dimanche 18 novembre 2018

Résumé sur la session de Gestion de conflit


Dans le programme d'étude de l'Institut, il est inséré des cours donnés sous forme de session pour favoriser l'évolution du système éducatif. C'est dans cette optique que du Lundi 05 au Vendredi 09 Novembre 2018, nous étudiants de la 2ème année étions en session.

La session s'est bien déroulée et on avait pour professeur M. TAPSOBA Wend-Lassida Marc qui est un anthropologue, philosophe et théologien. Cette session qui a été brillamment vécu avait pour thème: « PHILOSOPHIE SOCIALE: GESTION DE CONFLITS ». Dans un premier temps, nous sommes parvenus à une définition conceptuelle en disant que «  le conflit est un état de tension dans les relations entre deux personnes physiques ou morales entre deux institutions ou entre deux Etats pour des raisons diverses ». Comment alors gérer et résoudre les conflits au niveau horizontal et au niveau vertical dans la chaine des relations? M. TAPSOBA disait qu'il y a conflit lorsqu'une personne ou un groupe de personne perçois qu'il y a une autre personne ou un groupe de personne qui l'empêche d'atteindre ses objectifs et inversement. Nous avons fait plus attention aux questions telles que: quels sont les éléments déclencheurs d'un conflit? Quelles sont les caractéristiques d'un conflit? Qu’est-ce que la violence? ...

Dans un second temps le prof nous a donné des stratégies de gestion de conflit. Ainsi dans un conflit, chaque personne impliquée joue un rôle particulier tout comme dans un film. Durant cette semaine, des travaux de groupe ont été organisés le lundi et mardi soir. Nous étions tenus tout d'abord de partager une expérience de violence ou de conflit que nous avons vécu, comment il été gérer? Et donner notre appréciation et impression de ce conflit. Ensuite, chaque groupe a reçu un texte qu'il à résumé, critiqué et présenté à toute la classe.

Durant cette session nous avons tous appris les causes des conflits, et quelles attitudes adopter pour leur gestion. Ainsi, la gestion des conflits est un art et une science dont l'efficacité réside dans son approche inter disciplinaire qui intègre toutes les sciences.
                                                          

                                                                                                                                 Wilfried Sidoine Yiwoalo BAKO

lundi 12 novembre 2018

Méditaton du 09 au 17 Novembre


Chers étudiants,  chers amis, l’équipe St Dominique Savio nous invite en ce trente deuxième semaine du temps ordinaire à méditer sur l’Évangile de St Luc chapitre17, verset 19 : « Jésus lui dit : relève-toi, va. Ta foi t’a sauvé. » Jésus adresse ces paroles à l’un des dix lépreux qui vient rendre grâce pour sa guérison. St Luc, à travers ce verset, nous laisse voir la différence entre le salut et la guérison. Tous les dix lépreux ont été guéris mais Jésus accorde le salut à celui qui vient exprimer sa gratitude. A travers le comportement du dixième lépreux, nous entrevoyons le lien qui existe entre la foi et le salut. On peut même dire que c’est la foi qui nous sauve car Jésus lui dit : « relève-toi, va. Ta foi t’a sauvé. » La foi sans actes, la foi qui oublie de rendre grâce serait donc une foi illusoire, une foi morte ou encore une véritable utopie.  Que le Seigneur fortifie notre foi et nous aide à contempler les merveilles que Dieu fait dans nos vies et autour de nous.
 Bonne méditation a tous Amen.                                                     
 NANA Joël

samedi 10 novembre 2018

Oh ! Quelle consolation !

En ce jour solennel de commémoration de tous les fidèles défunts, Jésus le fils du Dieu vivant sans hésitation nous dit : « Tous ceux que le père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi ; je ne vais pas le jeter dehors »
       Oh ! Quelle consolation ! Comment nous repousserait-il, lui qui est venu pour rassembler les enfants de Dieu dispersés et pour tout attirer à lui dans son évaluation ? Oui chers frères dans le Christ, Jésus nous révèle la volonté bienveillante de son Père sous forme d’une triple mission : ne perdre aucun de ceux que le père lui confit ; leur donner la vie éternelle ; les ressusciter au dernier jour. Ce triple programme, Jésus l’a accompli une fois pour toutes dans sa passion : désormais tous les hommes, sans exception, peuvent trouver dans le Fils le pardon de leurs péchés et la réconciliation avec Dieu. « Il est Dieu né de Dieu » nous dit le symbole de Nicée Constantinople. Comment, dès lors, celui-ci ne nous ressusciterait-il pas au dernier jour, pour nous introduire dans la plénitude de paix et de joie qu’il a préparée pour nous depuis toute éternité ? Telle est notre foi, telle est notre espérance, telle est la certitude que nous donne l’Esprit de charité, pour nous et pour nos défunts qui nous précèdent auprès du père.



Eloge DJIBOM


                                         

mardi 6 novembre 2018

Poème : QUI SUIS-JE ?




Vivant parmi les vivants, qui suis-je?

Je suis le moi d'autrui;
Ce moi, calme, hésitant et discret.
Ce moi, doux, joyeux et sans pareil.
L' insouciant, l' indifférent ou le fermé.
Méchant coléreux le haineux.
Moi le moi d'autrui!
Rigoureux le rigide; le ridicule le rigolo.
Suis-je leur moi moi?

Mais qui suis-je?

Il me fait dire le silence intérieur;
Je suis bon, gentille et compatissant.
L' ouvert, le sensible et l' accueillant.
Il me dit encore:
Bavard! Mon gars c'est ton cœur.
Timide! Invalide comme le vide.
Suis-je donc moi de mes sens?

Qui suis-je vraiment?

Je sais, je sais! Je sais qui je suis.
Je ne suis que celui qui je suis.
Et qui suis?
Un mystère qui pas encore ne se connaît
Mais qui sais qu' il est quelqu' un.


David KOUNTE ( Don Orione)





Qui suis-je ?

Suis-je  humble ?
Suis-je  simple ?
Suis-je  sensible ?

Qui suis-je ?

Suis-je  joyeux ?
Suis-je  nerveux ? 
Suis-je  curieux ?

Qui suis-je ?

Suis-je  calme ou  bavard ?
Suis-je  discret  ou  ouvert ?
Suis-je  direct  ou  patience ?

Qui suis-je ?

Suis-je souriant ?
Suis-je prudent ?
Suis-je  rigoureux ?

Qui suis-je ?

Suis-je ce qu’autrui pense de moi ?
Suis-je ce qu’autrui ignore de moi ?
Suis-je un mystère ?

Qui-je vraiment ?

OUI suis-je un mystère !
Un mystère à découvrir sans cesse !
Un mystère à connaître profondément !

                    SAWADOGO Victor (Rédemptoriste)

La commémoration des fidèles défunts à la Maison Lavigerie


Introduction 

Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Ici à la Maison Lavigerie, nous en profitons pour prier pour nos confrères disparus qui reposent ici, auxquels s’ajoute une de nos sœurs, Sœur Jeannette Tremblais. Nous portons aussi tous les défunts et défuntes de nos familles, chez nos amis. Cette année, nous ajoutons tous les défunts des récents attentats au Burkina Faso, au Niger et au Mali. Que toutes ces familles endeuillées trouvent la paix. Je mets mon espoir dans le Seigneur.




Homélie

« Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts, à leur être proches. Ce « vivre avec » on le sait, est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. Vous connaissez cette phrase fameuse de Birago Diop, écrivain et poète Sénégalais, décédé à Dakar en 1989… il disait plus longuement ceci : Ceux qui sont morts ne sont jamais partis Ils sont dans l'ombre qui s'éclaire et dans l'ombre qui s'épaissit, Les morts ne sont passous la terre, ils sont dans l'arbre qui frémit, ils sont dans le bois qui gémit, ils sont dans l'eau qui coule, ils sont dans la case, ils sont dans la foule… Les morts ne sont pas morts.

Même si nous ne sommes pas aussi poètes, nous disons, dans la liturgie de cette messe, quelque chose d’un peu semblable : La vie n’est pas finie, elle est transformée, comme le dit si bien la préface de la messe des défunts que nous lirons dans un instant.

 « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique, la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ». 

Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes, comme cette visite au cimetière que nous faisons ce matin, par des prières ou par des fleurs qu’on va déposer sur les tombes, que le « faire mémoire » prend forme. 

En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. » Ici encore c’est le « vivre avec » qui déploie toute sa richesse. 

« Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté ! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39). 

Ce « vivre avec » bien modeste, prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui, obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40). 


Alors que nous entrons dans le jubilé de nos 150 ans de fondation, je voudrais très brièvement, faire mémoire de l’un de nos confrères, enterré ici à quelques pas de cet autel. C’est le Père Dominique Nothomb, décédé à Ouagadougou, le 9 novembre 2008, il y a exactement 10 ans. Pourquoi je le cite, parce dix ans auparavant, il publiait un très beau livre sur le Cardinal Lavigerie, intitulé : Un maître spirituel. Jamais jusqu’à cette date, on avait donné au Cardinal un tel titre. On parlait plutôt de ses œuvres et là, dans ce livre, on découvre où il puisait la force, quelle était sa spiritualité. On a recueilli dans les Instructions, un de ses derniers entretiens avec les novices de la Société. Il se sentait alors, selon son expression : « au bout de sa carrière ». 

Il affirmait « aimer les siens, ses missionnaires, jusqu’à la fin » et il demandait à Dieu, pour eux, l’union fraternelle et la persévérance dans leur vocation : « Ne m’oubliez pas, dit-il en les congédiant, quand bientôt je dormirai mon dernier sommeil ».

En rappelant ce passage, Dominique Nothomb nous invite à nous souvenir du Cardinal notre fondateur, surtout en cette année jubilaire. Il est notre meilleur intercesseur près du Seigneur Jésus et de sa Mère Marie, Notre Dame d’Afrique. 


Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort. 
Et demandons à Notre Dame d’Afrique, que le Cardinal priait avec un cœur d’enfant, de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ». 

Ensemble : « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».


Père Alain Fontaine, M.Afr.

lundi 5 novembre 2018

Méditation du 03 au 10 Novembre


Chers frères, nous qui voulons, à la suite du Christ, continuer son œuvre que les disciples avaient commencées, le Christ lui-même nous interpelle à travers ce thème que l’équipe saint Jean-Paul II nous propose comme thème de méditation tout  au long de cette semaine  «  celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut pas être mon disciple. » Ce thème est plein d’enseignements que je ne peux tout exploiter. En effet, d’aucuns croiront que porter sa croix c’est supporter les difficultés qui font parties de la vie telles que les maladies, et bien d’autre que je ne saurai citer. Mais la croix dont Jésus parle est plus que cela. Ce thème nous permet en effet de comprendre deux (2) choses : « porter sa croix » et « être disciple du Christ ».

Porter sa croix c’est faire comme le Christ lui-même avait fait c'est-à-dire dénoncer l’injustice, les mensonges, les exploitations faites dans nos entourages, et œuvrer pour le respect de la dignité humaine en un mot, c’est être disciple de la vérité. Le Christ nous invite à être des promoteurs de  paix, de justice. Lui-même a été une menace pour les pharisiens, ce n’est pas  parce qu’il révèle une autre image du Dieu au-delà de la perception juives, mais plutôt parce que cette image de Dieu étais contre les intérêts des pharisiens. Il dévoilait la vérité et dénonçait les injustices jusqu'à montrer que les pharisiens poursuivaient leurs intérêts et non le bien commun.  Comme nous savons bien l’option préférentielle de l’Eglise c’est d’ « œuvrer en faveur des pauvres et des opprimés » Ceci n’est pas sans risques et ces risques peuvent être des croix à porter à la suite du Christ. Comme on aime le dire, l’agent de justice et de paix doit s’assurer qu’il a une fenêtre ouverte par laquelle il pourra s’échapper en cas d’attaque, notre porte à nous c’est le Christ lui-même.

Etre disciple du Christ suppose une bonne connaissance de lui. C’est à travers la lecture de la Bible et la prière que nous pouvons expérimenter cette connaissance. La prière doit occuper la  première place dans notre vie. Mais, chers frères combien d’entre nous au réveil font à peine  un simple signe de croix avant de consulter leur téléphone pour voir les derniers messages ou appels de la nuit ? Parfois les téléphones deviennent des idoles pour nous sans que nous ne nous en rendions pas compte. Cultivons davantage notre connaissance du Christ afin d’être ses disciple authentiques.

Prions au cours de cette semaine afin que le Christ nous donne la grâce et la force de faire face aux défis qui se présentent à nous à chaque instant de nos vies. Que son esprit nous aide à œuvrer pour un monde plus juste où règnent la paix et l’amour.

                                                                                                                                                    Casimir DABRE

lundi 29 octobre 2018

Méditation du 27 Octobre au 03 Novembre


Nous voici au terme de cette semaine où le Seigneur nous invitait à rester en tenu de service, et à garder nos lampes allumées. Et puisque nous sommes à la quête perpétuelle de la connaissance de Jésus Christ source de toute joie et le désir visible de vivre dans la sainteté, il nous invite au cours de cette nouvelle semaine à demeurer dans la plénitude de la joie. C’est dans cette perspective que l’équipe St Jean Marie Vianey nous invite à méditer sur cette parole qui conclue les béatitudes « Réjouissez-vous, et soyez dans l’allégresse ». Oui frère réjouissons-nous pour ce choix du Seigneur dans nos vies. Mais reconnaissons tout d’abord que ce n’est pas parce que nous le méritons mais c’est par grâce. Nous avons ressentir du fond de nos cœur le désir de suivre Jésus sans autant savoir ce que nous réserve cette aventure. Lui, qui a déjà fait l’expérience de cette mission au quelle nous nous engageons, connait les difficultés qui nous attendent. Bien sûre que nous serons confronté à des temps d’affrontement violent entre le bien et le mal, que cela ne nous empêche pas de continuer cette mission car nous aurons la récompense nous dit-il. L’un des fruits de l’Esprit-Saint est la joie et nous devons la vivre dans la foi, même dans les moments difficiles. Jésus en prenant le chemin de Jérusalem savait qu’il ne retournerait plus. Mais il se réjouissait car il connait la récompense. C’est pour cette raison qu’il nous demande de nous réjouir même si on porte des critiques sur notre choix. La joie n’est nul autre que de demeurer dans la foi et l’amour du christ. Elle se vie au sein d’une communauté unie et exige la participation de tous. Frère la joie au quelle le Seigneur nous invite s’éprouve dans des exercices spirituels et le désir de la sainteté. Elle est une joie complète qui touche l’esprit, le cœur et les sens et qui ne peut être détruite. Cette joie fait appel à la charité, l’unité et elle est surnaturelle. Cherchons à demeurer dans cette joie avec Marie pour la plus grande gloire de Dieu.

Bonne et Fructueuse méditation à tous.      
  

                                                                                                                      Daniel AKPAKI

ANNIVERSAIRES DES MOIS DE SEPTEMBRE ET OCTOBRE

 En suivant la tradition de la maison, le vendredi passé nous avons célébré la fête d’anniversaire de naissance de tous les membres de la communauté qui sont nés dans les mois de Septembre et Octobre. Vous trouverez le discours ci-dessous :  


Bonsoir chers frères en christ,

Aujourd’hui est un grand jour pour la communauté, parce que dix de nos frères fêtent leur anniversaire de  naissance, neuf  étudiants et un formateur ; et nous ne pouvons pas être indifférents face à cet événement joyeux.
Tout d’abord, permettez-moi de dire merci au Seigneur pour la vie de nos frères et  la vie de leurs parents. Frères,  grâce à vos parents vous êtes venus dans ce monde. Vous êtes dans ce monde depuis des années, vivant dans la joie et les soucis, mais aujourd’hui est un jour spécial pour vous, et cela est un honneur pour vos parents et pour nous qui sommes avec vous en ce jour. Nous prions que les mains puissantes de Dieu soient chaque jour sur eux.

Oui, nous sommes réunis en famille pour les anniversaires de nos frères, car un  anniversaire, ça se fête ! Et cela en vaut vraiment  la peine.  Je pense qu’il est plus important de fêter un anniversaire que la réussite à un examen. Fêter l’anniversaire d’un personne, c’est lui dire : « je te suis reconnaissant parce que tu existes ! »

Fêter un anniversaire c’est aussi  célébrer la vie et s’en réjouir. Chers frères pour votre anniversaire, nous ne vous dirons pas « merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait, »mais nous vous dirons « merci d’être dans ce monde avec nous, merci d’être dans la communauté avec nous. »Vous existez, et c’est un bonheur pour nous.

Mes frères,  fêter son anniversaire ce n’est pas se rappeler le passé et s’en lamenter ; ce n’est ni se préoccuper du futur, mais porter un toast à la santé de quelqu’un et lui dire : « nous t’aimons et nous sommes là avec toi. »

C’est  fort de tout cela, que nous sommes contents pour vous en ce jour. Nous vous confions au Seigneur dans notre prière tout au long de cette journée.

Frères, tout en vous souhaitant un bon et joyeux anniversaire, nous prions  «  que le Seigneur vous bénisse et vous protège ! Que le Seigneur vous regarde avec bonté et vous accueille favorablement ! Que le Seigneur vous manifeste sa bienveillance et vous accorde la paix. » (Nb 6, 24-26) Amen !


Ambroise Kassogué

« De la construction d’une communauté unie et joyeuse» Récollection du 26 au 27 Octobre


 Le thème de notre récollection s’intitule ainsi : « De la construction d’une communauté unie et joyeuse». En introduction a ce temps fort avec le Christ, le Père Donatien KOUMANTEGA, de la congrégation Don ORIONE, et par ailleur prédicateur de la recollection, nous a invité à trois choses, qui sont : d’abord, un silence intérieur ; puis, un silence extérieur ; enfin, la disponibilité à écouter l’Esprit Saint. En effet, ces éléments si nous pouvons le dire constituent la base d’une relation intime avec notre Seigneur Jésus Christ. C’est ainsi que, par la suite il a eu à développer deux aspects, que nous citons. De la vie d’unité dans la communauté : Amour et pardon et La joie dans la communauté. Voici ce que nous retenons de premier point, l’être humain n’est pas amour du matin au soir. Pour ainsi dire avec Emmanuel MONIER « le monde des autres n’est pas un jardin de délice.». Cela traduit la difficulté de vivre l’amour parfait dans une communauté.  

En ce qui concerne le deuxième point, le père nous a montré la différence entre plaisir, bonheur et joie, que nous allons nous abstenir de les relater au risque de trahir sa pensée, car un adage populaire nous dit ceci « traduire, c’est trahir». Néanmoins, retenons ceci, la joie vient soit d’émotion amoureuse, esthétique, collective, Spirituelle ou le cœur est impliqué. Autrement dit, le cœur est le moteur de la joie. Et en métaphysique nous pouvons ajouter que le cœur est l’essence même de la joie.

La joie fait partie de la vie de tout être humain. Et nous terminons par ce verset biblique qui dit que « Mon fils, dans la mesure où tu peux, traite-toi bien et présente au Seigneur les offrandes qui lui sont dues.» (Siracide 14, 11). Et par l’histoire de Woliwotché relatée par le père Donatien, qui dit que « nous sommes tous attachés».

                                                                                                                                  Dimitri LOMPO

samedi 27 octobre 2018

Méditation du 20 au 27 Octobre

Bien chers frères, nous voici à la fin de cette semaine que le Seigneur nous a donnée comme la porte d’entrée en cette année pour l’annoncer : la semaine Missionnaire. Cette mission qui nous est confiée entant que jeunes bien sûr en cette année pastorale exige un temps soit peu des outils, car on ne se rend jamais au rendez-vous de l’univers les mains vides. C’est dans cette optique que le Christ par la voix de l’équipe Saint Padre Pio nous donne cette parole en cette semaine en guise de méditation : « Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. » 

De ce thème si riche en enseignement il importera d’en retenir trois choses :

La fidélité à la prière, la promptitude dans nos apostolats et la prudence, la vigilance aux faits qui nous entourent partout et en tout temps.

La prière : en effet, la prière est l’essence même de tout dans la vie du chrétien. Mais convenez avec moi que certaines de nos attitudes semblent diminuer la valeur de la prière. Or de nos jours seule la prière nous met en communion avec Dieu et nous donne de Lui être présents. Pour ce faire, le Christ nous interpelle sur le sens de la prière. Revêtons-nous donc de toutes nos facultés pour une vie de prière très ardente. Ce qui est d’ailleurs la plus grande composante de l’armure.

La promptitude dans nos apostolats : l’apostolat est en réalité un service fraternel. Il est  un exercice continuel dans lequel nous nous entraînons à être des vrais hommes d’abord avant d’être religieux. Ainsi donc, hâtons-nous dans ce service et soyons prompts à donner l’amour que nous avons reçu du Christ et des autres aux autres.

Ce sont ces deux premiers points qui constituent les outils principaux pour l’annonce de l’Evangile.

Outre cela, Jésus nous appelle aussi à une vigilance aux faits qui se déroulent autour de nous. En effet, cette vigilance requiert d’être présent en nous même, car c’est en se connaissant qu’on connait l’autre, c’est en s’aimant qu’on aimera Dieu et l’autre. Pour ce fait n’oublions pas nos révisions quotidiennes. Cela nous servira de tremplin pour mieux accueillir l’avenir. Puisse Dieu donner aux Missionnaires de travailler pour Lui et à nous qui sommes en formation de devenir de Saintes personnes. Bonne semaine de méditation à tous.


                                                                  Thiéry KONE

lundi 15 octobre 2018

Méditation du 13 au 20 Octobre 2018


Chers frères en Christ, en cette 28e semaine du temps ordinaire, le Seigneur notre Dieu plein d’amour nous appelle à lui en nous rassurant de sa protection. Nous avons souvent l’habitude de dire, je n’ai pas peur, ou encore, je ne crains rien. Qui peut avec certitude dire qu’il n’a jamais eu peur ? En lyélé on dit « lo lo di byi » pour dire «  Personne ». C’est dans cette optique que l’équipe Saint Dominique SAVIO nous invite à méditer le thème « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui, ensuite, ne peuvent rien faire de plus »    Luc 12, 4. Et bien Jésus Christ nous invite tous à faire confiance en celui en qui nous croyons. N’ayons pas peur et laissons-nous  guider par la force de l’Esprit saint qui nous a réuni.

Dans notre milieu de vie, nous avons souvent refusé de porter le nom de Jésus Christ par ce que nous courions le risque de nous faire persécuter. Et bien Jésus nous dit « soyez sens crainte »Il est temps de prendre conscience que la plante qui pousse dans l’eau est d’office préservé des termites et des feux de brousses. Nous sommes protégés. Nous en tant qu’enfants bien aimé de Dieu, nous sommes appelés à emboîter les pas de Jésus.Que nous sachions tenir comme Jésus lui-même a été un bon exemple pour son Eglise.

Bonne et fructueuse méditation à tous !



                                  Wilfried Sidoine Yiwoalo BAKO

samedi 6 octobre 2018

Méditation du 7 octobre au 13 octobre 2018

Thème :« Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » Luc 11, 28

Tout homme est comme un vaste champ où se produisent chaque jour des semences de paroles. Ces paroles sont à l’origine de la personnalité que nous développons lorsque nous les laissons germer en nous. C’est à travers l’écoute que se passe la semence. Ainsi, toutes les personnes à qui nous prêtons oreille passent pour être des semeurs dans nos vies. Nous avons des semeurs comme les medias qui sèment en nous des idéologies souvent bonnes mais souvent mauvaises ; nous avons des semeurs comme les parents qui ont semé en nous une bonne éducation ; nous avons des semeurs comme les professeurs qui sèment en nous l’ouverture d’esprit ; nous avons des semeurs comme les formateurs qui sèment en nous  les qualités d’une bonne vie missionnaire ; nous sommes nous aussi des semeurs les uns pour les autres à travers nos conseils. Mais parmi toutes ces personnes, le semeur par excellence, c’est le Christ, celui-là même qui nous donne les paroles de la vie. C’est justement le message que porte le thème que l’équipe Saint Jean Paul II propose pour notre méditation de la semaine : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ».      
                        
En effet, le Christ nous invite à emprunter le chemin du vrai bonheur en écoutant et gardant sa parole. Car la  parole qui vient de lui est celle qui nous réconforte quand nous sommes tristes ; celle qui nous relève quand nous trébuchons ; celle qui nous éclaire quand tout est sombre dans notre vie ; celle qui nous ouvre aux mystères de son royaume quand toutes les portes nous sont fermées.Le bonheur est l’essence de la Parole de Dieu. Elle porte en elle son flot d’amour. Ainsi, il  va de soi que toute personne qui écoute le Seigneur avec un cœur ouvert, fera nécessairement l’expérience de la transfiguration marquée d’une paix et d’une joie profonde. 

Chers frères, c’est une grâce pour nous d’avoir chaque jour l’eucharistie et les différentes oraisons de la journée. Nous devons donc saisir cette grâce non seulement en étant attentif à sa voix mais aussi en laissant sa parole transformer notre vie. Ne laissons pas nos soucis étouffer la semence du Seigneur, laissons  plutôt cette semence  étouffer nos soucis. Et ainsi, nous serons des hommes en qui germe la vie. 

Fabrice Yao

UNE ÉVANGÉLISATION DES SEMINAIRISTES

Toute chose à un début, tout ce qui couvre d’intérêt est mis en valeurs, pour nous chrétiens et plus particulièrement séminariste il est de notre intérêt de placer dans les mains de Dieu notre expérience apostolique au christ notre seigneur avec Marie notre Dame des apôtres.Le vendredi 28 septembre 2018 à 18h30mn à eu lieu l’envoi en mission  des séminaristes dans leurs différente apostolats dans le but de leurs offrir une opportunité de s’ouvrir à d’autres réalités sociale, pragmatique en plus des enseignements théoriques reçus. Il y avait au total 38 étudiants Mafr accompagné de 4 formateurs. Les exigences de cet apostolat sont ainsi rappelées par le Père Yago Abeledo responsable chargé des Apostolats en ces termes :

« Dès le début de sa vie publique, le Seigneur choisit des collaborateurs. Dieu a confiance en nous. Il nous invite à travailler avec lui. Nous sommes aussi les collaborateurs de Dieu. Et nous collaborons à travers tout ce que nous faisons, notamment à travers notre apostolat. L'apostolat est un moment très important de notre formation. Il est complémentaire à la vie académique, à notre vie communautaire et à notre vie spirituelle. Tous les éléments sont importants. Nous sommes envoyés au monde pour proclamer notre foi par la manière dont nous vivons. Nous allons rencontrer les malades, les jeunes, les catéchumènes, les marginalisées, nos voisins et les personnes d'autres confessions.

« Nous pensons que nous évangélisons l’autre alors qu’au contraire, nous sommes évangélisés par le peuple  que nous sommes envoyés pour évangéliser »

L'apostolat est un moment où nous sommes envoyés pour proclamerpar notre exemple de vie que Dieu est miséricordieux, que Dieu se soucie de tout le monde, que Dieu cherche toujours à être en communion avec nous.L'apostolat est un temps pour écouter, écouter activement; les gens partageront beaucoup de choses avec nous, les gens verront en nous un signe d'espoir.L'apostolatest le temps d'être surpris, nous ne savons pas toujours qui nous allons rencontrer, comment le Saint-Esprit sera présent avec nous. Nous ne savons pas ce que nous allons dire et ce qui nous sera dit. Nous sommes juste appelés à accueillir le Dieu des surprises alors que nous sommes ouverts à son action.L'apostolat est un temps d’humilité. Souvent, nous allons apprendre de l'autre. Nous allons être évangélisés, en anglais, on parle de la «mission en reverse», ce qui signifie que les choses sont bouleversées, nous pensons que nous évangélisons l’autre alors qu’au contraire, nous sommes évangélisés par le peuple  que nous sommes envoyés pour évangéliser. Cela, pourrait se produire, grâce au courage et à la foi énormes qu’un malade nous montre, ou comment nous sommes accueillis en tant qu’étrangers dans la maison de l’autre, ou comment une femme marginalisée par sa famille et son clan trouve toujours un sens à vivre… un catéchumène nous interpelle avec son témoignage plein de foi ou avec une question qui défie notre foi même.C'est le moment de relever le défi d'une nouvelle langue et d'une culture étrangère.Tout le monde ne comprendra pas toujours tout ce qui se dit… Cela nous mettra en contact avec notre pauvreté, mais toujours avec notre richesse d’explorer tant d’autres façons de communiquer, simplement en étant pleinement présent à l’autre nous communiquons beaucoup de choses. Pour celui qui connaît la langue, il sera toujours invité, et mis au défi, d'être sensible à celui qui ne le sait pas.L’apostolat est un moment d'accompagnement,Dieu nous accompagne toujours.

« L'apostolat est aussi le moment où nous respectons la dignité de l'autre et nous savons que ce sont les frontières de chaque relation »

 Nous voulons donc être fidèles aux personnes que nous sommes appelés à servir. Nous les accompagnons, nous les soutenons.L'apostolat est aussi le moment oùnous respectons la dignité de l'autre et nous savons que ce sont les frontières de chaque relation. L'apostolat est un temps de travail en équipe et de partage des responsabilités.Jésus nous envoie deux par deux. Nous sommes appelés à témoigner ensemble, à être unis, à bien nous connaître. L'apostolat est un temps pour discerner.Nous continuons à discerner notre vocation à être comme Jésus, à être un évangile vivant. Sommes-nous motivés? Sommes-nous désireux de rencontrer des gens dans leurs circonstances quotidiennes? Ai-je quelque chose à leurs offrir? Est-ce que je sais comment écouter? Est-ce que je suis convaincant? L'apostolat est aussi un temps de gratuité, où l'on se donne sans chercher à gagner.L’apostolat est un temps de prière, ou nous offrons à Dieu ce que nous avons appris des personnes vers qui nous sommes envoyés, les personnes qui se recommandent à nos prières, nos épreuves, nos difficultés, nos agitations, nos excitations, et nos doutes. La prière est au cœur même de notre vie apostolique car c’est le Christ que nous avons pour modèle premier et dernier apôtre, Saint Paul ne dit-il pas pour cela prenez moi pour modèle mon modèle à moi c’est le Christ. J’ose affirmer que tous les bienheureux, à part les enfants, se sont sauvés par la prière.
Finalement, l’apostolat est une période de planification,nous devons être bien organisés, en particulier ceux qui doivent se préparer à donner des leçons aux catéchumènes.Dans le cadre de cette année où nous célébrons le 150e anniversaire de notre vie de Missionnaires d’Afrique, je voudrais conclure avec l’invitation toujours radicale du Cardinal Lavigerie à propos de l’apostolat:
" Mes chers enfants, vous n'êtes pas des explorateurs ; vous n'êtes pas des voyageurs ordinaires… Vous êtes des apôtres, vous n'êtes que cela ; ou, tout au moins, le reste ne doit venir que par surcroît. " (Instructions aux Missionnaires, édition de 1950, p. 121) Alors, demandons au Seigneur la grâce de vivre pleinement notre ministère apostolique cette année. Soyons également fidèles aux paroles radicales du cardinal Lavigerie, car nous sommes apôtres toujours à la recherche de la sainteté. »

            Pour nous étudiants, l’apostolat est un temps de joie de rencontre de fraternité de partage, d’apprentissage, de collaboration et de responsabilisation. L’existence de l’apostolat au sain du séminaire est une preuve que l’apostolat est une réalité sociale et enrichissante pour la formation humaine et intégrale. Il est peut-être important de rappeler que nous utilisons des motos et des vélos pour nos apostolats en fonction de la nécessité cela exprime notre besoin de style de vie simple. La prière du vendredi 28 octobre 2018 a aussi consisté à la bénédiction de nos engins. 

Que le Seigneur soit notre guide et protecteur pour cette année d’expérience apostolique 2018-2019.


Armel Sawadogo

lundi 1 octobre 2018

Méditation du 29 septembre au 06 octobre 2018


« Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » Luc 9, 62.
Que pouvons-nous retenir de cette parole ? A quoi pouvons-nous comparer la charrue dont le Christ fait mention dans notre thème ? la charrue n’est rien d’autre que la mission. Jésus à travers ce passage nous enseigne que celui qui est consacré à la mission et veut vivre selon le modèle de ce monde n’est pas fait pour le royaume de Dieu. En effet, chers frères, la mission est ce qui nous réunit tous en une même famille ici à la maison Lavigerie. Ainsi, ce thème est un envoi en mission comme l’avait fait le Christ à ses disciples et hier,le Christ par l’intermédiaire du père Yago nous a encore envoyés en mission dans nos différents lieux d’apostolat. Oui, la mission  est une vocation à laquelle un cœur touché par Dieu ne peut résister quelles que soient les exigences. Car désormais, « ce n’est plus nous qui vivons mais c’est le Christ qui vit en  nous » Gal 2, 62. Chers frères, que par la force de l’esprit saint nous soyons des missionnaires toujours disponibles, prudents, humbles, persévérants et prêts à soutenir les faibles , les malheureux, et tous ceux qui ont perdus l’espoir de vivre dans un monde de plus en plus égoïste et indifférent face à la souffrance  et aux malheurs des autres .  Allons pour la mission  car « celui qui n’est pas contre nous est pour nous », nous dit Saint Marc. Très bonne semaine à tous !
                                                                                                                                                          Rodrigue N’GUESSAN

  HOMELIE DU 21 SEPT. 2024 : MESSE D’OUVERTURE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025   A L'ISPP-ML Chers Sœurs et frères, Je nous invite à...