lundi 3 juin 2019

THÉORIE DES INTELLIGENCES MULTIPLES (HOWARD GARDNER)



La théorie des intelligences multiples suggère qu'il existe plusieurs types d'intelligence chez l'enfant d'âge scolaire et aussi, par extension, chez l'adulte. Cette théorie fut pour la première fois proposée par Howard Gardner en 1983, et enrichie en 1993.

Cette théorie est devenue un outil utilisé dans de nombreux établissements scolaires afin de développer, de réparer l'estime de soi des élèves, de leur apprendre à apprendre, de les aider à réfléchir à leur parcours scolaire (…)

Description des intelligences décrites par Howard Gardner

Gardner définit l'intelligence comme « an ability or a set of abilities that permits an individual to solve problems or fashion products that are of consequence in a particular cultural setting » (une capacité ou un ensemble d'aptitudes qui permet à une personne de résoudre des problèmes ou de concevoir un produit qui sont importants dans un certain contexte culturel)

Intelligence linguistique

L'intelligence linguistique est définie par Gardner comme la « capacité à utiliser et à comprendre les mots et les nuances de sens ». Elle est appliquée en écriture, en édition et en traduction en particulier. Elle concerne l'entrée (input) des stimuli linguistiques (écouter ou lire), et la production (output) de langage (parler, écrire). L'intelligence linguistique est aussi la capacité à comprendre comment le langage affecte les émotions dans le cas des rhétoriciens, écrivains et poètes, par exemple.

L'intelligence linguistique consiste à utiliser le langage pour comprendre les autres et pour exprimer ce que l'on pense. Elle permet l'utilisation de la langue maternelle, mais aussi d'autres langues. C'est l'intelligence la plus mise en avant et utilisée à l'école avec l'intelligence logico-mathématique.

On la retrouve chez les écrivains et les poètes, les traducteurs et les interprètes. Tous les individus qui manipulent le langage à l'écrit ou à l'oral utilisent l'intelligence linguistique : orateurs, avocats, poètes, écrivains, mais aussi les personnes qui ont à lire et à parler dans leur domaine respectif pour résoudre des problèmes, créer et comprendre.

Intelligence logico-mathématique

L'intelligence logico-mathématique permet de résoudre des problèmes abstraits de nature logique ou mathématique. C'est la capacité de manipuler les nombres et de résoudre des problèmes logiques. Gardner souligne que « mathematics involves more than logic, such as the capacity to entertain long chains of logical relations expressed in symbolic form » (les mathématiques ne font pas appel seulement à la logique mais également à la capacité de manipuler de longues chaînes de relations logiques exprimées sous des formes symboliques).

Les personnes qui ont une intelligence logico-mathématique développée possèdent la capacité de calculer, de mesurer, de faire preuve de logique et de résoudre des problèmes mathématiques et scientifiques. Elles analysent les causes et les conséquences d'un phénomène ou d'une action. Elles peuvent catégoriser et ordonner les objets. L'intelligence logico-mathématique est, selon Gardner, particulièrement utile dans les sciences, les affaires ou encore en médecine.

Intelligence spatiale

L’intelligence spatiale est la « capacité de trouver son chemin dans un environnement donné et d'établir des relations entre les objets dans l'espace ». Elle permet de voir la continuité d'une image en rotation dans l'espace, de créer une image mentale. Par exemple, elle permet de bien arranger des objets dans un espace comme des valises dans un coffre de voiture, ou d'établir un plan de route pour aller d'un point à un autre, etc.

Elle est utilisée dans des domaines comme l'architecture, la menuiserie ou l'urbanisme. Elle est utile en mathématiques et dans le jeu d’échecs.

Intelligence intra-personnelle

L'intelligence intra-personnelle permet de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l'utiliser efficacement dans la vie. Elle sollicite plus le champ des représentations et des images que celui du langage. Il s'agit de la capacité à décrypter ses propres émotions, à rester ouvert à ses besoins et à ses désirs. C'est l'intelligence de l'introspection, de la psychologie analytique. Elle permet d'anticiper sur ses comportements en fonction de la bonne connaissance de soi. Il est possible, mais pas systématique, qu'une personne ayant une grande intelligence intrapersonnelle, soit qualifiée par son entourage de personne égocentrique.

L'intelligence intrapersonnelle est en rapport avec la sensibilité d'une personne à ses propres potentialités et ses limites, ses propres émotions. C'est la capacité de se comprendre soi-même. Le contrôle de soi en fait également partie.

L'intelligence intrapersonnelle est très sollicitée dans les métiers de conseil, de psychologie et psychiatrie.

L'intelligence interpersonnelle

L’intelligence interpersonnelle est la capacité de comprendre les autres, de communiquer avec eux et d'anticiper l'apparition d'un comportement. Elle permet à l’individu d’agir et de réagir avec les autres de façon correcte et adaptée. Elle l’amène à constater les différences et nuances de tempérament, de caractère, de motifs d’action entre les personnes. Elle permet l’empathie, la coopération, la tolérance, la manipulation. Elle permet de détecter les intentions de quelqu’un sans qu’elles soient avouées. Cette intelligence permet de résoudre des problèmes liés à nos relations avec les autres ; elle nous permet de comprendre et de générer des solutions valables pour les aider.

Les personnalités charismatiques ont toutes une intelligence interpersonnelle très élevée. L'intelligence interpersonnelle culmine chez les personnes faisant preuve de beaucoup d'empathie, ce qui caractérise les bons enseignants, les bons thérapeutes et les bons leaders.

L'intelligence interpersonnelle est importante dans les professions de politicien, commerçant, enseignant, manager d'équipe et guide spirituel.

Intelligence corporelle-kinesthésique

L’intelligence corporelle-kinesthésique est la capacité d’utiliser le contrôle fin des mouvements du corps dans les activités comme le sport et les danses. Elle permet aussi d'utiliser son corps pour exprimer une idée ou un sentiment ou réaliser une activité physique donnée. Gardner a clarifié dans certaines publications ultérieures à son livre que l'intelligence corporelle-kinesthésique est celle qui se développe à force d'intense pratique et d'expertise.

Elle est particulièrement utilisée par les professions de danseur, d'athlète, de chirurgien et d'artisan.

Intelligence musicale

L’intelligence musicale constitue l’aptitude à percevoir et créer des rythmes et mélodies, de reconnaître des modèles musicaux, de les interpréter et d'en créer. Cette intelligence engage des processus actifs et passifs : jouer d'un instrument, chanter ou composer (actif) mais également apprécier la musique écoutée (passif).

Cette intelligence est développée et nécessaire chez les musiciens et compositeurs.

Intelligence naturaliste

Dix ans après la publication de son premier ouvrage sur les intelligences multiples, Gardner ajoute une nouvelle intelligence à son modèle, l'intelligence naturaliste. « L'intelligence naturaliste, qui permet de classer les objets, et de les différencier en catégories. Très sollicitée chez les zoologistes, botanistes, archéologues » tel Darwin. « C’est l’intelligence qui permet d’être sensible à ce qui est vivant ou de comprendre l’environnement dans lequel l’homme évolue. C'est la capacité d’apprécier, de reconnaître et de classer la faune, la flore et le monde minéral. Cette capacité s’applique aussi, par extension, à l’univers culturel qu’il permet d’interpréter ».

Intelligence existentielle (ou spirituelle)

L'intelligence existentielle, ou intelligence spirituelle, chez Howard Gardner, se définit par l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses. C’est la capacité à penser nos origines et notre destinée. Cette intelligence spirituelle, existentielle ou morale est encore définie comme l’aptitude à se situer par rapport aux limites cosmiques (l'infiniment grand et l'infiniment petit) ou à édicter des règles ou des comportements en rapport aux domaines de la vie.


Howard Gardner qualifie l'intelligence existentielle de « huitième et demi » dans son modèle. Elle n'est pas une intelligence à part entière.


Portée et enjeux actuels de la critique rousseauiste de l’inégalité sociale. (PRESENTATION DU TRAVAIL DE FIN DE CYCLE)

Chers membres du jury bonsoir,

Merci pour votre présence ce soir, dans la perspective de nous permettre de partager avec vous le fruit de nos recherches. Merci à vous cher président du jury, Abbé Pascal KOLOSNORÉ d’avoir accepté de lire notre travail pour en évaluer la portée et pour apporter également votre contribution, dans l’optique de nous aider à l’améliorer. Permettez-moi également de dire merci à notre directeur de mémoire Dr. Minimalo Alice SOME/ SOMDA qui a su avec habilité nous accompagner dans notre quête de savoir.

De nos jours, dans nombreuses de nos sociétés dites démocratiques, marquées par la défense des droits de l’homme, l’inégalité sociale entre les hommes reste l’une des questions dominantes. Elle est l’un des fléaux aujourd’hui qui gangrène nos sociétés, provoquant un océan de misères sans lendemain. Alors que dans nos sociétés, l’égalité est considérée comme le fondement du vivre ensemble entre les hommes. Mais en les regardant, nous constatons qu’elles sont construites et se maintiennent toujours sur des rapports d’inégalités. Cette situation préoccupe de plus en plus l’humanité toute entière : d’où viennent ces inégalités ? Sont-elles naturelles ? Peuvent-elles disparaitre de nos sociétés ?

Ainsi, La réflexion sur l’inégalité en tant que technique pour fonder l’égalité entre les hommes, demeure ainsi importante dans la résolution des problèmes qui touchent nos sociétés. D’où notre thème : «Portée et enjeux actuels de la critique rousseauiste de l’inégalité sociale.»

Nous aimerions découvrir avec Rousseau l’origine des inégalités entre les hommes.En quel sens cette réflexion peut-elle nous être utile contre la manipulation des esprits en ce XXIème siècle marquée par l’individualisme, l’exploitation des sans voix, l’égoïsme.

Pour ce présent travail, nous avons fait référence principalement aux sources documentaires. Nous avons eu a consulté des œuvres de l’auteur tel que :Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Discours sur les sciences et les arts, Du Contrat social ;et des œuvres d’autres auteurs ainsi que des sources électroniques.

Pour atteindre notre objectif, nous avons préféré structurer notre travail en trois grandesparties.

La première partie est consacrée à un bref historique de l’homme à l’état de nature. Cette partie nous éclaire sur l’innocence et la bonté naturelle de l’homme à une période de son histoire. L’homme vivait comme au jardin d’Eden loin de tous maux. Il ne vit pas sous l’autorité d’un chef et ne connais pas la prévoyance. L’homme de cette période ne cultivait point et ne demandait pas non plus à la nature plus que ce qu’il ne faut pour sa subsistance « la satisfaction de ses désirs ne rencontre aucun obstacle et n’appelle ni effort ni ingéniosité ; il lui suffit de tendre la main pour s’emparer des biens qu’une nature prodigue lui propose » « son seul sentiment se déploie dans l’élément de la quiétude : tel le sage épicurien, il conjugue la pleine santé du corps et l’absence de trouble de l’âme[1]

Cela nous a permis de nous tourner vers les conceptions classiques de l’inégalité.En effet, des philosophes comme Platon ou Aristote la considèrent comme une prédisposition de la nature. Les hommes sont loin d’être égaux car la nature elle-même est contre cette égalité. En revanche, Rousseau voit en l’inégalité un échafaudage des hommes dans la société. Raison pour laquelle, il distingue deux sortes d’inégalités. La première dite naturelle ou physique existe entre les hommes à l’état de nature. Elle consiste « dans la différence des âges, de la santé, des forces du corps, et des qualités de l’esprit, ou de l’âme.»[2]La seconde est appelée par Rousseau morale ou politique. Cette dernière est un phénomène de la société. Elle réside dans la volonté de dominer les autres, de se hisser au-dessus des autres, dans la recherche des privilèges.

La deuxième partie de notre travail vise à chercher les causes et les conséquences des inégalités dans nos sociétés. Rousseau nous fait savoir qu’elle est née de la propriété privée. Le premier qui a clôturé un endroit ou un lopin de terre et prononça être son domaine, sa propriété est à l’origine de l’inégalité entre les hommes. En effet, pour l’homme naturel, la terre n’appartient à personne. Elle est un vaste «no man’s land» et «  gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne[3]

La propriété privée a conduit ensuite les hommes à un premier contrat pour une justice sociale. Malheureusement, il fut un contrat de dupe qui donna plus de force à une minorité. Cette inégalité s’accentue par le progrès scientifique qui occasionne le désir de luxe et l’éteinte de la vertu. Dans nos sociétés, nos familles, le plus apprécié ne sera plus celui qui a des qualités humaines mais des talents « on ne demande plus d’un homme s’il a de la probité, mais s’il a des talents ; ni d’un livre s’il est utile, mais s’il est bien écrit. Les récompenses sont prodiguées au bel esprit, et la vertu reste sans honneurs. Il y a mille prix pour les beaux discours, aucun pour les belles actions.»[4]Avec une société de mensonge où chacun feint alors de vouloir sacrifier son intérêt à celui du public, et tous mentent.Ainsi, l’inégalité peut avoir des répercussions entre les hommes. Nous constatons cela par des révoltes, des manifestions et des violences entre les différentes classes.  Les révoltes, les grèves sont de plus en plus les voies de prédilection pour exprimer les colères (Gilet jaune en France) parce que «  les pauvres, à peu près dans le monde, savent qu’ils sont pauvres, que la richesse existe ailleurs, et qu’ils seraient plus heureux s’ils avaient droit à leur part du gâteau[5]

Mais, au sujet de la réalisation de l’humanité de l’homme, il est inadmissible que certaines personnes dans la société regorgent de superfluités, tandis que la multitude affamée manque de nécessaire. Cela nous amène à la troisième partie de notre travail ou il est question de chercher des pistes pour une société juste et égalitaire.

Pour mieux comprendre cette partie, nous avons commencé par une analyse des sources illégitimes du pouvoir entre les hommes dans la société. A cet effet, nous avons émis l’hypothèse selon laquelle, il n’y a pas de fondement naturel du pouvoir et comme l’affirme Diderot « nul n’areçude la nature le droit de commander aux autres.» Le pouvoir ne vient pas de Dieu et l’être humain n’est pas de prime abord un être sociale mais il entre dans la société par convention.

Ainsi, le contrat social désigne « un accord par lequel plusieurs parties s’engagent volontairement et réciproquement à certains actes desquels ils escomptent un avantage.»[6]Il s’agit d’un pacte social qui vise à mettre tous les contractants sur un même pied. En ce sens, il consiste à «trouver une forme d’association qui défende et protège de toute force commune la personne et les biens de chaque associé et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéit pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant.»[7]Le contrat exige le respect des lois entre les hommes qu’ils se sont prescrites par le biais de la volonté générale. Á partir de ce moment, tous les membres jouissent des mêmes droits, sont soumis aux mêmes obligations. De ce fait, le contrat fonde une égalité juridique entre les différents membres. Tous, c’est-à-dire les gouvernants et les gouvernés sont soumis à la loi, seule garante de la liberté individuelle et collective.

Cependant, l’aliénation totale à la communauté ne place-t-elle pas l’individu sous une domination plus grande encore ? Ce pacte ne conduit-il pas au despotisme collectif ? Ainsi pour Robert Dérathé, « la volonté générale dont les actes font foi dans l’Etat n’est pas pour chaque citoyen une volonté étrangère, mais sa propre volonté. Le membre du corps politique est libre, non seulement parce que les lois le protègent contre l’arbitraire des volontés individuelles, mais surtout parce qu’il est l’auteur des lois et que la volonté souveraine est en réalité la sienne.» Ainsi, par ce contrat, Rousseau est considéré comme le précurseur de la démocratie moderneet son Contrat Social est « considéré comme l’Évangile de la Révolution de 1789.»

Mais nous avons souligné aussi l’optimisme excessif de Rousseau en affirmant que l’homme se suffit à lui-même à un état qui semble être une fiction qu’une réalité. Or, disons dans une mesure ou dans une autre que nul n’est une île pour se suffire à soi-même «l’homme est la plus démunie des créatures. Á l’état de nature se constate en lui l’union monstrueuse de faiblesses et du besoin. Par la société seule il peut résoudre les problèmes vitaux qui se posent à lui.»[8]

En fin de compte, nous retenons que l’inégalité entre les hommes demeure une épine dans les pieds de notre soi-disant géante société. Nous pensons que la société doit revenir sur des valeurs comme la solidarité, la vertu, la charité par l’éducation. Cette éducation est accessible à tous et sans distinction de sexe. C’est en ce sens que Saint Louis Orioné fondateur de la congrégation de la divine providence nous exhorte en ce terme « seul la charité sauvera le monde.»

Honorables membres du jury ainsi s’achève la présentation de notre travail.

Merci pour votre aimable attention !


 Daniel SISSOKO



[1]DEMULIER, Gaëtan, Apprendre à philosophie avec Rousseau, Paris, éd. Ellipses, 2009, p. 63.
[2]ROUSSEAU, Jean-Jacques, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Discours sur les sciences et les arts, éd. Flammarion, 1992,  p. 167.
[3]Ibid., p. 222.
[4]Ibid., p. 50.
[5]ABBÉ, Pierre, Fraternité, éd. Librairie Arthème Fayard, 1999,  18.
[6]DEMULIER, Gaëtan, op. cit., p. 78.
[7]ROUSSEAU, Jean-Jacques, Du contrat social, Paris, éd. Flammarion, 2001, p. 56. 
[8]NEMO, Philippe,Histoire des idées politiques aux temps modernes et contemporaines,op., cit., p. 345.

samedi 1 juin 2019

L'INTELLIGENCE INTRA-PERSONNELLE À LA MAISON LAVIGERIE


Que faut-il entendre par intelligences multiples ? La théorie des intelligences multiples suggère qu’il existe plusieurs types d’intelligences chez l’enfant d’âge scolaire et aussi, par extension, chez l’adulte. Cette théorie fut pour la première fois proposée par Howard Gardner en 1983, et enrichie en 1993.Elle est devenue un outil utilisé dans de nombreux établissements scolaires afin de développer, de réparer l’estime de soi des élèves, de leur apprendre à apprendre, de les aider à réfléchir à leur parcours scolaire (…)

Howard Gardner
Par ailleurs, Gardner définit l’intelligence comme une capacité ou un ensemble d’aptitudes qui permet à une personne de résoudre des problèmes ou de concevoir des produits qui sont importants dans un certain contexte culturel. Au regard de la richissime importance de la théorie et de cette formation, nous avions unanimement décidé de continuer les recherches sur les intelligences multiples en scindant la communauté en petits groupes de 4 personnes, et selon le nombre des intelligences que nous avions étudié. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans le groupe chargé d’approfondir l’exploration de l’intelligence intra-personnelle. 

Qu’est-ce que l’intelligence intra-personnelle ? 


De prime abord, l’intelligence intra-personnelle peut être définie comme une intelligence du moi. En effet, l’intelligence intra-personnelle est celle par laquelle les personnes introverties, et mêmes celles qui ne le sont pas, font de l’introspection (s’observent et réfléchissent à leur propres comportements), connaissent leurs sentiments, leurs forces et leurs limites ; ainsi ces personnes ont des rêves, des projets, et des buts et agissent en conséquence pour les atteindre. Enfin, l’intelligence intra-personnelle, c’est la force, la capacité intérieure propre à une personne nécessaire à sa propre connaissance et à la connaissance de l’autre. Une telle intelligence ne manque pas d’avantages. Quelles sont les avantages de l’intelligence intra-personnelle ?

                                                    
Disons que l’avantage de cette intelligence dépend du domaine dans lequel nous nous trouvons. Dans le domaine de la connaissance, elle nous permet de nous comprendre nous-même, de comprendre notre comportement et nos actions (notre monde intérieur), de mieux saisir nos désirs, nos objectifs et nos émotions. Et si nous nous connaissons, nous pourrons d’une manière personnelle, avec notre propre collaboration, organiser plus efficacement nos expériences vécues et cela peut rendre la communauté plus productive, créative ; ainsi chacun travaillera à sa propre réalisation. Cette intelligence nous permet également de comprendre l’autre par notre collaboration avec lui ; et l’interdépendance (corrélation, notre solidarité) donne le temps aux autres. Cela permet en effet de voir les tensions et toute l’énergie intérieure et extérieure de l’autre afin de mieux l’appréhender. Dans le domaine intellectuel, notre énergie intérieure nous permet d’être motivé, nous aide à fixer et à atteindre nos objectifs pour une bonne image de la communauté. Notre curiosité associée à notre élan de travail et de réalisation personnelle nous permet d’évoluer dans la communauté et de faire sa fierté. Nous créons un environnement favorable en communauté, permettant ainsi aux autres d’être relaxes et de nous comprendre. Par notre réflexion sur les mystères et les finalités de la vie, nous faisons souvent des suggestions fiables pour la bonne marche de la communauté. Ainsi, l’intelligence intra-personnelle présente -t-elle de nombreux avantages pour la personne et pour son entourage. 

Comment nous, c’est-à-dire des jeunes en formation pour le sacerdoce, vivons cette intelligence en communauté ? 

Nous vivons cette intelligence dans notre formation même si nous ne nous en rendons pas toujours compte. 

Au niveau de la communauté, nous vivons et développons l’intelligence intra-personnelle à travers plusieurs activités. Dans un premier temps, le sport nous permet de développer notre intelligence intra-personnelle car il occasionne en nous la spontanéité et l’expression facile de nos sentiments. Cela est aussi valable au niveau de la télévision lorsque nous suivons un bon film ou un match de football. 

Ensuite, bien d’autres activités comme le travail manuel, le repas et les classes de chant nous permettent de vivre l’intelligence intra-personnelle et de la développer. Pour le travail manuel, le corps peut être en activité, mais, l’esprit est en train de faire une introspection, de penser à autre chose, de solutionner des problèmes. Le repas, lui, occasionne des échanges et des discussions. Ces deux derniers contribuent au développement de l’intelligence intra-personnelle et permettent de mieux la vivre et être à l’aise avec soi-même et avec les autres. Les classes des chants libèrent l’esprit des réflexions continuelles. Cette libération nous permet de nous pencher sur nous-même et de soumettre nos comportements au crible de notre propre pensée critique. Enfin, le cadre de la vie d’équipe et la disposition des locaux de la maison jouent un rôle primordial dans le développement et le vécu de l’intelligence intra-personnelle. En effet, l’équipe est un cadre encore plus restreint de la communauté. Ce caractère restreint permet à chacun de nous d’être toujours en contact avec nous-mêmes. Chacun a en effet sa chambre et, il y a en plus assez d’espace dans la maison où à certains lieux, la nature garde toujours son aspect naturel non détruit. Cela permet à notre esprit de se débarrasser de l’artificialité et d’entrer du même coup dans le naturel, l’introspection.

Aussi, nos apostolats ici à la maison Lavigerie, nous permettent de faire un retour sur nous-mêmes, de nous poser des questions sur notre propre personnalité. De plus, notre contact avec les malades, nos mamans du Centre Delwendé, ect, nous fait penser, et cela touche notre for intérieur quelques fois. Notons également que l’apostolat de proximité, de catéchèse nous amènent à une découverte de notre « moi ». Par ailleurs, par nos apostolats nous développons notre intelligence intra-personnelle.


Au niveau académique, l’intelligence intra-personnelle en tant qu’intelligence d’introspection, de psychologie analytique ; tous sans exception, nous les étudiants, employons l’intelligence intra-personnelle dans notre formation intellectuelle. Ainsi développons nous cette intelligence. En effet, les études philosophiques, qui ont pour but de nous conduire à la vérité, à une claire vision de nous-mêmes et de l’ordre du monde, font appel à cette neuvième forme d’intelligence. Par ailleurs, la découverte de la vérité requiert avant tout une connaissance de soi. C’est ainsi que certaines disciplines telles que la connaissance de soi, la sexualité, qui relèvent de la psychologie nous conduisent à un diagnostic de notre monde intérieur. Ainsi nous apprenons à « décrypter nos propres émotions, à rester ouvert à nos besoins et à nos désirs. » en vue d’une vie épanouie et d’une meilleure quête de la vérité, gage de la vie bonne.

La connaissance intérieure de soi et celle des grandes œuvres, ne sauraient être meilleures que dans le silence intérieur. C’est dans ce sens que nous utilisons l’intelligence intra- personnelle dans la Prière.


En effet, nous bénéficions chaque mercredi de trente minutes pour la Lectio-Divina, trente minutes les vendredis pour l’adoration et, trente minutes de médiation chaque jour. Ceux-ci nous conduisent dans un silence qui nous permet de parcourir notre vie, de nager dans les paramètres de notre vie, choses qui nous permettent de grandir dans la foi, mais aussi, de mieux exploiter nos grâces. 

En plus, la méditation, qui sollicite le silence en nous, autour de nous, nous permet de mieux nous regarder, à la lumière de l’Evangile. Cela paraît comme un miroir, à travers lequel nous voyons notre petitesse devant la grandeur de Dieu. Ainsi, en utilisant notre intelligence intra-personnelle, nous arrivons à être en contact avec Dieu, à nous identifier, à réorganiser notre vie et notre manière de prier. Cela nous permet, d’être nous-mêmes dans la communauté à la lumière du Christ, tout en menant une vie bonne dans la communauté.

Enfin, l’intelligence intra-personnelle, nous l’appliquons dans la prière quand nous nous laissons découvrir par nous-mêmes à la lumière de la méditation et passer du mieux vers l’excellence dans notre relation avec Dieu et avec les membres de la communauté. En me reconnaissant intérieurement, je facilite mes relations avec les autres membres de la communauté.


Comment développons-nous notre intelligence intra-personnelle ? 

Cependant, pour pouvoir mieux jouir de l’efficacité de son intelligence intra-personnelle, on devrait au préalable la développer. Développer son intelligence intra-personnelle est utile pour apprendre à prendre du recul sur soi-même, à avoir une vision neutre de soi-même, ses forces et faiblesses, mais aussi pour se connecter avec ses rêves et entretenir son auto-motivation. Pour développer son intelligence intra-personnelle, il faut avant tout établir des objectifs, planifier, réfléchir avant d’agir. Ensuite, on doit méditer, rêver, écouter ses intuitions, interpréter ses rêves, décoder ses émotions. En outre, il est conseillé de suivre des cours de développement personnel et de participer à de petits groupes d’échanges et de discussion. Enfin, il faut se faire superviser par un « coach » afin de pouvoir atteindre tous les objectifs qu’on se fixe.


En somme, l’intelligence intra-personnelle revêt une grandissime importance dans notre vie. La développer, nous aidera à atteindre un tant soit peu les objectifs que nous nous fixons dans la vie. Elle nous permettra en effet d’être plus utile à notre communauté et à notre entourage. 





Auteurs de cet article: de la gauche à la droite nous avons Serge SAWADOGO, Eloge DJIBOM, Bernard YAMEOGO, et Fulgence SANOU.

LA THEORIE DE L’INTELLIGENCE VERBALE-LINGUISTIQUE.


INTRODUCTION

« L’intelligence linguistique consiste à utiliser le langage pour comprendre les autres et pour exprimer ce que l’on pense. C’est l’intelligence des sonorités, c’est aussi l’intelligence des gens qui ont à lire et qui ont à parler dans leur domaine respectif pour résoudre des problèmes, créer et comprendre. »[1] En effet, elle est une manière d’exprimer notre expérience de vie, de véhiculer nos idées, nos sentiments et nos assentiments. Etre intelligent linguistiquement, c’est surtout savoir et pouvoir parler intellectuellement, mais aussi avoir la capacité de pouvoir appréhender la manière dont le langage joue un rôle dans la manifestation des émotions. Cette intelligence est remarquable, développée et utilisée dans différents domaines de notre communauté lavigerienne. Ainsi, nous pouvons souligner que l’intelligence linguistique est un outil essentiel pour le développement et l’épanouissement d’une communauté. Car en effet, l’intelligence linguistique peut nous aider à voir le fondement des choses avec sagesse et compassion. Le groupe montrera donc comment cette intelligence peut contribuer à la construction d’une communauté unie dans la diversité comme la nôtre et comment nous cultivons cette intelligence linguistique ou pouvons l’améliorer.


DANS LE CADRE NOTRE FORMATION


L’intelligence linguistique est utilisée dans nos relations quotidiennes. Nous échangeons des mots, nous prêtons attentions à l’autre, Ad intra comme Ad extra, en apostolat.

D’abord, par l’intelligence linguistique, nous arrivons à transmettre des messages, facile à la compréhension de tous malgré notre grande diversité. En effet, dans une communauté multiculturelle, d’internationalité, il y arrive parfois des conflits par manque de compréhension dans le langage ou par manque de communication. Par ailleurs, notre communauté, par la communication qui est un moteur pour cette intelligence linguistique, advient à gérer les cas de mal compréhension ; c’est-à-dire par la culture de l’intelligence linguistique nous pourrons arriver à affirmer, à exprimer, à recevoir les mêmes choses, les mêmes idées, de différentes manières sans vexer l’autre. Par la communication, l’intelligence verbale-linguistique donne une facilité de percevoir ce que l’autre dit et ressent en essayant de chercher le sens du message qui lui est parvenu le plus rapidement possible.


Le doyen Grégoire au cours de philosophie 

Ensuite, cette intelligence est exprimée ou se manifeste dans différents aspects de notre vie à la Maison Lavigerie. Les œuvres littéraires et artistiques lors de la fête lavigerienne, c’est-à-dire les dessins, les commentaires et les poèmes relatifs à notre thème d’année ; la rédaction de nos articles pour le Blog, la rédaction de nos travaux académiques, notre manière d’écouter et de faire les lectures de la Sainte écriture pendant les messes et les méditations en sont évocateurs. Aussi, à travers nos présentations de thèmes de méditations les samedis, les partages et débats sur des thèmes d’actualités, sur des thèmes portants sur les fléaux sociaux et sur des faits religieux, nous nous exerçons à ce type d’intelligences, car en nous exerçant à la recherche d’arguments pour convaincre l’autre lors des échanges débattus, en nous appliquant à la lecture des textes et méditer pour tirer des fruits de ces méditations pour partager avec nos frères, nous nous déterminons à une auto formation aux intelligences multiples, mais plus particulières à l’intelligence verbale-linguistique. Par quels autres moyens apprenons-nous à être intelligents linguistiquement ?

Les jours d’Anglais à la Maison Lavigerie ici et le bain linguistique au Ghana sont un humus pour la culture de cette capacité d’expression de nos vécus. En effet, l’Anglais qui est l’une des deux langues officielles de la société des missionnaires d’Afrique, est aussi initié déjà à la première étape de la formation missionnaire en vue d’une formation de jeunes capables de proximité au monde africain et partout où le charisme des Missionnaires sera sollicité. Ainsi, l’apprentissage et l’application de cette langue contribuent énormément à l’acquisition de cette intelligence indispensable pour qui veut être Missionnaire. 

En outre, il importe de savoir que les formateurs, les accompagnateurs sont des personnes chez qui cette intelligence est beaucoup développée. Ceux-ci s’activant à être attentifs à ce que nous, les formés vivons, en est la preuve. En effet, la bonne écoute et la compréhension de ce que nous leur exprimons, sont des caractéristiques de l’intelligence linguistique. Et de là, nous affirmons que l’accompagnement spirituel est un cadre qui requiert aussi un langage cohérent et donc l’intelligence linguistique pour pouvoir exprimer notre vécu présent, nos émotions, nos efforts et nos faiblesses, afin d’être bien compris pour être bien accompagnés en vue d’un bon discernement.

DÉVELOPPEMENT DE L’INTELLIGENCE

Pour une amélioration de cette intelligence verbale-linguistique déjà présente dans notre communauté, plusieurs facteurs sont à prendre en compte.

Dans un premier temps, il sera important de nous activer plus à l’apprentissage d’autres langues, faire un dépassement de nos langues locales. En effet, parvenir à saisir facilement et rapidement le sens d’un message qui nous parvient dans une langue autre que la nôtre n’est pas une chose simple, car la tendance de vouloir identifier, à ce que l’on a l’habitude de faire ou de dire dans nos cultures, ou dans nos langues, est très grande. D’où le jugement hâtif qui n’aboutit toujours pas à de bon résultats.

Dans un second temps, retenons que pour améliorer notre intelligence linguistique, il faut un effort constant de sortir de soi.

CONCLUSION

En somme, retenons que l’intelligence verbale-linguistique est un moyen très essentiel pour la communication, la prise de décisions et aussi pour la bonne marche d’une société. Par ailleurs, nous sommes conscients des multiples efforts à fournir pour le développement des intelligences multiples.




Auteurs de cet article: de la gauche à la droite nous avons Sidoine BAKO, Rodrigue KAMENAN, Jean François BANSE, et Stéphan APLA.



[1][en ligne], Renaud KEYMEULEN, 10 février 2016, http // : www.intelligences-multiples.org/intelligences-multiples2/les-8-types-d’intelligences/, consulté le 01/04/2019.

L’INTELLIGENCE VISIO-SPACIALE À LA MAISON LAVIGERIE


INTRODUCTION

L’être humain se distingue des autres êtres de la nature par sa capacité de raisonner, de porter des jugements sur tout ce qu’il est et tout ce qui l’entoure. Cette capacité de penser lui permet de se soustraire de l’emprise de la nature et de développer des facultés qui sont innées en lui pour s’adapter aux circonstances et améliorer ses conditions. Ces facultés que les chercheurs appellent intelligences se présentent sous plusieurs aspects dont 09 formes d’intelligences qui lui permettent d’organiser sa vie et de dominer la nature. Notre travail sera consacré à l’une de ses intelligences qu’est l’intelligence Visio-spatiale. De quoi s’agit il ? comment pouvons-nous l’acquérir dans les différents aspects de notre formation ? Par quels moyens pouvons-nous l’améliorer ou la garder ? la réponse à toutes ces interrogations constituera l’ossature de notre recherche.

DÉFINITION

L’intelligence visuo-spatiale est cette capacité qui nous permet de nous situer dans l’espace. Elle est le moyen par lequel nous arrivons à développer notre conception mentale des images, de pouvoir organiser et ordonner de façon esthétique des objets et autres matériels situés dans l’espace. « C’est la capacité de percevoir, et à se construire une représentation mentale de l’espace ».  Elle est l’une des intelligences multiples qui se développe dès la naissance et s’améliore petit à petit avec l’âge, avec le temps. Elle nous permet de localiser notre position spatiale, de déterminer où nous sommes par rapport à d’autres endroits. Elle a un caractère spécifique car en plus de la vision elle est liée à la mémoire et à la raison.

ACQUISITION

Pour acquérir toute chose il est toujours nécessaire que nous ayons la volonté et que nous nous rendions disponible à la faire. Pour dire que l’acquisition des intelligences multiples demande une concentration car une petite distraction peut nous amener à la dérive. En particulier, celle Visio-spatiale exige une connexion entre la pensée et la vision. Nous pouvons l’acquérir en développant notre capacité d’imagination dans la réalisation des objets d’art ; nous voulons ici parler de l’architecture, la cartographie etc. Son acquisition nécessite une application permanente des exercices d’orientation et de créativité tels que la rotation dans l’espace, la comparaison de deux objet placés dans de milieu différent qui peuvent être identique ou non. Il faut noter que chaque personne nait avec une certaine prédisposition à développer de manière personnel. Donc son acquisition demande un engagement personnel.

Dimitri responsable du comité de press
DANS LE CADRE NOTRE FORMATION

Dans le cadre de notre formation à la maison Lavigerie nous apercevons difficilement ce type d’intelligence par rapport aux autres types d’intelligences. Cependant nous pouvons souligner de passage quelques petits aspects un peu visibles de celle-ci. D’abord nous utilisons notre intelligence Visio-spatiale dans la presse surtout dans la photographie et les reproductions qui constituent en quelque sorte un art. Cet art consiste donc au choix des photos, et leur classement en vue d’une belle production claire et distinctes. Nous pouvons noter la décoration de notre thème de l’année et les différentes décorations qui y sont faites. 

Elaboration de notre thème de l'année par les séminaristes

Depuis l’année dernière notre maison a eu la chance d’accueillir le blog qui contribue à développer notre intelligence Visio-spatiale. Cela nous permet de connecter notre milieu interne avec le reste du monde à travers les articles publiés, les images sur nos différentes activités. Par notre manière de célébrer les anniversaires surtout dans le choix de l’espace et la disposition des chaises. En outre nous développons notre intelligence Visio-spatiale dans notre vie apostolique. En effet, cette intelligence se développe par notre capacité de nous situer dans l’espace, à travers notre capacité de se faire des références, à se retrouver. Dans le but du respect de tout chacun dans sa culture, et du statut de son milieu, cette intelligence nous permet d’observer une distance canonique entre les personnes. Nous pouvons également la retrouver dans nos différentes méditations et durant notre Lectio Divina au cours desquelles nous explorons notre espace intérieur et faisons des liens avec l’espace extérieur dans lequel nous contemplons les merveilles de Dieu. Autrement dit, ces moments sont un temps de contemplation « d’imagination réelle ». Aussi, nous retrouvons cette intelligence dans la réalisation de l’audio-visuel de la maison à la fin de l’année académique en vue de présenter de façon claire la vie à la Maisons Lavigerie à tous nos parents et invités. Enfin nous utilisons cette intelligence dans notre bibliothèque dans le classement de nos différentes œuvres et même dans la chapelle, au réfectoire quand nous disposons nos chaises et aussi dans nos chambres lorsque nous y mettons de l’ordre. En un mot notre intelligence Visio spatiale est mise en application lorsque nous recherchons l’esthétique autour de nous.

Etienne à gauche et Armel à droite en charge de la bibliothèque

DÉVELOPPEMENT DE L’INTELLIGENCE

Pour développer cette intelligence dans le contexte de notre formation il serait nécessaire pour nous de la prendre dans toute son intégrité. Il nous est important de créer nos propres exercices qui nous aiderons à développer cette intelligence. Nous pouvons apprendre à nous localiser avec maps,  ou si nous avons un esprit créatif, nous pouvons à travers nos pensée concevoir et créer de belle initiatives. Nous pouvons également nous appliquer dans les décorations lors des fêtes, participer au concours d’oeuvre d’art lors des fêtes de la Maison Lavigerie et de don Orione et bien d’autres exercices comme le jardinage. Dans le jardin, le milieu nous impose une façon de repartir les semences pour une meilleure récolte. Plus nous développons un esprit créatif, plus nous parvenions à développer cette intelligence.

CONCLUSION

En toile de fond, retenons que toute activité humaine nécessite un recours à la raison, ce que la distingue d’ailleurs des autres. Cette raison lui permettra de développer ces intelligences que nous jugeons indispensables pour notre vie et en particulier pour notre formation car elles nous servent de moyens pour une meilleure vie interculturelle. Pour cette raison, nous nous invitons à nous engager sur le chemin de développement de ces intelligences.



Auteurs de cet article: de la gauche à la droite nous avons Jöel NANA, Gilles NAYO, Casimir DABRÉ, et Honoré ADYA.

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