ce
qu’il a eu à leur dire et vers la fin de la semaine il commencera à opérer des miracles.
C’est donc pour nous aider à mieux comprendre ce que le christ nous recommande
que l’équipe du père Anthero a choisi comme thème le suivant « Entrez par la porte étroite »
(Mt7, 13). Qu’est-ce que jésus appelle « la porte
étroite » ?
Parler d’une porte étroite suppose d’emblée
qu’il y a une autre porte qui est la porte large. La porte étroite est tout ce
que Jésus a enseigné comme nouveaux commandements. En effet, il remettra toutes
les lois des prophètes et des anciens en cause et amènera des nouvelles lois.
Ces nouvelles lois demandent un déracinement aux choses mondaines, aux futilités.
Elles demandent à ce que nous pardonnions sans cesse, à ce que nous aimions nos
ennemis, à ce que nous soyons justes, à ce que nous persévérions dans la foi. Entrer
par la porte étroite c’est s’évertuer à quitter nos habitudes malsaines, nos
péchés et accepter de nous laisser mouler par la volonté et les exigences du Christ.
La porte large est là où tout est permis, c’est un chemin de désordre et de perdition,
de souffrance et de déception tandis que la porte étroite est la porte sûre,
celle qui conduit à la vie, au salut.
Frères
dans le christ, en tant que séminaristes de cette maison, que signifie pour
nous « entrez par la porte étroite » ? Pour nous, la porte
étroite est l’ensemble de tous les règlements formatifs de la maison. Que
chacun revisite sa fidélité et ses efforts personnels à s’ingérer dans ces
règlements. La porte étroite pour nous c’est de prendre conscience également
des exigences du maitre de la moisson. Il ne suffit pas de porter le nom
« séminariste », mais il faut l’être réellement en vivant humblement,
en nous aimant les uns autres, en ayant un esprit de partage pour que nous
arrivions tous à la nouvelle Jérusalem. Confions nos défauts au Seigneur afin
qu’il nous guérisse pour que nous puissions nous aussi guérir les autres qui
veulent entrer par la « porte étroite ».Que Dieu nous vienne en aide,
amen !
Fructueuse méditation ‼!
Thomas
ZONGO
Salut chers frères !
Nous débutons en ce jour la 11ème semaine du temps ordinaire. Les textes liturgiques de cette semaine nous invitent à la sincérité dans la prière et au véritable pardon mutuel. C’est en cela que nous pourrions construire ensemble une communauté où règne la paix, la joie et l’harmonie.
Les membres de l’équipe du père Joël nous proposent comme thème de méditation le suivant : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » Mt 6, 21. En effet, nous sommes tous animés d’un besoin de sécurité. Pour cela, toute notre vie, nous travaillons à conserver ou bien à chercher la sécurité. Nous cherchons à sécuriser nos biens matériels ou immatériels. Nos biens les plus valeureux nous les défendons au péril de notre vie. Pour nous Chrétiens, Jésus nous invite à chercher les biens du royaume des cieux afin de bénéficier de tous les autres biens Mt 6,33. Quels sont les biens du Royaume des cieux que nous devons à tout prix chercher ? Comment peut-on acquérir ces biens? Répondre à ces questions nous conduit à évaluer notre propre personne en nous posant les questions suivantes. Quel est le trésor le plus précieux que je cherche à posséder ? Quel est l’impact de ce bien sur la vie de mes frères ?
Pour cette semaine, demandons au Seigneur son esprit de pardon, d’entraide et de prière qui fera de notre communauté le lieu propice pour mieux chercher les trésors du Royaume de Dieu.
Puisse Dieu nous écouter
et nous exaucer. Amen !!!
Martin COMPAORE
Bonsoir chers frères en Christ.
L’équipe du père
Evariste nous propose de méditer sur le thème suivant « je ne suis pas venu abolir la
loi mais l’accomplir » Mt5 17. Dans ce passage Jésus nous apprend
que l’Ancien Testament est une partie de la révélation divine. Dieu se révèle
aux hommes à travers les prophètes. En effet, en évoquant la « loi ou les
prophètes » Jésus voulait parler des commandements et des enseignements de
l’Ancien Testament, en témoignent ses déclarations : tout ce que vous voudriez que les
hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c’est ce
qu’enseignent la loi et les prophètes. Mt 7, 12.
Ensuite, chers frères,
il est clair que Jésus n’est pas venu pour réfuter les lois que Dieu avait données
dans l’Ancien Testament, ni pour les nier, ni les abolir. Jésus met ceux qui
l’écoutent en garde, il voit la loi et les prophètes comme un grand tout et
déclare que personne ne doit en éliminer même la plus petite partie et il faut
l’accepter. Chers frères sommes nous prêts à les accepter ces lois ?
Comment pouvons comprendre qu’il n’abolit pas la loi mais qu’il l’accomplit ?
Toutes ces lois et règles sont inséparables. Cependant, il est particulièrement
important de comprendre que le Christ est venu « non pour abolir mais
accomplir ». Jésus n’est pas venu sur cette terre afin de s’opposer à la
loi. Son objectif n’était pas d’empêcher son accomplissement, au contraire, il
la respectait, l’aimait, lui obéissait et l’a accomplie. Il a accompli les
paroles prophétiques qui le concernaient.
Enfin, Jésus n’abolit
pas la loi, il en donne plusieurs exemple : vous avez appris qu’il a été
dit aux anciens : tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet
un meurtre il devra passer en jugement. Eh bien, je vous dis, tout homme qui se
met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte
son frère, il devra passer devant le tribunal. Ou encore, vous avez appris
qu’il a été écrit : tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien, je vous dis,
tout homme qui regarde une femme et la désire, a déjà commis l’adultère avec
elle dans son cœur. Tous ces exemples montrent que Jésus n’est pas contre les
commandements de Moïse. Dieu n’est pas là pour punir les gens, mais comme un
Père aimant, il a donné des directives, un guide pour une bonne vie en relation
avec lui et dans une communauté saine. Frères, nous devons respecter les
commandements de Dieu et pratiquer ce qui est recommandé par la Sainte Écriture.
Demandons au Seigneur de nous donner sa grâce, afin que nous puissions observer
ses commandements dans notre vie de chaque jour. Bon début de semaine, et bonne
méditation à tous.
Samuel Togo
Frères bien aimé de Dieu bonsoir !
L’amour
infinie de Dieu est sans doute la cause de notre vivre ensemble. Chacun jouit
de l’amour de Dieu d’une manière spéciale et unique. Cependant, Jésus en
donnant le plus grand commandement à la question posée par le scribe, pose
l’amour vers l’homme comme une recommandation ultime. Et c’est cette
recommandation que l’équipe du Père Anthéro a choisis comme thème de méditation
courant cette semaine : « Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur … tu
aimeras ton prochain comme toi-même » Mc 12, 28b-34.
En
effet, bien aimés, quand on adresse une question aux croyants à savoir si Dieu les
aime, la réponse est forte probable unanimement positive. Puisque Dieu nous
aime sans condition, créé librement à son image et à sa ressemblance quel amour
peut dépasser cela. Cependant, si l’on nous pose la question sur notre amour
envers Dieu et envers nos prochains, la réponse s’avère compliquée. À l’image
du scribe venu demander à Jésus quel était le plus grand des commandements,
chacun peut se mettre à la place de de celui-ci quant à la réponse que Jésus
lui donne. Premièrement, « aimer Dieu de tout son cœur ». Quand on
aime quelqu’un on fait ce qui lui plait, évaluons donc notre degré d’amour
envers Dieu en faisant tout au long de cette semaine des retours sur nous même,
pour voir qu’est-ce que je fais pour montrer que j’aime Dieu ? Suis-je un
homme de prière ? De solidarité, de respect, d’humilité, de miséricorde, de
pardon, d’amour, de charité. Ainsi, nous établirons notre relation avec Dieu en
fonction de cette analyse ?
Frères
en Christ la deuxième chose à laquelle nous devons méditer c’est sur notre
amour pour les autres « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Il
est très évident qu’on ne peut pas dire qu’on aime Dieu si on n’aime pas son
prochain. Aimer son prochain c’est être attentif au besoin de l’autre, être miséricordieux
envers lui, l’accepter tel qu’il est, essayer chaque jour de le comprendre.
Aimer son prochain c’est considéré l’autre comme soi-même, c’est contribué à
son évolution.
Que
notre semaine soit remplis de retour au Christ, de l’effort dans nos actions,
nos comportements, nos décisions afin d’aimer Dieu de tous nos cœurs et d’aimer
nos frères comme nous même pour une communauté de vie authentique.
Fructueuse
méditation à tous et à chacun§
En cette 6ème
de semaine de Pâque, l’équipe du père Anthero, en s’inspirant des lectures des
textes liturgiques pour la semaine, nous propose ce thème : « allez dans le monde entier,
proclamez l’évangile à toute la création ». Mc 16,15.
Jésus ressuscité se manifeste aux onze
disciples pendant qu’ils étaient à table
et leur dit ceci: « allez dans le monde entier, proclamez
l’évangile à toute la création ». Après son ascension, ces disciples se sont
engagés à diffuser la Bonne Nouvelle jusqu’au bout du monde. C’est ainsi que
l’évangile nous est parvenu. Notons que cette évangélisation ne s’est pas fait
exclusivement de façon paisible et dans la joie, mais aussi il y’a eu des
moments qui paraient difficiles voire pénibles.
En lisant les arrestations, les emprisonnements, les bastonnades, les
lapidations et les décapitations que vivaient les apôtres, cela semble nous effrayer. Mais écoutons St Paul qui s’adresse
aux Ephésiens : « Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur,
je vous exhorte à vous conduire de manière digne de votre vocation ». Et,
Jésus ajoute : « n’ayez pas peur de ceux qui tuent le corps et ne
peuvent rien faire à l’âme », il continue en disant : « en mon
nom vous chasserez des démons, vous parlerez des langues nouvelles, même si
vous buvez de quelque poison mortel, cela ne vous fera aucun mal. ». Alors
en chemin pour l’Évangélisation, soyons sans crainte ni peur, Jésus nous garantit
la sécurité contre les esprits malins, contre les difficultés de s’exprimer
dans d’autres langues et contre les mauvaises actions des hommes. Dans ce sens,
j’aimerais nous inviter, en particulier nos frères doyens, bientôt des novices,
à puiser de réconforts à travers cette expression de Jésus, je répète :
« en mon nom vous parlerez des langues nouvelles ».
En ce temps de l’Ascension
de Jésus, revisitons nos relations avec
le Maître de la vocation et entrons pleinement en méditation pour recevoir de Lui
de nouvelles forces pour le chemin de notre vocation et de témoignage.
Bon
et fructeux temps de méditation et de préparation à tous.
Ignace DABIRE
Frères, au moment où l’Eglise est
toujours dans la célébration de la résurrection
de notre seigneur Jésus Christ, l’équipe
du p. Anthero trouve bénéfique pour notre
foi catholique, de méditer davantage sur ce grand évènement. C’est bien
évidemment dans cette logique qu’elle nous propose de méditer durant cette troisième semaine du temps pascal, année B, sur le thème qui s’intitule : « Le Christ ressuscité nous a racheté,
il nous remplit de sa lumière ». En effet, cette affirmation
théologique, tirée de l’antienne de la communion du mercredi de la troisième
semaine de pâques, année B, constitue le point d’ancrage de notre foi
chrétienne catholique. St Paul lui-même, en témoigne tant lorsqu’il affirme
avec empressement que : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi ; vous êtes encore
dans vos péchés » cf. 1Co15, 17. Cependant, bien vrai que le Christ Jésus,
premier né, nous a racheté de nos péchés par sa mort sur la croix et nous
remplit de sa lumière de résurrection, cela ne signifie pas que tout est déjà accomplie. En revanche, nous avons
une part de responsabilité à jouer dans
cet acte rédempteur de Jésus afin qu’il atteigne toute sa plénitude, qui est,
de permettre à l’homme de goûter au bonheur de Dieu. De là, surgissent des
questions méditatives: quel est le sens de la mort de Jésus pour
moi ? L’ai-je réellement permis de mourir avec tout ce qui m’empêche de suivre le plan de
Dieu et de Ressusciter avec tout
ce qui fait la volonté de Dieu en moi? Le Christ a accepté de s’offrir à
Dieu en sacrifice pour expier nos
péchés. Qu’est-ce que moi, j’ai à offrir à Dieu pour le plaire davantage?
Fasse
Dieu que son Esprit Saint soit notre compagnon de route tout au long de cette méditation.
Amen !
Renaud
Alliman
Le lundi 02 novembre était la commémoration de tous les défunts. A cette occasion,
nous avons prié en communion avec l’Eglise au cours de la messe célébrée dans
notre cimetière avec les fidèles. Au lendemain de la fête de tous les saints,
l’Eglise commémore toutes les personnes qui sont morts et dont nous ignorons le
témoignage de vie. Toutes ces personnes qui ont données leur vie au christ, qui
ont vécu l’amour du prochain et qui ont même données leur vie pour la
foi.
Le Père Joël OUEDRAOGO président de la célébration eucharistique nous a
invité
à toujours nous rappeler de nos frères et sœurs, parents et amis qui
nous ont devancés dans la mort. Cela doit être une obligation pour nous car
nous croyons qu’ils sont auprès du père puisque nous professons dans le crédo
la résurrection de la chair. Il a continué en donnant raison à Birago Diop qui
dans coup de pilon nous faisait comprendre que les morts ne
sont pas morts. Ils sont dans l’eau qui coule, l’arbre qui pousse et autre.
Cela nous amène donc à nous sentir près d’eux et à les portés dans nos prières.
Il faut souligner aussi qu’à cette occasion de la commémoration des
défunts, nous avons eu la chance d’avoir parmi nous le conseil provincial qui
malgré son programme chargé à tenu à participer à cette messe.
Que le Seigneur accueille nos défunts en son royaume et qu’ils puissent prier pour nous.
Aujourd’hui, nous débutons la 5ème semaine du temps de carême avec l’équipe du
Père Joël qui nous propose comme thème : « Si vous demeurez fidèles à ma
parole, vous connaîtrez la vérité. Par ces paroles, Jésus invite les
Juifs à la fidélité s’ils désirent connaître la vérité qui leur permettra
d’être libres. Ce thème que nous propose l’équipe du Père Joël, nous enjoint à
la lecture, à la méditation quotidienne de la Parole de Dieu et à agir en
chrétiens dans nos relations de chaque jour pour être digne du royaume de Dieu.
C’est en effet dans un tel vécu que nous trouverons la vérité qui nous
affranchira de l’esclavage du péché. Comme nous le constaterons dans certaines
lectures de la semaine, les scribes, les pharisiens, et quelques fois les juifs
d’une façon générale étaient en conflit avec Jésus sur certains sujets. Ce
désaccord se justifie par l’infidélité de ces derniers à la Parole du Christ. Nous
aussi parfois nous restons indifférents face à cette Parole par nos mauvaises habitudes
ou nos péchés : la jalousie, le suivisme, manque d’entraide mutuelle,
la fuite des responsabilités, la négligence de la prière, l’injustice etc….
Chers
frères, profitons de ces jours qui nous séparent de Pâques pour revenir au
Seigneur. Demandons-lui de nous accorder les grâces nécessaires afin que nous puissions
développer notre vie spirituelle par la mise en pratique de ses Paroles pour sa
plus grande gloire et notre salut. Bonne méditation à tous.
Guillaume Mathia
Pour nous introduire pleinement dans
cette quatrième semaine du temps de carême, l’équipe du père Evariste nous
propose le thème suivant : « Jamais un homme n’as parlé comme
lui »
En effet, face aux
complots des pharisiens qui cherchaient un motif pour le faire mourir, Jésus ne
se lassa pas d’enseigner avec autorité à ces consciences aveuglées par la
jalousie et l’égoïsme. Oh pharisiens, n’avez-vous pas d’autre choses à faire
que de chercher dans le juste l’injustice qui vient de vous ? Qui est le
pharisien aujourd’hui?
Le pharisien, c’est
celui qui est indifférent fasse aux souffrances des autres, c’est celui qui se
dit je me suffis, c’est celui qui se dit je m’en fou d’eux, c’est celui qui
n’est capable de féliciter son frère quand il fait bien et de le corriger quand
il semble déconner.
Chers frères,
l’attitude de Jésus laisse entendre et envisager quelques résolutions pour
l’édification de notre communauté et de tout ce qui concourt à notre bien-être
physique et spirituel:
Faire confiance au
Seigneur
Faire
confiance en soi
Prier les uns pour les
autres
Aller vers l’autre nous
ouvrira les portes d’une vitalité exemplaire selon le cœur de Dieu.
Puisse le Seigneur nous
accompagner durant cette semaine et qu’il nous aide à trouver dans l’autre les
délices de son amour.
Julien de la Trinité AGOUDA
Dans cette troisième semaine du temps de
carême, l’équipe du Père Anthéro nous invite à méditer sur le thème
suivant : « revenez à moi de
tout votre cœur car je suis qu’amour et bonté » Joël 2, 13. En effet, comme le dit Saint Jean « Dieu
est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en lui ». C’est par
amour que Dieu nous a créé et nous a mis au-dessus des autres êtres. C’est
encore par son grand amour pour nous, qu’il a envoyé Jésus Christ, son fils
unique mourir sur la croix pour nos péchés. Malgré l’incommensurabilité de
l’amour de Dieu à notre égard, il peut arriver à plusieurs reprises que nous
nous éloignions de lui. Il arrive souvent que nous soyons maculés de péchés,
que nous tombions dans des péchés de toute forme et de tout genre, et même que
nous ayons honte ou nous doutions de la miséricorde du Seigneur. Nonobstant
notre état de pècheresse, le Seigneur est toujours prêt à nous accueillir, il
est prêt à nous pardonner car sa miséricorde est inépuisable et sans condition.
Cela montre la grandeur de l’amour de notre Dieu. Ainsi donc, le temps de
carême est un temps propice pour nous d’expérimenter non seulement l’amour et
la bonté de Dieu, mais surtout de témoigner de cet amour et de cette bonté aux
autres pour la gloire de Dieu et pour notre propre salut.
Biens chers frères en Christ, bénissons le Seigneur
pour la semaine écoulée et confions-lui la nouvelle. Pour nous accompagner dans
notre vécu de ce temps fort de l’Église,
durant cette semaine, l’équipe du Père Joël nous propose le thème
ci-après : « Soyez miséricordieux comme votre Père est
miséricordieux. » (Luc 6, 36). La
miséricorde, comme on peut l’entendre à travers les lectures, est le fait de se
pardonner soi-même et de pardonner à son prochain du fond du cœur, de remettre
à son prochain ses fautes avec amour. Ce deuxième dimanche de Carême est
intitulé le dimanche de la Transfiguration d’Abraham et de Jésus. Le mot "transfiguration" est dérivé du
verbe "transfigurer" qui signifie
donner au visage un éclat inaccoutumé, changer, bouleverser en mieux. Chacun
est appelé à transfigurer ne serait-ce qu’une partie de lui-même ou un aspect
de sa vie pour paraître d’abord agréable aux yeux de Dieu et, ensuite à ceux
des hommes. Tout au long de cette semaine, les textes nous invitent au pardon,
à l’humilité, au service, à l’amour et à revisiter les bases de notre foi en
Christ. Il est évident que toutes les lectures que nous entendrons nous sont
connues mais ouvrons nos cœurs pour les recevoir d’une nouvelle façon car la
Parole Dieu est vivante et toujours renouvelée. Demandons-nous, par exemple, si
notre conception de la miséricorde est semblable à celle à laquelle le Seigneur
nous invite. Comment je pratique la miséricorde et vis l’amour dans ma vie de
chaque jour ? Avec quel amour je rends mes services ?
Excellente seconde semaine de Carême à tous. Qu’elle
soit pour nous un temps de renouvellement dans nos actes et paroles.
SERGE
SAWADOGO
Thème : « Si tu le veux tu peux me purifier. »
Il y a de cela quelques jours nous avons fêté la nativité du Christ qui est la lumière du monde. Il est celui qui est venu pour nous sauver de tous nos péchés, guérir nos maladies et toutes nos infirmités. Ainsi donc comme nous le savons tous que seul le malade connait de quoi il soufre réellement, et que le médecin ne peut rien sans l’aide du malade même, il nous faut prendre conscience de nos infirmités ou maladies et demander au Christ de nous guérir. C’est ainsi qu’à l’instar du lépreux qui, prenant conscience de sa lèpre et demandant en toute humilité à Jésus de le guérir, l’équipe du Père Evariste en cette première semaine du temps ordinaire nous propose comme thème de méditation ce qui suit : « Si tu le veux tu peux me purifier. » Mc 1, 40.
Ainsi, tout comme le lépreux qui a demandé à Jésus de le guérir, il nous faut aussi se poser des questions en vue d’une vie communautaire harmonieuse : Qu’est ce qui constitue ma lèpre aujourd’hui ? Qu’est-ce que je veux que Jésus fasse pour moi ? Suis-je disponible à demander avec humilité l’aide de Jésus dans ma vie ? Car Jésus à donner une réponse favorable suite à la demande du lépreux en disant :« Je le veux, sois purifié. » Mc 1, 41. Il est disponible pour nous donner tout ce que nous avons besoins pour notre vie. Il nous faut seulement faire le premier pas vers lui et il nous sauvera. Bonne semaine de méditation à tous.
Antoine Komla ZOUGLO
Vivre ensemble suppose une ligne
de conduite afin que tous se sentent épanouis. C’est dans le but de bien vivre
ensemble comme une communauté témoin, que la communauté lavigérienne de cette
année a choisi comme lampe de route le thème suivant : « famille lavigérienne, engageons-nous
à témoigner de notre vie interculturelle avec Marie dans l’amour, le service et
l’excellence. » Pour une meilleure compréhension et une appropriation
juste de ce thème, nous nous proposons de le décortiquer pour mieux saisir sa
quintessence et sa subtilité. Ainsi analyserons-nous, pour aider à bien vivre
cette invitation, dans un premier temps les termes famille et amour. Il s’agira ensuite et enfin de parler de la vie interculturelle.
D’abord, la famille dans le cadre
de ce thème ne doit pas être considérée comme une concaténation d’hommes,
chacun poursuivant son objectif et ses intérêts sans aucun souci de l’autre. Il
est nécessaire de comprendre la famille comme une communauté, un groupe
d’hommes de divers horizons se reconnaissant mutuellement comme des humains et
des frères au sens propre du terme en Jésus Christ qu’ils veulent servir. Ainsi
comprise, nous sommes en droit d’affirmer que la famille est une entité qui ne
peut en aucun cas faire fi de l’amour. Pour construire une véritable famille,
l’amour est une réalité indispensable. L’amour dont il s’agit, dans ce contexte,
est non seulement amour de soi mais aussi et surtout amour du prochain, « un
amour qui surmonte les barrières de la géographie et de l’espace. »
(Lettre Encyclique Fratelli Tutti) Pour
un amour authentique de notre confrère, nous sommes appelés au pardon et à la
miséricorde. Notre pardon doit être semblable à celui du Christ. « Père,
pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23,34) C’est
pour que le pardon soit effectif et sincère que le thème nous invite à nous
mettre à l’école de Marie notre mère. Nous devons prier pour demander la grâce du
pardon et de l’amour sincère et s’engager aussi et surtout à pardonner et à
aimer.
Aussi, il est très important de
noter que notre famille lavigérienne est particulière au regard de sa
diversité. Nous venons de divers horizons d’où la nécessité d’une vie
interculturelle harmonieuse. La vie interculturelle pour une famille
véritablement harmonieuse nécessite un sacrifice de soi, un abandon de soi, un
abandon de son amour immodéré pour sa culture et sa langue et, d’emblée pour
ses racines. Pour que la vie
interculturelle soit effective et profitable à tous, chacun doit cultiver en
lui quotidiennement des vertus comme l’humilité, la patience et, l’estime de
soi et de l’autre. Il faut se frotter à son semblable, sentir « son
odeur », se laisser toucher par son attitude positive et ses besoins. Chacun
est alors invité à se mettre à l’école de l’autre pour mieux le comprendre et
l’aimer tel qu’il est car, « nous avons besoin d’une communauté qui nous
soutient, qui nous aide et dans laquelle nous nous aidons mutuellement à
regarder de l’avant. » (Lettre Encyclique Fratelli Tutti) Tout être humain est un homme à aimer. Un inconnu
est toujours un frère. Charles de Foucault nous invite à voir en tout homme
quelque chose de Jésus. La vie interculturelle s’accompagne du service et d’une
vie de prière très intense. Servir, c’est apporter une aide à son condisciple, c’est lui
donner un véritable coup de main en employant toute sa peine et son amour. Le
service s’accompagne d’une volonté d’excellence. L’excellence ou la réussite
dans cette perspective, ne doit pas être comprise comme un désir égoïste.
« La réussite, c’est vivre une vie pleine
et équilibrée en partenariat avec les autres, pour donner naissance à un
sentiment joyeux d’amour, de contribution, d’appréciation et d’abondance,
quelle que soit la tournure que prennent les évènements de l’existence. »
(Osez-vous réconcilier avec la vie,
Susuan Jeffers) Une fois que la réussite est une réalité inhérente à notre vie,
nous sommes appelés à la partager. Le partage dans ce cas est témoignage. Il
faut témoigner des merveilles de Dieu en se faisant proche des autres.
Tout bien
considéré, comme une véritable famille interculturelle, soyons des témoins
authentiques et efficaces engagés pour un monde tant assoiffé d’amour véritable,
de service désintéressé et d’excellence saine. Que ce thème ravive et ranime en
nous l’esprit de « tout à tous » afin que nous ne nous en tenons pas
seulement à nos paroles mais que nous puissions passer immédiatement à l’acte
pour que dans notre famille lavigérienne, l’amour, le service et la réussite
soient nos « maladies » de tous les jours. Que la vie de notre
communauté en cette année soit une réponse à l’amour inconditionnel de Dieu.
Amen !
SERGE SAWADOGO
A l’occasion de la célébration de la fête lavigérienne, il s’est tenu au sein de la Maison Lavigerie la grande soirée récréative le vendredi 27 novembre dernier. Cette soirée a débuté à 20h00 par une prière dite par le frère Fulgence. Les frères Renaud et Stéphane, animateurs de la soirée, ont présenté le programme. Les prestations étaient de toutes les couleurs et nous y avons retrouvé les signes de l’amour et de l’excellence ainsi que la richesse de l’inter culturalité. La plaque tournante de ces joyeuses prestations était la pièce théâtrale présentée par les séminaristes lavigériens. Ce long métrage inspiré de l’œuvre Le respect des morts de l’auteur majestueux Amadou Koné est revenu l’importance que les trépassés ont dans la culture africaine. Nous avons assisté aussi au cours de cette soirée à la remise des prix du concours lavigérien. Notons que David Kounté et Laurence Ouédraogo pour les arts plastiques, Judith Kabré pour la poésie et Serge Sawadogo pour le commentaire ont reçu les premiers prix. Les mots de fin et de remerciement ont été prononcé par le père Joël qui n’a pas manqué de remercier toutes les communautés venues de près ainsi celles qui ont bravé dans l’amour l’épreuve de la distance pour participer à cette soirée. La soirée récréative a pris fin à 22h20 avec la prière de clôture dite par le père Luc Kola, provincial des Missionnaires d’Afrique.
Le samedi 28 novembre 2020, nous avons assisté à la messe en l’honneur du 128ème anniversaire du retour au Père du Cardinal Charles Lavigerie, fondateur de la Société des Missions Africaines. La messe a été présidée par le père Delphin, assistant provincial des Missionnaires d’Afrique. Après le mot d’ouverture du père Evariste, la messe a suivi son déroulement normal. Dans son homélie, le père Delphin n’a pas manqué d’honorer certaines qualités du Cardinal en les mettant à lumière des événements d’actualité. En effet, face certaines situations de crise (l’immigration et la covid 19) qui ne sont que les signes d’une déshumanisation généralisée des mœurs, le Cardinal recommande de cultiver toujours le respect non pas superficiel mais profond de l’homme. Cela passe par une lutte contre toute forme de déshumanisation, d’injustice et d’oppression de l’homme en général mais surtout de l’homme africain qui a occupé et occupe encore et toujours une place spéciale dans le cœur et dans la mission de notre saint fondateur. Cet appel n’est pas dépassé, il est pour aujourd’hui et pour maintenant. C’est ainsi que le pape François, à la suite du Cardinal, nous invite aujourd’hui à dire non face à tout ce qui tente à prendre l’homme comme un moyen et non comme une fin. Le Cardinal Lavigerie, homme de prière, de foi et de compassion, de toute sa vie terrestre n’a jamais cessé d’aimer l’Afrique ; il s’est toujours laissé toucher par les souffrances et les peines quotidiennes de celle-ci face auxquelles il n’a pas manqué de promouvoir l’efficacité de l’Evangile. À la fin de cette célébration eucharistique, le père Delphin, avant de donner la bénédiction solennelle et l’envoi, nous a invité à promouvoir toujours l’excellence puis a prononcé les mots de remerciement à l’endroit de ses confrères, des professeurs et des encadreurs de l’ISPP / ML ( Institut Privé de Philosophie Maison-Lavigerie ), de tous les séminaristes, étudiants et étudiantes ainsi que tous les religieux, religieuses et laïques. La messe a pris fin à 11h50.
Après la belle célébration eucharistique, les convives ont été invités à se rendre au réfectoire de la maison pour une agape fraternelle. À 12h10, le père Delphin a béni le repas et l’ambiance festive battait son plein. À 13h01, Après une heure de partage, de communion, de joie et de d’échange, le père Delphin fit la prière finale et mis fin aux festivités de la commémoration du 128ème anniversaire de la naissance au Ciel du Cardinal Charles Lavigerie.
KOFFI Fatto Toussaint, étudiant de Don Orione à ISPP / ML
HOMELIE DU 21 SEPT. 2024 : MESSE D’OUVERTURE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025 A L'ISPP-ML Chers Sœurs et frères, Je nous invite à...