dimanche 15 mai 2022

HOMELIE DU 5EME DIMANCHE DE PAQUES

Chaque dimanche, le Christ nous rassemble pour nous nourrir de sa parole et de son eucharistie. Tout à l’heure, à la fin de la prière eucharistique nous dirons ceci : Permets qu’avec les apôtres et tous les saints qui ont fait ta joie au long des âges, nous ayons part à la vie éternelle. 10 nouveaux saints seront canonisés ce matin à Rome. Parmi eux, le Père Charles de Foucauld qui a été très proche des missionnaires d’Afrique au Sahara. Il meurt assassiné en 1916 et plusieurs années plus tard vont naître de nombreuses communautés cherchant à vivre sa spiritualité. Il y a ici à Ouagadougou une communauté des petites sœurs de Jésus et notre cardinal archevêque Mgr Philippe Ouédraogo appartient à la communauté sacerdotale de Charles de Foucauld. Demandons par l’intercession des saints de toujours témoigner avec courage de notre foi et reconnaissons-nous pécheurs au début de cette Eucharistie. 

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Reprenons la dernière phrase de Jésus que l’on vient d’entendre : « Je vous donne un commandement nouveau, c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. »

L’Amour peut-il faire l’objet d’un commandement ? Beau sujet pour une épreuve de philosophie au bac. Cependant, comme Jésus est notre maître sans être professeur, il n'attend pas de nous une dissertation mais une conversion. « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » On peut entendre ce « comme » de deux façons. Il peut être le synonyme de « puisque je vous ai aimés »: le cœur de Jésus est la source de l'amour qui irrigue la communauté des disciples. Pourrais-je m'émerveiller d'être aimé par le Christ sans aimer à mon tour ceux qu'il me donne pour frères et sœurs ? « Comme je vous ai aimés » peut aussi vouloir dire « à la manière dont je vous ai aimés », c'est-à-dire jusqu'au bout, jusqu'au don de soi.

Or quel disciple, si fervent soit-il, se sentirait capable d'imiter l'amour du Christ pour l'humanité, amour qui l'a conduit jusqu'à la croix? Le Père de Foucauld dont je parlais à l’entrée avait cousu un cœur surmonté d’une croix, sur son vêtement. C’était une manière de traduire son attachement au Christ qui nous a donné la plus belle preuve d’amour sur la croix.

Dans l’encyclique du pape  Benoît XVI, en 2005, «  Deus caritas est », on lit un passage fort intéressant. Le pape dit qu’en grec, il y a beaucoup de verbes pour dire aimer. En français, nous sommes un peu pauvres, nous n’en avons qu’un seul. Je dirai aussi bien j’aime mon épouse et que j’aime la salade !!!

En anglais, nous avons deux verbes : love and like, c’est déjà mieux et en grec plusieurs selon qu’il s’agit d’amour d’amitié (phileo en grec : vous connaissez la ville de Philadelphie aux États-Unis… littéralement la ville de la fraternité où l’on s’aime comme des frères). On peut aussi s’aimer d’amour entre frères et sœurs dans la famille, d’amour pour sa patrie, d’amour dans le couple, d’amour de camaraderie et d’autres encore, chaque fois, un verbe différent. Enfin, toujours en grec, il y a l’amour qui ne retient rien, l’amour parfait, l’agapè. C’est l’amour dont Jésus nous a aimés. C’était si bien compris par les premiers chrétiens que lorsqu’ils célébraient l’eucharistie, il disait : nous célébrons l’agapè. C’est le verbe que Jésus emploiera au bord du lac, quand il rencontre Pierre après la résurrection : Pierre m’aimes-tu ? En clair : m’aimes-tu d’un amour d’agapè qui se donne complètement, qui ne retient rien pour lui. La troisième fois, il changera de verbe pour adoucir la question, m’aimes-tu d’un amour d’amitié… suis-je désormais ton ami ?

Ne baissons pas les bras. Le commandement de l'amour fraternel est un chemin où nous marchons pas à pas, jour après jour. Jésus ne veut ni nous coincer ni nous prendre en défaut.

Son commandement pourrait-il être écrasant alors qu'il a dit: «Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger» (Mt 11, 30)? Plus nous progressons dans l'intimité avec notre Seigneur, plus nous expérimentons que son amour libère en nous la capacité d'aimer. Le secret pour aimer, c'est d'abord de nous laisser aimer tel que nous sommes. Vainqueur de la mort et du péché, le Christ vient faire toutes choses nouvelles, changer notre cœur de pierre en cœur de chair.

Selon les spécialistes, le Père de Foucauld ne s’est pas converti une fois mais plusieurs fois. Et toutes ces étapes l’ont rapproché de Jésus jusqu’à sa dernière conversion qui a fait de lui le petit frère universel. À Tamanrasset il tombe malade et c’était dans une période très difficile de sécheresse… le bétail était décimé.  Pour guérir le père Charles, les touaregs qui l’entourent vont parcourir des kilomètres et des kilomètres pour lui trouver du lait.  Et ils vont le guérir. Alors Charles, le savant, l’homme énergique se rend tout à coup dépendant de ces pauvres. Ils lui sauvent la vie et à son tour, il va devenir le petit frère de ceux et celles qui en avaient fait leur frère dans un si beau geste de solidarité.

Cet élan d’amour a traversé toute l’histoire de l’Eglise et cette inspiration a continué de souffler dans la vie des communautés chrétiennes : au temps des persécutions les chrétiens des catacombes se soutenaient dans un amour mutuel qui faisait l'admiration de leurs persécuteurs.

Oui! La Parole de Dieu reçue et mise en pratique dans l'amour mutuel est capable de créer des "cieux nouveaux, une terre nouvelle" comme le dit la deuxième lecture. Notre monde d'aujourd'hui comme celui d’hier a besoin de ce témoignage. Les luttes de pouvoir pour dominer le marché, les dérives des radicalismes ne peuvent être guéris que si les disciples de Jésus savent apporter, avec confiance et avec l'aide de l'Esprit Saint, le témoignage qu'autre chose est possible en vivant cette charité fraternelle qui va au- delà des conflits et au-delà des frontières de toutes sortes.

Tournons, en terminant, notre regard vers le parfait visage de l’amour miséricordieux du Père qu’est le Seigneur Jésus Ressuscité. Il est là « au cœur de nos vies » comme on le chante parfois à la messe. Nous le rencontrons maintenant dans le Pain et le Vin consacrés qu'il donne pour la vie du monde.

Le témoignage des saints, et dix s’ajoutent au calendrier ce matin, est toujours porteur de renouveau. Le jour de son assassinat on a retrouvé une lettre qu’il venait d’écrire à sa sœur. Il terminait la lettre en écrivant ceci : On n’aime jamais assez ! Puisse cette parole nous inviter à aimer toujours plus, à l’exemple des saints et des saintes qui ont fait la joie du Seigneur au long des âges.

Tu es là au cœur de nos vies et c’est toi qui nous fait vivre, tu es là au cœur de nos vies, bien vivant ô Jésus Christ !

 

                                                        Père Alain Fontaine

 

                                                     

 

COMMENTAIRE DU THEME DU 07 AU 14 MAI 2022

Thème : Jésus ressuscité, le bon pasteur.

Chers frères en christ, bonsoir !

          En cette quatrième semaine de pâques qui commence, l’équipe du père Justin, en s’inspirant des évangiles de la semaine, nous propose comme thème de méditation le thème suivant : « Jésus ressuscité, le bon pasteur. » En effet, dans les évangiles de cette semaine, Jésus nous montre qu’il est le bon berger ; le berger qui connaît ses brebis ; le berger qui veille sur ses brebis ; bref le bon pasteur. De ce fait, après sa résurrection, Jésus apparaît plusieurs fois à ses disciples pour leur montrer qu’il est toujours présent au milieu d’eux et qu’il continue de les guider. Il nous montre également à travers les évangiles de cette semaine qu’il est toujours présent au milieu de nous aujourd’hui et il continue de nous protéger. Jésus prend l’image du berger, de la brebis, du bon pasteur, de l’agneau pour se faire comprendre par ses disciples car le peuple d’Israël avait une vocation pastorale ; Abraham lui-même était un éleveur nomade. Ainsi, Jésus utilise l’image du bon berger pour nous montrer qu’il connaît chacun de nous, nos fragilités, nos faiblesses, nos peurs, etc. Il est conscient de notre condition humaine ; il est garant de notre survie ; c’est pour cela qu’il a donné sa vie pour nous. Mais chers frères, si Jésus est le bon pasteur pour moi, pour toi, pourquoi avons-nous peur, pourquoi sommes-nous inquiets, pourquoi sommes-nous réservés, réticents à annoncer la bonne nouvelle de la résurrection, pourquoi sommes-nous méfiants, pourquoi sommes-nous indifférents à l’amour de Dieu, pourquoi sommes-nous divisés pour des choses insignifiantes? Voilà autant de questions que nous pouvons méditer et qui nous permettront d’être conscients que nous sommes sous la protection d’un Dieu miséricordieux qui nous connaît personnellement par nos noms, qui veille sur nous, et qui nous guide vers le bon chemin. N’ayons plus de crainte, plus de peur, car Jésus veille sur nous. Que le seigneur, le bon pasteur, continue de nous guider, de nous protéger, afin que nous puissions être de bonnes brebis, des brebis dociles qui écoutent la voix de leur Maître.

           Bonne et fructueuse méditation !!!

                                                                                                                                                                                      TIENDREBEOGO  T.CLEMENT

 

 

vendredi 29 avril 2022

PRÉSENTATION DU THÈME DE LA DEUXIÈME SEMAINE DE PÂQUES

 

PRÉSENTATION DU THÈME DE LA DEUXIÈME SEMAINE DE PÂQUES

Bien aimé du Seigneur, loué soit Jésus-Christ.

En cette deuxième semaine du temps pascal, l’équipe du père Évariste nous propose de méditer sur le thème : « C’est moi, Soyez sans crainte ». En effet, ce thème est un extrait de l’évangile de Jésus-Christ selon saint Jean où les disciples virent Jésus qui marchait sur la mer, et, ils furent remplis de frayeur et de stupéfaction.

Chères frères, en considérant la question de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, le thème de cette semaine-ci nous exhorte à prendre conscience que le ressuscité est vraiment Jésus de Nazareth, le fils de l’homme et non un fantôme quelconque qui apparaît au hasard. Après la passion et la mort de Jésus, une chose étrange commence parmi les disciples. Ceux-ci envahis par la peur, le doute et l’incertitude, ne reconnaissent pas celui avec qui ils ont marché pendant plus de trois ans. Le matin de la résurrection, Marie Madeleine le confond avec le jardinier ; le même soir, les disciples d’Emmaüs ne le reconnaissent pas ; aussi au lac, même Pierre ne le reconnait pas mais Jésus choisit une fois de plus de se révéler, de dissiper les doutes et d’apporter la confiance en disant : « c’est moi, soyez sans crainte ». Par-là, il nous invite aujourd’hui à reconnaître en lui le ressuscité qui vient à notre rencontre. Il se révèle à nous à chaque instant de notre vie et nous répète : « c’est moi, soyez sans crainte ». Tout au long de cette semaine, nous sommes invités à méditer sur ce qui nous empêche de laisser briller en nous la lampe de la résurrection. Ou encore, qu’est-ce qui nous empêche de reconnaître le ressuscité dans notre vie ?     

DOUHADJI  Cyrille

jeudi 28 avril 2022

La nécessité d'être humble

 

                                                 La nécessité d'être humble

Où se trouve demain ?

Mes frères, où se trouve demain ?

Demain est-il enfermé dans nos horloges ?

Ou est-il condensé dans le trajet solaire ?

Ou encore, demain est-il enfermé dans nos esprits ?

Où se trouve demain?

Toute vie est semblable à un bourgeon.

Oui ! à un bourgeon !

Hier seulement je contemplais un jeune plant qui venait de pousser.

Je vous le dis, c’était un bourgeon. Mais aujourd’hui que je vous parle, il est devenu un arbre, il a même des fruits.

Est-ce que hier pouvions-nous, imaginer tout ce qu'il est et a aujourd'hui?

Même si nous pouvions, c'est en relation de quoi, nous avions imaginé cela?

Car imaginer ou penser suppose en premier lieu, la réception d’une intuition ou d’un objet.

Ainsi donc est problématique le destin.

Impossible de répondre à la question où se trouve demain, nous concluons que notre futur est incertain : rien n'est garanti, assuré et ce que nous sommes aujourd'hui peut y être changé, bouleversé tout d’un coup.

L'HOMME n'est donc RIEN.

Conscient de cela, chers frères, je m'agenouille devant tous en signe d’humilité pour nous inviter rien qu'à cela :

HUMILITÉ.

DABIRE Ignace, 2ème année.

mardi 22 mars 2022

COMMENTAIRE DU THÈME DE LA SEMAINE DU 19 AU 26 MARS 2022

Chers frères en Christ, en cette 3e semaine du temps de Carême, l’équipe du P. Emmanuel nous propose de méditer sur le thème : « Soyons patients les uns envers les autres. » Les textes liturgiques de la semaine abordent la question de la patience, notamment de la patience de Dieu envers les hommes. En effet, la parabole du figuier stérile nous dit que le propriétaire de ce figuier avait voulu le couper parce que par trois années de suite, il n’y trouvait pas de fruits. Mais, le vigneron plaide pour l’arbre en ces termes : « Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. » (Lc 13, 8-9). Par ailleurs, la parabole du débiteur impitoyable nous enseigne que le roi a été patient envers son comptable qui n’avait pas de quoi rembourser sa grosse dette. Malheureusement ce dernier ne l’a pas été envers son frère qui lui devait une somme dérisoire. (Mt 18, 21- ss).

Chers frères, ces deux paraboles nous montrent que Dieu est patient envers nous malgré nos limites humaines. Mais, pour ce qui nous concerne, sommes-nous patients les uns envers les autres ? En effet, nos relations interpersonnelles sont souvent teintées de mésententes, de disputes, de jugements hâtifs, et même de condamnations. Nous devons nous demander si cela n’est pas dû à notre manque de patience envers nous-mêmes, et envers les autres. La patience est une preuve d’amour pour son frère ; la patience est un signe d’optimisme envers son frère. Qui est patient pardonne ; qui est patient écoute l’autre ; qui est patient compatit et est miséricordieux envers son frère ; qui est patient nourrit l’espoir que son frère peut, et pourra mieux faire prochainement, et ce faisant l’encourage dans ce sens ; qui est patient prend conscience de ses propres faiblesses, et est un témoin de la patience de Dieu envers sa propre personne.

Mes frères, en cette semaine de conversion, imitons notre père céleste, et faisons une place de choix à la patience dans nos cœurs. Toutefois, par nos propres forces, il nous serait difficile, voire impossible d’y arriver. La bonne nouvelle c’est que notre mère, la vierge Marie, modèle de patience pour nous, est celle par qui nous pouvons passer pour obtenir cette grâce. Prions-la donc intensément en ce temps de carême et prions les uns pour les autres pour que Dieu mette en nos cœurs sa patience qui nous fera découvrir notre faiblesse afin de supporter la faiblesse de nos frères et d’être patients envers eux.

Bonne méditation à tous !

            Nabonswindé Barthélémy SAWADOGO, 3e année

 

lundi 28 février 2022

Commentaire du thème de la semaine du 26 février au 5 mars 2022

Chers frères en Christ, bonsoir!

En cette huitième semaine du temps ordinaire, l’équipe du Père Évariste nous propose comme thème de méditation : « Que dois-je faire ? »

         En effet, ce thème est inspiré de l’évangile de Saint Marc au chapitre 10, 27. Dans ce passage un homme interroge Jésus sur ce qu’il doit faire pour obtenir la vie éternelle. Dans la même logique, notre équipe nous invite en cette semaine à méditer sur ce que nous devons faire individuellement ou communautairement durant ce temps fort de l’Église que nous allons commencer bientôt. Nous sommes au seuil du temps de carême. Ce que l’Église nous recommande pendant ce moment est surtout la prière, la pénitence (ou le jeûne) et le partage. À la lumière de ces recommandations générales que propose l’Église, que dois-je faire particulièrement comme effort au niveau de la prière, de la pénitence et du partage ?

       En outre, dans la suite de ce même chapitre de l’évangile de Saint Marc, le même homme pense accomplir tous les commandements de Dieu que demande la loi. Il dit ceci : « Maître j’ai observé tous ces commandements dès ma jeunesse ». Mais le Seigneur lui demande autre chose : « va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis moi». De là, l’homme repartit tout triste. Il était prêt à tout sacrifier pour le royaume des cieux mais sa richesse le tenait toujours à cœur. Il ne voulait pas la perdre. Nous aussi, il peut y avoir des choses de ce monde que nous avons du mal à quitter pour le royaume des cieux. Or, le Christ Lui-même nous invite à faire comme lui. En effet, avant que le Christ ne commence sa mission, il fut au désert pendant 40 jours. Durant ce temps, il a résisté à toutes les tentations de ce monde. En tant que chrétien, nous sommes invités nous aussi à imiter notre Seigneur, c’est-à-dire, à aimer les choses qui nous rapprochent de Dieu plus que les choses de ce monde. Cependant que dois-je faire pour parvenir à ce changement durant ces 40 jours?

       Puisse le Seigneur lui-même nous inspirer durant nos différentes méditations de cette semaine dans nos décisions personnelles ou communautaires et qu’Il nous donne également la force de faire ce que nous aurons à décider pour la plus grande gloire de son nom !

 Bon temps de carême à tous et à chacun !

 

samedi 26 février 2022

LES ANNIVERSAIRES A LA MAISON LAVIGERIE

La célébration des anniversaires est une fête que nous célébrons en vue de rendre grâce à Dieu pour ses merveilles dans notre vie durant toute l’année. Ici à la Maison Lavigerie, Grand Séminaire de philosophie des Missionnaires d’Afrique, nous avons l’habitude de célébrer les anniversaires de tous les membres de la communauté les derniers jeudis de chaque mois.Cette fête débute par la décoration des chaises des élus du jour, suivie des vêpres solennelles, afin de louer le Seigneur pour toutes les grâces qu’ils ont reçues dans leur vie. Ensuite, les équipes chargées de l’organisation de cette fête leur adressent des mots de remerciement pour tout ce qu’ils font pour l’harmonie de la communauté, leur souhaitent une longue vie et leur offrent des cadeaux d’encouragement.

Enfin, nous prenons un repas fraternel dans la joie, et lors de ce partage, les élus du jour sont privilégiés à cette occasion.

Autrement dit, ils sont invités à se servir en premier lieu. En plus, ils manifestent la joie qui vient du plus profond de leur cœur par des pas de danse. C’est ainsi que nous célébrons les anniversaires des membres de la communauté (formateurs et formés).

                         En somme, selon mes observations, la réalisation de ces événements heureux est évidemment une chaîne d’organisation des quatre équipes à l’équipe fête (membres des quatre équipes) et la communauté elle-même.

                                       
                                     

                                                                                   
EMMA Ense Augustin

vendredi 25 février 2022

 Nous étions au désert

« Venez à l’écart dans un lieu désert, reposez-vous un peu » (Mc 6, 31). Eh oui, nous y sommes allés, nous avons suivi le Christ qui nous invite dans le désert et nous y avons repris des forces dans  le repos et la prière pour le reste du chemin. Du samedi 22 au dimanche 30 janvier a eu lieu la retraite annuelle des étudiants de la Maison Lavigerie. Comme tous les ans, cette octave succède à la semaine des examens du premier semestre ; ce qui nous permet de nous détacher quelque peu de la réflexion philosophique pour nous reposer en présence du seigneur, dans le silence du désert. Plus qu’un temps de repos, c’est aussi et surtout un temps de ressourcement spirituel, un temps pour renouer avec le Christ qui nous appelle à sa suite. C’est une halte pour vérifier et se rassurer que nous sommes sur la bonne piste, que nous avons fait le bon choix. Cette retraite a été animée par le Père Victor LIJAJ, Missionnaire d’Afrique et animateur vocationnel au Centre Badenya de Bobo-Dioulasso.

Le thème qui a été développé pour guider notre méditation tout au long de ces huit jours est : « Disciples du Christ – Serviteur ». De jour en jour nous avons découvert à travers ce thème l’immensité de la tâche pour celui qui est appelé à la suite du Christ. Appelé à la sainteté, le disciple doit mener une vie enracinée dans le Christ, c’est-à-dire, être comme un tuyau relié au robinet, pour réussir la mission dans la proximité et le témoignage de vie. Homme du dialogue et de la rencontre, il doit avoir une vie entièrement calquée sur celle de son maître. Le disciple du Christ doit se vêtir d’humilité dans son ministère et éviter d’être un tenant du pouvoir mondain (un patron). Il est par ailleurs appelé à se connaître véritablement pour mieux vivre en communauté avec ses condisciples qui sont eux aussi appelés pour partager la mission. Du reste, la vie missionnaire est une vie crucifiante, une vie en exil sans le moindre confort. C’est pourquoi le disciple doit mettre la parole de Dieu au cœur de sa vie et être totalement donné au Christ dans l’humilité, acceptant qu’il ne soit qu’un serviteur quelconque. Bref, nous avons expérimenté la richesse de ce thème, qui guide notre discernement vocationnel, dans les prédications quotidiennes et nous en sommes richement nourris. Nous aurions voulu rester sur cette « montagne » où il fait bon vivre, mais hélas le Christ nous invite à retourner au milieu de nos frères et sœurs pour partager avec eux les grâces reçues.

Nous pouvons noter par ailleurs que, pour mieux réfléchir sur la décision qu’ils devront prendre à la fin de l’année académique, nos frères de la 3eme année, ont fait leur retraite loin du bruit de la ville, au monastère bénédictin de Koubri. Ils y ont été guidés par Emmanuel Mubanga, venu du Noviciat de Bobo-Dioulasso. Daigne le seigneur nous fortifier et nous guider sur le chemin.



                                                                 

La colombe de paix

La colombe de paix

   
    Au mois de septembre, le vent des vacances souffle déjà loin derrière nous. La Maison Lavigerie ouvre à nouveau ses portes pour une nouvelle année académique ; et tout comme les autres années, « la famille lavigerienne » se donne une orientation qui guidera la formation tout au long de l’année. C’est le projet communautaire, « un chemin que nous traçons ensemble pour suivre tout au long de l’année ». Considérant les piliers principaux de notre famille à savoir la vie communautaire, la vie spirituelle, la vie apostolique et la vie intellectuelle, nous avons adopté comme code de conduite le thème suivant : « Frères, unis dans la prière et le travail, soyons des artisans de paix pour un monde nouveau». Ces mots ont été minutieusement médités et choisis sous la conduite du Saint Esprit pour former ce qui sera la lampe de nos pas au cours de cette année académique.

    Et pour que ces mots prennent place dans notre vie quotidienne de façon conséquente, ils ont été affichés à la chapelle de sorte qu’ils soient visibles pour tous. Par ailleurs, nous avons affiché ce thème sous la forme d’une colombe, symbole de la paix. Le mixage des couleurs représente notre complémentarité et notre union dans nos différences culturelles. C’est en tant que frères, unis comme un seul homme que nous œuvrons pour la paix dans le monde (en illustre l’image de saint Joseph le charpentier à la queue de la colombe).

    Que l’Esprit Saint nous guide et nous éclaire afin que nous puissions garder en vue ce chemin que nous avons tracé nous-mêmes pour vivre harmonieusement tout au long de cette année académique.

       PODA N. Bienvenu


lundi 21 juin 2021

Commentaire du thème de la semaine du 19 au 26 Juin 2021

 

Bien aimés dans le Christ, depuis le début de la semaine qui vient de prendre fin, les disciples de Jésus, assis autour de lui, bénéficiaient de nouveaux enseignements par rapport aux lois des prophètes et des anciens. Au début de cette semaine, Jésus leur fait un résumé de tout ce qu’il a eu à leur dire et vers la fin de la semaine il commencera à opérer des miracles. C’est donc pour nous aider à mieux comprendre ce que le christ nous recommande que l’équipe du père Anthero a choisi comme thème le suivant « Entrez par la porte étroite » (Mt7, 13). Qu’est-ce que jésus appelle « la porte étroite » ?

 Parler d’une porte étroite suppose d’emblée qu’il y a une autre porte qui est la porte large. La porte étroite est tout ce que Jésus a enseigné comme nouveaux commandements. En effet, il remettra toutes les lois des prophètes et des anciens en cause et amènera des nouvelles lois. Ces nouvelles lois demandent un déracinement aux choses mondaines, aux futilités. Elles demandent à ce que nous pardonnions sans cesse, à ce que nous aimions nos ennemis, à ce que nous soyons justes, à ce que nous persévérions dans la foi. Entrer par la porte étroite c’est s’évertuer à quitter nos habitudes malsaines, nos péchés et accepter de nous laisser mouler par la volonté et les exigences du Christ. La porte large est là où tout est permis, c’est un chemin de désordre et de perdition, de souffrance et de déception tandis que la porte étroite est la porte sûre, celle qui conduit à la vie, au salut.

Frères dans le christ, en tant que séminaristes de cette maison, que signifie pour nous « entrez par la porte étroite » ? Pour nous, la porte étroite est l’ensemble de tous les règlements formatifs de la maison. Que chacun revisite sa fidélité et ses efforts personnels à s’ingérer dans ces règlements. La porte étroite pour nous c’est de prendre conscience également des exigences du maitre de la moisson. Il ne suffit pas de porter le nom « séminariste », mais il faut l’être réellement en vivant humblement, en nous aimant les uns autres, en ayant un esprit de partage pour que nous arrivions tous à la nouvelle Jérusalem. Confions nos défauts au Seigneur afin qu’il nous guérisse pour que nous puissions nous aussi guérir les autres qui veulent entrer par la « porte étroite ».Que Dieu nous vienne en aide, amen !

Fructueuse méditation ‼!

                                                                                                          Thomas  ZONGO                           

lundi 14 juin 2021

Médidation de la semaine du 12 au 19 Juin 2021

Salut chers frères !

    Nous débutons en ce jour la 11ème semaine du temps ordinaire. Les textes liturgiques de cette semaine nous invitent à la sincérité dans la prière et au véritable pardon mutuel. C’est en cela que nous pourrions construire ensemble une communauté où règne la paix, la joie et l’harmonie. 

    Les membres de l’équipe du père Joël nous proposent comme thème de méditation le suivant : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » Mt 6, 21. En effet, nous sommes tous animés d’un besoin de sécurité. Pour cela, toute notre vie, nous travaillons à conserver ou bien à chercher la sécurité. Nous cherchons à sécuriser nos biens matériels ou immatériels. Nos biens les plus valeureux nous les défendons au péril de notre vie. Pour nous Chrétiens, Jésus nous invite à chercher les biens du royaume des cieux afin de bénéficier de tous les autres biens Mt 6,33. Quels sont les biens du Royaume des cieux que nous devons à tout prix chercher ? Comment peut-on acquérir ces biens? Répondre à ces questions nous conduit à évaluer notre propre personne en nous posant les questions suivantes. Quel est le trésor le plus précieux que je cherche à posséder ? Quel est l’impact de ce bien sur la vie de mes frères ?

    Pour cette semaine, demandons au Seigneur son esprit de pardon, d’entraide et de prière qui fera de notre communauté le lieu propice pour mieux chercher les trésors du Royaume de Dieu.

Puisse Dieu nous écouter et nous exaucer. Amen !!!    


                                                                        


                                                                           Martin COMPAORE

lundi 7 juin 2021

Commentaire du thème de la semaine du 05 au 12 Juin 2021

 

Bonsoir chers frères en Christ.

L’équipe du père Evariste nous propose de méditer sur le thème suivant « je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir » Mt5 17. Dans ce passage Jésus nous apprend que l’Ancien Testament est une partie de la révélation divine. Dieu se révèle aux hommes à travers les prophètes. En effet, en évoquant la « loi ou les prophètes » Jésus voulait parler des commandements et des enseignements de l’Ancien Testament, en témoignent ses déclarations : tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c’est ce qu’enseignent la loi et les prophètes. Mt 7, 12.

Ensuite, chers frères, il est clair que Jésus n’est pas venu pour réfuter les lois que Dieu avait données dans l’Ancien Testament, ni pour les nier, ni les abolir. Jésus met ceux qui l’écoutent en garde, il voit la loi et les prophètes comme un grand tout et déclare que personne ne doit en éliminer même la plus petite partie et il faut l’accepter. Chers frères sommes nous prêts à les accepter ces lois ? Comment pouvons comprendre qu’il n’abolit pas la loi mais qu’il l’accomplit ? Toutes ces lois et règles sont inséparables. Cependant, il est particulièrement important de comprendre que le Christ est venu « non pour abolir mais accomplir ». Jésus n’est pas venu sur cette terre afin de s’opposer à la loi. Son objectif n’était pas d’empêcher son accomplissement, au contraire, il la respectait, l’aimait, lui obéissait et l’a accomplie. Il a accompli les paroles prophétiques qui le concernaient.

Enfin, Jésus n’abolit pas la loi, il en donne plusieurs exemple : vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre il devra passer en jugement. Eh bien, je vous dis, tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Ou encore, vous avez appris qu’il a été écrit : tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien, je vous dis, tout homme qui regarde une femme et la désire, a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Tous ces exemples montrent que Jésus n’est pas contre les commandements de Moïse. Dieu n’est pas là pour punir les gens, mais comme un Père aimant, il a donné des directives, un guide pour une bonne vie en relation avec lui et dans une communauté saine. Frères, nous devons respecter les commandements de Dieu et pratiquer ce qui est recommandé par la Sainte Écriture. Demandons au Seigneur de nous donner sa grâce, afin que nous puissions observer ses commandements dans notre vie de chaque jour. Bon début de semaine, et bonne méditation à tous.

                       

                                                                              Samuel Togo

lundi 31 mai 2021

Commentaire du thème de la semaine du 30 mai au 05 Juin 2021

 

Frères bien aimé de Dieu bonsoir !

            L’amour infinie de Dieu est sans doute la cause de notre vivre ensemble. Chacun jouit de l’amour de Dieu d’une manière spéciale et unique. Cependant, Jésus en donnant le plus grand commandement à la question posée par le scribe, pose l’amour vers l’homme comme une recommandation ultime. Et c’est cette recommandation que l’équipe du Père Anthéro a choisis comme thème de méditation courant cette semaine : « Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur … tu aimeras ton prochain comme toi-même » Mc 12, 28b-34.

            En effet, bien aimés, quand on adresse une question aux croyants à savoir si Dieu les aime, la réponse est forte probable unanimement positive. Puisque Dieu nous aime sans condition, créé librement à son image et à sa ressemblance quel amour peut dépasser cela. Cependant, si l’on nous pose la question sur notre amour envers Dieu et envers nos prochains, la réponse s’avère compliquée. À l’image du scribe venu demander à Jésus quel était le plus grand des commandements, chacun peut se mettre à la place de de celui-ci quant à la réponse que Jésus lui donne. Premièrement, « aimer Dieu de tout son cœur ». Quand on aime quelqu’un on fait ce qui lui plait, évaluons donc notre degré d’amour envers Dieu en faisant tout au long de cette semaine des retours sur nous même, pour voir qu’est-ce que je fais pour montrer que j’aime Dieu ? Suis-je un homme de prière ? De solidarité, de respect, d’humilité, de miséricorde, de pardon, d’amour, de charité. Ainsi, nous établirons notre relation avec Dieu en fonction de cette analyse ?

            Frères en Christ la deuxième chose à laquelle nous devons méditer c’est sur notre amour pour les autres « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Il est très évident qu’on ne peut pas dire qu’on aime Dieu si on n’aime pas son prochain. Aimer son prochain c’est être attentif au besoin de l’autre, être miséricordieux envers lui, l’accepter tel qu’il est, essayer chaque jour de le comprendre. Aimer son prochain c’est considéré l’autre comme soi-même, c’est contribué à son évolution.

            Que notre semaine soit remplis de retour au Christ, de l’effort dans nos actions, nos comportements, nos décisions afin d’aimer Dieu de tous nos cœurs et d’aimer nos frères comme nous même pour une communauté de vie authentique.

            Fructueuse méditation à tous et à chacun§


mercredi 12 mai 2021

Commentaire du thème de la semaine du 09 au 16 mai 2021

 

En cette 6ème de semaine de Pâque, l’équipe du père Anthero, en s’inspirant des lectures des textes liturgiques pour la semaine, nous propose ce thème : « allez dans le monde entier, proclamez l’évangile à toute la création ». Mc 16,15.

Jésus ressuscité se manifeste aux onze disciples pendant qu’ils étaient à table  et leur dit ceci: « allez dans le monde entier, proclamez l’évangile à toute la création ». Après son ascension, ces disciples se sont engagés à diffuser la Bonne Nouvelle jusqu’au bout du monde. C’est ainsi que l’évangile nous est parvenu. Notons que cette évangélisation ne s’est pas fait exclusivement de façon paisible et dans la joie, mais aussi il y’a eu des moments qui paraient difficiles  voire pénibles. En lisant les arrestations, les emprisonnements, les bastonnades, les lapidations et les décapitations que vivaient les apôtres, cela semble  nous effrayer. Mais écoutons St Paul qui s’adresse aux Ephésiens : « Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire de manière digne de votre vocation ». Et, Jésus ajoute : « n’ayez pas peur de ceux qui tuent le corps et ne peuvent rien faire à l’âme », il continue en disant : « en mon nom vous chasserez des démons, vous parlerez des langues nouvelles, même si vous buvez de quelque poison mortel, cela ne vous fera aucun mal. ». Alors en chemin pour l’Évangélisation, soyons sans crainte ni peur, Jésus nous garantit la sécurité contre les esprits malins, contre les difficultés de s’exprimer dans d’autres langues et contre les mauvaises actions des hommes. Dans ce sens, j’aimerais nous inviter, en particulier nos frères doyens, bientôt des novices, à puiser de réconforts à travers cette expression de Jésus, je répète : « en mon nom vous parlerez des langues nouvelles ».

En ce temps de l’Ascension de Jésus, revisitons  nos relations avec le Maître de la vocation et entrons pleinement en méditation pour recevoir de Lui de nouvelles forces pour le chemin de notre vocation et de témoignage.

Bon et fructeux temps de méditation et de préparation à tous.

                                                                                                                                                          Ignace DABIRE


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