lundi 13 avril 2020

Que coronavirus est vaillant !


Coronavirus :

Que coronavirus est vaillant !
Il lui a fallu pour instaurer la politesse ;
Il lui a fallu pour instaurer le respect des forces de l'ordre.
Il lui a fallu pour instaurer la fidélité.
Il lui a fallu pour vaincre le noctambulisme souvent débauché.


Coronavirus ! Qu'il est vaillant !
Il lui a fallu pour obtenir du bénévolat sanitaire,
Il lui a fallu pour obtenir d'allocation sanitaire ;
Il lui a fallu pour susciter du patriotisme sanitaire ;
Il lui a fallu pour conscientiser sanitairement.


Que coronavirus est vaillant !
Il lui a fallu pour susciter la solidarité.
Il lui a fallu pour éradiquer la haine ;
Il lui a fallu pour renchérir l'intimité.
Il lui a fallu pour que "jaillissent la vie".


Vraiment : coronavirus est vaillant.
Il lui a fallu pour considérer de vieux trésors ;
Il lui a fallu pour louer l'admonesté.
Il lui a fallu pour renouer l'amitié ;
Il lui a fallu pour que vienne la réconciliation.


Que coronavirus est vaillant !
Ainsi, avons-nous pensé la force de coronavirus dans notre pays et un peu partout dans le monde.
Pensée méthodique
"Ne puisse sortir de blâme que de celui qui ne comprend pas l'intelligence de l'homme."



Maxime Kaboré

mercredi 8 avril 2020

Historique du Mardi gras et du carnaval.


L'humour en temps de crise:

 Lecture du livre des séminaristes.

En ces jours-là, le supérieur habitera sous le même toit avec le formé. La jeune postulante se couchera près du séminariste. Les aspirants et les aspirantes, les postulants et les postulantes, les novices des deux genres habiteront tous ensemble, feront tout ensemble et le nom du Seigneur sera béni. Le supérieur et la supérieure auront même chambre. Le recteur et la maîtresse des novices travailleront toujours dans le même bureau. Ils auront tous deux un seul matelas en commun. Acclamons les séminaristes !

Nous sommes tous rassemblés pour fêter ensemble le Mardi gras, un évènement tant attendu par ceux qui l’ont déjà vécu et qui veulent le revivre ; un évènement suscitant la libido dominante de ceux qui ne l’ont pas encore vécu. Toutefois, il convient avant tout et pour mieux entrer dans la chose même, de savoir ce que c’est que le Mardi gras et de connaître le sens dont il est porteur. Qu’est-ce que le Mardi gras ? Pourquoi Mardi gras ? D’où est originaire la fête du Mardi gras ? D’où vient la tradition du carnaval rattachée à Mardi gras ? Que mange-t-on à Mardi gras ?

L’origine du Mardi Gras remonte au temps des Romains. La fête romaine s’intitulait les Calendes de mars. En effet, les Romains célébraient le réveil de la nature par des rites agraires. A cette occasion, les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés. C’est l’origine lointaine. Cependant, l’origine du Mardi Gras est catholique. La fête du Mardi gras est une fête d’origine catholique qui précède le mercredi des cendres. En 1094, la fête était déjà mentionnée dans une charte du doge Faliero à Venise, et en 1269, le Sénat prescrivait que l’on considère la veille du Carême comme jour de fête. Ainsi dit, Mardi gras est un jour d’abondance et de joie qui précède le mercredi des cendres. Mais, ce n’est pas une fête liturgique. Vous ne verrez pas cette fête inscrite sur le calendrier liturgique. Fixé à la veille de l’entrée en Carême, le Mardi gras se présente comme le dernier jour de répit avant une longue période de jeûne de de prière. C’est un temps de divertissement, de réjouissance qui répond au besoin d’oublier les soucis de la vie de tous les jours avant la période austère du Carême. Il distrait l’individu de ses préoccupations et de son existence bien réglée. Mardi gras est appelé ainsi par contraste avec le carême où jadis l’alimentation ne devait être ni carnée, ni graisseuse. C’était le dernier jour où l’on mangeait gras, c’est-à-dire la viande, le poulet, des œufs et des graisses. Alors pour écouler les stocks de nourriture, pouvant se perdre d’ici Pâques, la tradition veut que l’on confectionne non seulement des gâteaux, des crêpes et de beignets mais aussi que l’on fasse du yaourt et du dêguê. Qu’en est-il du carnaval ?

Il est à souligner que le carnaval s’impose comme l’évènement majeur de cette journée du Mardi gras. Carnaval vient du Latin carne vale, ce qui signifie « adieu à la chair ». C’est dans les communes indépendantes d’Italie que serait né le carnaval tel que l’on le connaît aujourd’hui. Notamment à Venise : dès le XIè siècle, la période précédant le Carême donne lieu à des célébrations encouragées par les autorités, qui y voient une occasion de renforcer l’esprit civique. Les masques apparaissent au XIIIè siècle, renforçant le sentiment d’anonymat et permettant certaines outrances comme l’inversion des rôles sociaux. Une journée durant, les esclaves se comportent comme leurs maîtres et les maîtres servent les esclaves. De son côté, l’Eglise, après avoir réprouvé le carnaval, a fini par le tolérer, y voyant un exutoire pour la population, lui permettant ainsi de respecter les règles tout le reste de l’année.

Bonne fête à nous tous et fructueux temps de Carême !  


Serge SAWADOGO                                                                                     

Le Pape se confie sur sa perception de la crise du coronavirus


Comment le Pape vit-il la crise provoquée par Covid-19 ? Et comment se prépare-t-il pour l'après ? Le journaliste britannique Austen Ivereigh a interrogé le Pape François pour un entretien publié dans "The Tablet", "Commonweal", sur ABC et dans "La Civiltà Cattolica".

«La Curie essaie de continuer à travailler, à vivre normalement, en s'organisant par roulement pour qu'il n'y ait jamais trop de monde tous ensemble, explique François dans cet entretien. Nous maintenons les mesures établies par les autorités sanitaires. Ici, à la Maison Sainte-Marthe, deux équipes ont été mises en place pour le déjeuner, ce qui contribue à réduire l'afflux. Tout le monde travaille au bureau ou à la maison, avec des outils numériques. Tout le monde est au travail, personne n'est inactif».

«Comment le vivre spirituellement ? Je prie plus, parce que je pense que je dois le faire, et je pense aux gens. (…) Je pense à mes responsabilités actuelles et aux conséquences... Les conséquences ont déjà commencé à être tragiques, douloureuses, alors il vaut mieux y penser maintenant.» «Ma plus grande préoccupation - du moins, celle que je ressens dans la prière - est de savoir comment accompagner le peuple de Dieu et être plus proche de lui.»
En ce qui concerne l'attitude des évêques et des prêtres, le Pape redit que «le peuple de Dieu a besoin que le pasteur soit proche de lui, qu'il ne se protège pas trop... La créativité du chrétien doit se manifester en ouvrant de nouveaux horizons, en ouvrant des fenêtres, en ouvrant la transcendance vers Dieu et vers les hommes, et elle doit être redimensionnée dans le foyer. Il n'est pas facile d'être enfermé à la maison».

La dénonciation de la culture de mort

«Certains gouvernements ont pris des mesures exemplaires, avec des priorités clairement définies, pour défendre la population, reconnaît le Pape, concernant l’attitude des autorités politiques. Mais nous nous rendons compte que toute notre réflexion, que cela nous plaise ou non, est structurée autour de l'économie. Il semblerait que dans le monde de la finance, il soit normal de faire des sacrifices. Une culture du déchet. Je pense à la sélection prénatale, par exemple. Aujourd'hui, il est très difficile de rencontrer dans la rue des personnes atteintes de trisomie 21. Lorsque vous le voyez sur l'échographie, ils le renvoient à l'expéditeur», s’attriste le Pape, qui dénonce une nouvelle fois la «culture de l'euthanasie, légale ou occulte, dans laquelle la personne âgée reçoit des médicaments jusqu'à un certain point.»

Le Pape évoque aussi l'encyclique du Pape Paul VI, Humanae Vitae et sa portée prophétique, dont peu d’observateurs étaient conscients lors de sa publication en 1968. «Le grand problème sur lequel les pasteurs se sont concentrés à l'époque était la pilule. Et ils n'ont pas réalisé la force prophétique de cette encyclique, anticipatrice du néo-malthusianisme qui se préparait dans le monde entier. C'est un avertissement de Paul VI sur la vague de néo-malthusianisme que nous voyons aujourd'hui dans la sélection des personnes en fonction de la possibilité de produire, d'être utile : la culture du gaspillage».

Un appel contre l’hypocrisie

Répondant à la question de savoir si l'impact de la crise peut conduire à une révision de nos modes de vie, à une conversion écologique et à des sociétés et des économies plus humaines, le Pape déclare que «nous avons une mémoire sélective» et a cité les nombreuses morts causées par les guerres, y compris celles d'Europe, que nous oublions. Il cite de nouveau avec inquiétude la résurgence des discours populistes et il ajoute : «Cette crise nous touche tous : riches et pauvres. Il s'agit d'un appel à l'attention contre l'hypocrisie. Je suis préoccupé par l'hypocrisie de certaines personnalités politiques qui disent vouloir faire face à la crise, qui parlent de la faim dans le monde et qui, pendant qu'elles en parlent, fabriquent des armes. Le moment est venu de nous convertir de cette hypocrisie à l'action. L'heure est à la cohérence. Soit nous sommes cohérents, soit nous perdons tout», souligne-t-il avec fermeté.

Mais François voit aussi ce temps comme une opportunité pour le changement des comportements : «Chaque crise est un danger mais aussi une opportunité. Et c'est une occasion de sortir du danger. Aujourd'hui, je pense que nous devons ralentir un certain rythme de consommation et de production et apprendre à comprendre et à contempler la nature. Et se reconnecter avec notre environnement réel. C'est une opportunité de conversion», explique le Pape.

Nous devons, martèle François, «descendre dans le sous-sol, et passer de la société hypervirtualisée et désincarnée à la chair souffrante des pauvres. C’est une conversion consciente. Et si nous ne partons pas de là, la conversion n'aura pas d'avenir. Je pense aux “saints de la porte d’à côté” en ce moment difficile. Ce sont des héros ! Les médecins, les bénévoles, les religieux, les prêtres, les travailleurs qui accomplissent leurs tâches pour que cette société fonctionne».

Les défis de l’Église après la crise

À propos de l'Église d'après-crise, François confie : «Il y a quelques semaines, un évêque italien m'a appelé. En détresse, il m'a dit qu'il allait d'un hôpital à l'autre pour donner l'absolution à tous ceux qui se trouvaient à l'intérieur, en se mettant dans le hall. Mais certains canonistes qu'il avait appelés lui ont dit non, que l'absolution n'est permise que par contact direct. "Père, que pouvez-vous me dire?" m'a demandé l'évêque. Je lui ai dit : "Monseigneur, faites votre devoir de prêtre." Et l'évêque me dit : "Merci, je comprends". Puis j'ai appris qu'il donnait l'absolution partout».

«En d'autres termes, l’Église est la liberté de l'Esprit en ce moment face à une crise, et non une Église enfermée dans des institutions... Le dernier canon dit que tout le droit canonique a un sens pour le salut des âmes, et c'est là que la porte nous est ouverte pour sortir et apporter la consolation de Dieu dans les moments de difficulté», explique le Pape. L’Église et le reste de la société doivent donc tout faire pour «prendre en charge l’Histoire». «Ce que je demande aux gens de faire, c’est de prendre en charge les personnes âgées et les jeunes», et toutes les personnes «dépouillées» ou «escroquées» en ce temps de crise.




vendredi 3 avril 2020

LA MAISON LAVIGERIE ET LE COVID-19

            


            Depuis un certain temps tout le monde entier est en train de traverser un des moments dur de son histoire. Nous pensions que le monde avait cessé de courir et maintenant est entrain de marcher, mais nous ne sommes pas sans le savoir que le monde est à genoux. Tous les continents sont en perpétuelle course pour vaincre l’adversaire. De quoi est-il question? Il s’agit du Coronavirus ou du Covid-19.




            Tous, le savent maintenant que ce mauvais virus est parti de la Chine et s’est propagé dans tout le reste du monde. De ce point de vu, une des choses qui se fait remarquer du fait de cette pandémie est la chute de l’économie mondiale... Il était hier que l’on pointait du doigt l’ennemi chez le voisin, aujourd’hui, il est notre compagnon de route. Pourquoi cette vitesse qui tend vers celle de l’éclair. Si la Chine s’en est sorti, c’est grâce à sa discipline. L’OMS et les différents ministères de santé, nous ont proposé des mesures hygiéniques pour réduire la chance à cette maladie de gagner du succès. Pour mettre l’accent sur les préventifs, la conférence épiscopale a siégé deux fois de suite pour prendre des mesures afin d’éradiquer cette maladie.

            À la maison Lavigerie, maison de formation du premier cycle de formation de la société des missionnaires d’Afrique ici à Ouagadougou, nous vivons rigoureusement les règles d’hygiènes prescrites par les dirigeants politiques et religieux. Nous observons la pratique du confinement. Pour une communauté comme la nôtre, internationale et interculturelle, nous nous sacrifions à prendre les mesures au sérieux en signe de participation à notre patrie. Pour le fait, plusieurs de nos activités de rassemblement ont été suspendues. Notre confinement est pour tout le temps. Cette situation tragique que le monde endure finira quand? Nous sommes déjà fatigués d’investir nos espoirs à la rencontre d’un lendemain sain. Tous les jours que Dieu fait, nous nous décourageons d’avantage des nombres de cas observés et des pertes de vies. Ce qui défavorise notre espoir le plus en ce lendemain, est tout simplement le maigre nombre de cas guéris. Est-ce à dire que celui en qui nous avons mis notre espoir nous a abandonné? Surement non!


            De ce qui est proprement du Covid-19, c’est une maladie infectieuse causée par le contact d’un virus à ARN fréquent de la famille des coronaviridae. Cette infection a, tout comme toutes les autres maladies, un mode de transmission. Elle se transmet par le contact net d’un individu déjà infecté à un individu sain. Le simple rapprochement d’un sujet sain à un sujet infecté est susceptible d’être un moyen de transmission. Aussi, l’utilisation commune des mêmes objets avec un individu atteint est un moyen. À cela, une catégorie d’individu, face à cette infection, est très vulnérable. Mais nous nous abstenons d’en faire des illustrations. Ce qu’il est opportun de retenir, est que tout individu s’exposant volontairement ou involontairement à une mauvaise conduite sera sans doute atteint. À cet effet, lorsqu’un individu est atteint, celui-ci présente pas mal de signes qui justifient la présence du virus dans son corps, et ces signes peuvent lui permettre de prendre à temps soin de lui. Parlant ainsi de symptômes, l’individu peut présenter une fatigue générale, une fièvre de plus de 380, la toux, et principalement des troubles respiratoires... Il faut noter que le temps moyen pour manifester les symptômes est cinq jours. Cette moyenne varie de un à quatorze (14) jours. Il nous revient de voir ensemble comment prévenir cette maladie? Beaucoup de choses sont actuellement sur la toile de façon virtuelle pour prétendre être des protèges contre le coronavirus. Cependant, pour éradiquer cet ennemi commun, il s’agira tout simplement pour chacun de prendre ses responsabilités; responsabilité en tant que lutte pour non seulement se protéger mais aussi protéger les autres.


            Tous les pays ont pratiquement pris des mesures pour en faire face. Ces règles sont souvent défavorables et trop exigeantes pour la survie des hommes surtout dans les milieux où le niveau de vie est bas. Ce qui nous touche, c’est quand nous voyons que dans la réalité, il y a des individus dont les moyens ne suffisent pas pour mettre rigoureusement la règle de confinement en pratique. Ce que nous savons de cette maladie est que nous risquons, si rien n’est fait, de faire face à un avenir incertain. Tous ceux qui nous liront sont invités à s’éloigner de toute sorte de panique car l’idée que l’on se fait d’une maladie tue plus que la maladie elle-même. Nous pouvons nous passer des préjugés qui peuvent être source de destruction et de décentralisation morale. Le Covid-19 n’est pas la plus grave des maladies de l’histoire du monde. Elle vient après ce qui nous tue par milliers mais nous ne prêtons pas attention. À cet effet, nous nous invitons à plus de prudence et de méfiance totale des réseaux sociaux desquels l’homme est dépendant aujourd’hui car ils sont souvent source de psychose.

            Nous présentons nos sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu un cher suite au Covid-19. Que le Seigneur dans toute sa bonté accueille auprès de lui leurs âmes. Pour tous ceux qui sont touchés, nous leur souhaitons un prompt rétablissement. Pour tous ceux qui pensent qu’ils ne sont pas encore atteint, nous vous invitons à une lutte commune pour qu’ensemble on détruise la chaine de la maladie. Demeurons toujours patient et confions-nous à la protection maternelle de la vierge Marie mère du monde. Que le Seigneur continu toujours de nous bénir.



             Ensemble nous vaincrons!
                                                               


                                     
Wilfried Sidoine Yiwoalo BAKO


                                 

jeudi 2 avril 2020

Méditation de la semaine du 28 Mars au 04 Avril 2020



                      Chers frères, pour notre méditation de la semaine, l’équipe du bienheureux Christian nous propose le thème suivant : « Alors  Jésus pleura. »   Jn11, 35.
            Ayant appris la mort  de Lazare, Jésus se rendit à Béthanie pour le ressusciter. En signe de compassion, voyant les larmes de Marie, la sœur du défunt, Jésus éprouva une profonde émotion et n’a pu contenir les siennes. Ces temps-ci, nous vivons des catastrophes telles que le terrorisme, le coronavirus, etc., qui ont déjà fait des milliers de victimes. Et, l’on pourrait se demander : Dieu  nous  a-t-il abandonnés ? Est-ce une punition divine ? Tout comme Il compatissait à la mort de Lazare en pleurant, le Christ continue de verser des larmes avec nous aujourd’hui encore devant la souffrance de l’humanité. N’oublions d’ailleurs pas que c’est par amour pour les hommes qu’Il est descendu du Ciel, et a accepté mourir  sur la Croix pour nous. Pensons-nous que Celui qui a accepté toutes les humiliations du monde jusqu’à donner sa vie pour nous se réjouirait-il de nous voir souffrir ?  Prions-le d’une manière pressante, surtout en ce temps de carême pour tous ceux qui souffrent, car le Christ est et souffre avec nous dans ces moments difficiles. Bonne méditation à tous !

Barthélémy Sawadogo

lundi 23 mars 2020

Semaine du 21 au 28 Mars 2020

Bonsoir chers frères en Christ !

Après trente-huit ans de maladie, un paralytique reçoit la guérison de la part de Jésus. Que s’est-il  passé pour qu’un homme passe toute sa vie dans une impasse chronique cloué par la maladie, abandonné par tout le monde? En effet, Jésus, conscient de sa situation lui pose cette question provocatrice : « Est –ce que tu veux retrouver la santé ? » Jn 5, 6.  Tel est le thème choisi par l’équipe bienheureux Jean en vue de guider notre méditation durant cette semaine.

Cette même question peut être posée aujourd’hui où la pandémie Covid-19 ravage le monde. Devons-nous accuser la maladie ? À qui la faute ? ! Ne sommes-nous pas tous impliqués indirectement quand nous détruisons la nature ? Quant à Jésus, il continue de guérir tous ceux qui sont malades par son amour. Ne devons-nous pas faire autant ? Et nous, voulons-nous retrouver la santé ? Dans ce cas prenons conscience de notre maladie car « on ne réveille pas quelqu’un qui ne dort pas » ; prenons d’abord conscience que nous sommes malade et la guérison suivra. Bien souvent, ce même fléau peut s’observer aussi dans notre communauté. En fait, nous pouvons- nous demander si nous ne sommes pas  sources de pandémies pour nos frères ; par nos commérages, nos paroles blessantes, nos critiques qui paralysent l’autre, qui rabaissent et tuent l’autre à petit feu. Et à chaque fois que nous voulons coûte que coûte avoir raison ou abusons aveuglement de notre pouvoir. Non ! Soyons plutôt des remèdes et non des maladies en communauté. Pourquoi ne pas aider l’autre à se relever quand il tombe ?

Notre regard, nos gestes peuvent être pour autrui source de guérison et pour notre propre guérison.

Quand nous sentons l’autre affaibli par les épreuves, ayons l’audace de prononcer cette parole de Jésus «  prends ton brancard et marche » je t’accompagne pour que tu retrouves la guérison : c’est ainsi l’harmonie et la paix régneront dans notre communauté. Soyons des modèles, pas en de  simples paroles mais en actes. Alors nous pourront ainsi aider l’autre à retrouver la santé et non à créer des maladies et ensuite à être des médecins après la mort. Car Comme le disait Albérione : « vaut mieux allumer une bougie que de maudire l’obscurités »

En cette moitié du temps de carême, que la vierge Marie, notre Dame d’Afrique, intercède auprès de son fils afin que nous puissions retrouver la guérison de nos blessures intérieures et émotionnelles ainsi que nos maladies physiques pour mieux porter nos croix à sa suite.

Bonne méditation à tous !



                                                                             N'Guessan Rodrigues




dimanche 15 mars 2020

Semaine du 14 au 21 Mars 2020


Bien aimé dans le Christ, Dieu est Amour et son amour n’a pas de limite. Dieu, en effet se révèle dans l’histoire des hommes et leur montre cet Amour. Depuis la création, le souci de Dieu est de se révéler aux hommes, de se donner personnellement en vue d’établir une alliance avec eux  et de leur communiquer son Amour. En effet, depuis Adam jusqu’aux prophètes, Dieu dans l’Ancien Testament se révèle comme un Etre de dialogue constamment en relation avec les hommes. Après avoir parlé à plusieurs reprises aux pères et aux prophètes, Dieu nous a parlés en ces derniers temps par son fils. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en Lui, ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jean 3, 15). Saint Jean ajoute : « En ceci consiste l’amour : Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est Lui qui nous a aimés et a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. » (1Jean4, 10)  C’est pour partager cet Amour avec les hommes que Dieu veut établir une alliance avec eux. Il nous aime et Il veut nous rendre participants de son Amour.

A travers cette révélation, Dieu a communiqué aux hommes sa volonté et ses lois afin qu’ils les mettent en pratique. C’est ainsi que ce scribe, assoiffé de connaitre le premier des commandements pose cette question à Jésus : Quel est le premier de tous les commandements ? Jésus lui répond en disant : «Voici le premier : Ecoute,  Israël : Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » (Marc 12, 29-31).

C’est le thème que l’équipe du bienheureux Alain nous propose pour guider notre méditation au cours de cette semaine. L’homme est appelé à aimer Dieu son créateur de tout son cœur de toute son âme, et de toute sa force et aimé Dieu c’est accepter de faire sa volonté: « Ecoute,  Israël : Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ».  L’homme à des devoirs envers Dieu et ces devoirs consistent à respecter ses lois en faisant sa volonté. Jésus résume ces devoirs dans l’amour. Aimé Dieu, c’est aimer les hommes et leur faire du bien. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ». L’amour ne fait pas de mal au prochain. L’amour du prochain est une recommandation de Dieu et nous sommes invités à faire preuve d’amour envers nos prochains. C’est en aimant l’autre que j’accomplis la loi. L’apôtre Paul  nous rappelle cela en  Romain 13, 8-10. Je cite : « Celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. En effet, le précepte : tu ne commettras pas d’adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en ces mots : tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au Prochain. La charité est donc la loi dans sa plénitude. » Bien aimé dans le Christ, le royaume de Dieu est un royaume d’amour. En ce temps fort de carême, nous sommes tous invité à l’amour de Dieu et à l’amour du prochain comme nous le recommande Jésus. L’accomplissement de l’effort de carême est en effet l’amour et non la privation (poulet, yaourt). Faisons de l’amour notre quotidien. Un petit sourire à un frère ou à un malade en apostolat, la consolation et la tendresse sont entre autres des œuvres d’amour et sources de soulagement. C’est en cela que le Seigneur nous invite tous. En agissant ainsi, nous ne serons pas loin du Royaume. Les saints le sont à travers des œuvres pareilles. Que le Seigneur nous aide à y parvenir. Amen !

TORO Florent
                                                         

SEMAINE DU 7 AU 14 MARS


« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » !

L’équipe Bienheureux Charles nous invite à vivre plus intensément la miséricorde tout au long de cette semaine. Car, la miséricorde constitue le fondement même de nos efforts de carême ou encore des trois attitudes essentielles recommandées par l’Église pour ce temps de conversion. En effet, le jeûne sans la prière et le partage, n’est que peine perdue. Or, la prière qui se veut digne aux yeux de Dieu ne saurait être égocentrique, et un partage digne de ce nom ne peut être fondé que sur la bonté divine. Par conséquent, tout notre vécu durant le temps de carême (et même au-delà) pourrait se résumer dans la pratique des œuvres de miséricorde, tant au plan corporel qu’au plan spirituel. Nous n’avons pas à chercher à réaliser une miséricorde impossible. Notre miséricorde devrait plutôt tendre vers celle de Dieu, en devenant des actions concrètes en faveur de nos frères et sœurs. Ainsi, sommes-nous invités à revivre plus intensément les œuvres de miséricorde que nous proposait le Pape François à l’occasion de l’année de la miséricorde, en 2016: «Donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers(dans notre contexte nous pouvons penser aux personnes déplacées à cause des attaques terroristes), assister les malades, visiter les prisonniers, conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses (nous pouvons intégrer cela dans notre vie communautaire), prier Dieu pour tous les vivants (et pas seulement nos connaissances) et aussi pour tous les morts».

Que Dieu nous aide à y parvenir !


Bernard YAMÉOGO

jeudi 5 mars 2020

Un pèlerinage avec le Christ

SEMAINE SPIRITUELLE POUR LES ETUDIANTS DE LA 3ème ANNEE DE MAISON LAVIGERIE/ KOUBRI 2019-2020
            Du 26 janvier au 1er février 2020, les étudiants de 3e année de la Maison Lavigerie ont été accompagné par le P. Manu dans un pèlerinage aux sources de leurs vies avec le Christ. Par son témoignage de vie et par ses enseignements si riches, le Père Manu a semé dans nos cœurs la parole de Dieu durant une semaine en nous guidant de nos ténèbres jusqu’à la lumière du Christ. 

            Cette retraite fut un moment unique dans notre histoire sainte et une aventure personnelle avec le Christ, car c’est Dieu lui-même qui nous a appelé et qui nous a invité à sa rencontre. Ainsi, Il nous donna de bons moments que nous avons vécus. Ce qui nous a conduit à une ouverture large de nos cœurs. Le Seigneur a pris chacun de nous là où il était en lui donna le courage pour aller de l’avant dans son discernement. Prenant conscience de la présence de Dieu dans nos vies, nous avons été invités à lui répondre à l’instar d’Abraham dans la foi (Gn 12, 1-5). À cela, avec des yeux qui contemplent, nous nous sommes émerveillés de tout ce qu’il a fait pour nous, du don infini qu’il nous a fait lorsqu’il [Dieu] a voulu que de pauvres créatures comme nous embrassons la vie missionnaire. Qui donc est Dieu ? La découverte de l’image Dieu qui n’est qu’Amour, nous a aidé à vaincre nos peurs, nos doutes qui nous empêchaient de nous engager avec entrain, parce que dans l’Amour, il n’y a pas de crainte. Qui plus est, nous avons découvert que Dieu se révèle à travers des gens simples et pauvres.  C’est par ce projet de Dieu sur l’humanité que nous sommes transformés par le Christ. Dans une confiance absolue en l’action de Dieu en nous dans le quotidien, nous nous sommes laissés guidés dans un abandon total. Dieu nous a transformé par le Christ à travers les six (06) bénédictions : l’élection, nous sommes appelés par le Christ lui-même sur nous fixons donc le regard ; avec le Christ nous sommes devenus enfants de Dieu-amour par la filiation ; la rédemption qui consiste à ce que nous avons été sauvé de nos péchés, de nos peurs, de nos angoisses, de la perdition ; tout a été récapitulé en lui, il nous donne de prendre part à l’héritage de la vie éternelle et enfin il fait don de l’Esprit (cf. Eph 1, 3-14). L’Esprit nous révèle à quel point Dieu ne cesse de nous combler pour que nous soyons dans le bonheur. Alors que nous étions pécheurs, Il nous a aimés. Jésus nous apporte le pardon du Père, un don par excellence. Au cœur de nos péchés, il vient nous offrir gratuitement son pardon. Dans le discernement de la volonté de Dieu dans vie, nous sommes arrivés à déceler les renoncements à faire dans nos vies pour pouvoir nous nous engager jusqu’au bout. C’est se rendre libre en face des biens de cette vie (cf. Mt 6, 19-21.). Par ailleurs, nous nous tournons vers le Père avec Jésus, comme Lui et pour Lui afin de prendre conscience que le Caritas que le cardinal Lavigerie s’était donné comme devise est un service de tout l’homme et pour tout homme. Jésus nous appelle aujourd’hui à nous rendre disponible au service de la volonté du Père (Mt 19, 25-29.) Nous sommes certes appelés individuellement mais nous sommes convoqués. Cela sous-tend que nous ne pourrons accomplir cette œuvre de Dieu solitairement. C’est pourquoi la communauté doit être témoin de l’Amour de Dieu. Nous devons demander à avoir l’esprit de corps. Nous sommes appelés à témoigner de ce vivre ensemble dans un monde de discorde, pour rassembler les enfants de Dieu dispersés (cf. Ac 2, 42-47 ; Jn 11, 52.) Une communauté fraternelle est un signe du royaume.

            C’est avec assurance, confiance totale et foi que nous cueillons les fruits de cette retraite. À la fin nous avons pu individuellement bâtir nos vies sur des paroles qui nous ont touchés quand Dieu nous communiquait pendant la retraite. Enfin soyons tous interpelé sur l’évidence que c’est la prière qui nourrit nos vies et que nos vies nourrissent nos prières. C’est la prière qui doit diriger nos vies et nos vies doivent être le contenu de nos prières. C’est ce qui nous a aidé en fait à faire de nos prières un lieu de décisions profondes, d’orientations fondamentales de nos vies, c’est-à-dire à donner une réponse à notre vocation. Confions nos impossibilités au Seigneur dans la prière !!! Puisse Dieu affermir en nous la foi et son Amour, et nous donner un cœur qui s’offre, puisse-t-il nous donner de poursuivre la prière en ayant un regard sur Marie (écoute, accueil de la parole de Dieu et la disponibilité).

PLUS ON DECOUVRE QUE LE SEIGNEUR EST AMOUR, PLUS ON S’OUVRE !!!

Jean François Banse

LA RETRAITE SUR LES PARABOLES avec le Père Alain

LA RETRAITE SUR LES PARABOLES
MAISON LAVIGERIE
25 janvier – 1er février 2020
OUAGADOUGOU

Bien chers frères étudiants de la première et de la deuxième année, chers formateurs de la maison de formation Maison Lavigerie, le père Alain, secrétaire provincial est l’animateur de cette retraite. Le choix me revient de prendre la parole au nom des séminaristes de la première et de la deuxième année de philosophie, pour traduire notre gratitude et notre reconnaissance au père Alain, en mettant en exergue Dieu notre Père, qui nous a permis de faire un chemin avec lui, durant toute une semaine, non seulement pour le découvrir davantage, mais aussi pour discerner son dessein sur nos vies. En effet, depuis le samedi passé, le 25 janvier 2020, nous sommes entrés dans notre retraite de l'année de formation 2019 - 2020. Le dimanche était celui de la parole de Dieu, dimanche établit par le Pape François pour tous les troisième dimanche du temps ordinaire. Inspiré, soutenu et guidé par le Dieu trine, Père, Fils et Esprit Saint, le Père Alain nous a entretenus, sur le thème général de cette retraite : « Prier les paraboles ». Chers frères, trois raisons ont poussé le Père Alain à choisir ce thème. La première est que la parabole « est un texte simple qui nous aide à dépouiller notre prière pour aller à l'essentiel ». La seconde, c'est qu'il s'agit d'histoires, d'images, qui nous facilitent la compréhension dans notre siècle digitalisé d'aujourd'hui. La troisième raison, c'est que la parabole, le proverbe…  constituent le terreau de beaucoup de langues africaines et traduisent de profondes pensées. Aussi, pouvons-nous nous demander, pourquoi Jésus parle-t-il en parabole En effet, jésus emploie les paraboles pour faciliter notre compréhension. Il fait des comparaisons, en prenant des exemples dans notre vécu et nos pratiques quotidiennes. Il utilise des choses qui sont dans notre environnement comme la terre, la semence, l'oiseau, un homme, une femme, le levain, la maison, le figuier, le filet, le sel, les ouvriers, la lampe, ... Jésus n'a pas fait de grande discours pour nous compliquer sa compréhension.

Chers frères, avant d'aborder les thèmes de la retraite, permettez-moi de dire quelques mots sur l'homélie du Père Alain, le dimanche de la Parole. Dans son homélie, le Père nous a donné l'importance de la Parole de Dieu. Il nous a invités à la conception théologique de cette parole qui est si différente des autres écrits des livres. En effet, la Parole de Dieu, c'est le Christ Jésus, fils de Dieu, qui a pris chair et a habité parmi nous. De même que Jésus est présent dans l'Eucharistie, il l'est aussi dans la Parole. Là, le père nous a invités à son bon usage. Ainsi, le respect que nous devons devant la personne du Christ, nous le devons également en face de la Sainte Écriture ; nous sommes donc invités à la bonne préparation de la liturgie en général.

Le premier thème de notre retraite était le suivant : « la semence et la terre, l'histoire d'un rendez-vous. Qu'en retenons-nous ? La parabole de la semence en Mt 13, 3 ­9 et 13, 18- 23 nous présente quatre types d'enseignements dont le meilleur qui nous est conseillé par le père Alain est celui-ci : « d'autres sont tombées dans la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente. » Par ailleurs, vu les imprévisions de ce semeur qui est sorti n'importe quand et a commencé par semer n'importe comment et n'importe où, le père Alain nous enseignait en ces mots :  « Alors que le paysan sème à une époque bien déterminée, l'histoire de la rencontre de la semence divine et de la terre est celle d'un rendez-vous, dont l'heure n'est pas précisée, ni le jour, ni l'heure, ni la saison. La raison est que, Dieu est toujours là et qu'il sème à travers toutes les circonstances de la vie. Le père continu son enseignement : « une telle retraite comme celle que nous entreprenons, est bien l'histoire d'un rendez-vous. Espérons que ça ne soit pas celle d'un rendez-vous manqué. Pour ce faire, il nous a proposé de nous nourrir de la Parole de Dieu comme ce le fut jadis pour les prophètes, je cite, dans Ezechiel « je regardai : une main était tendu vers moi, tenant un livre enroulé... il me dit ; « fils d'homme mange-le, mange ce rouleau ... » j'ouvris la bouche et il me fit manger ce rouleau... Je le mangeai, il fut dans ma bouche d'une douceur de miel » (Ezéchiel 2, 9... 3, 3). Enfin, le père ajouta que la bonne terre, c'est l'homme qui a fait de la parole, le tout de son existence.

Un mystérieux levain fut le thème de l'après-midi.

Sur ce thème, le père Alain nous a fait découvrir la puissance du levain, aussi petit qu'il soit, mais qui fait lever la pâte. Il nous a donné l'exemple des six martyrs, Missionnaires d'Afrique, avant l'arrivée de la bonne nouvelle au Burkina Faso. Ces martyrs disait-il sont des levains pour l'expansion de la parole de Dieu aujourd'hui au Burkina. Le père nous disait que ce levain est en nous. Il ajoute : « une vraie vie intérieure, c'est un peu le cœur dans le corps du monde. La parabole du levain est également une image de la transformation du cosmos. 

Elle suggère que la construction du royaume n'implique pas une évasion de ce monde. Ce n'est pas en se réfugiant dans un au-delà de l'espace et du temps qu'on y travaille le plus efficacement, mais en allant toujours plus loin dans un au-delà d'intensité de vie.» 

, le père nous a fait savoir que le levain peut produire du bon fruit comme du mauvais, selon l'usage qu'on en fait. Et puisqu'il est en nous, mais pour mieux dire sans fausser la pensée de Jésus, disait le père Alain que nous sommes la pâte et Dieu est le levain en nous, nous devons nous laisser guider par Dieu et son Esprit Saint pour la production d’un bon fruit pour un monde de paix.

Le lundi matin, il nous a été développé comme thème, je cite ; « À temps nouveau, forme nouvelle et homme nouveau ! La parabole du drap neuf et du vin nouveau.» Dans son développement, le père nous a invités à renoncer à toute forme d’intégrisme. Qu'en est-il exactement ? L'intégrisme est le fait de vouloir toujours garder les anciennes pratiques religieuses, tendance à retourner à la source pour s’y figer. Et pourtant, par la venue de Jésus, nous avons part à de la nouveauté. Nous sommes délibérés des pratiques stériles, sans raison. Jésus dira, « l'homme n'est pas fait pour le Sabbat, mais le Sabbat pour l'homme. » Il ajouta : « vous avez appris qu'il a été dit, mais moi je vous le dit. » Jésus est venu donc rendre toute chose nouvelle. Nous sommes ainsi invités à recevoir cette nouveauté de Jésus. Il est à noter aussi qu'à propos du vin nouveau, le Père nous a fait savoir que Jésus, en parlant du vin nouveau, n'encourage pas la consommation d'alcool, il n'a pas dans son portefeuille, des actions de viticulteurs du coin. En parlant du vin nouveau, Jésus parle de vie nouvelle, une vie remplit, dirigée par l'Esprit de Dieu. Outres nouvelles, hommes nouveaux et surtout, relations nouvelles, attitudes nouvelles les uns envers les autres : plus de compréhension et moins de jugement, plus de grâce et moins de légalisme etc.

Dans l'après-midi, le thème est intitulé : Sur ta parole, je bâtirai ma maison. Dans la parabole de la maison bâtit sur le roc en Mathieu 7, 24 - 27, Jésus dit : « Ainsi tout homme qui entend les paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut être comparé à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. » Il est clair que dans son enseignement, le Père Alain nous faisait comprendre que le roc, c'est la parole de Dieu, et la parole, c'est le Christ, la maison, c'est notre vie, notre foi, que le Christ nous invite à bâtir sur lui. Chers frères, en ce sens, il nous a été demandé de nous questionner sur notre relation personnelle avec le Christ. Quel est le lien entre le Christ et ma personne ? Est-ce que mon oui à l'appel de Dieu est solide et sincère comme celui de Marie, mère du Christ ? Le Père nous a invité à bâtir notre vie communautaire sur le Christ qui est la force de l'union et la source jaillissante de l'Amour. Aussi, a- t-il dit que c'est pour bien fonder sa vie qu'il y a plusieurs étapes dans la formation des missionnaires d'Afrique, afin de bien murir sa réflexion, en vue de l'adhésion authentique à la communauté. Chers frères, souvenons-nous de la pierre angulaire qu'ont rejetée les bâtisseurs et qui est devenue la principale et construisons notre communauté sur le Christ, le roc.

Le mardi dans la matinée, le père Alain nous a développé le thème suivant : une compassion débordante ; le père miséricordieux.

Plusieurs commentaires que l'on peut en faire, le père développa la parabole de l'enfant prodigue sous son aspect de rétribution. Connaissant bien cette parabole du père miséricordieux, nous pouvons directement aborder les points essentiels à notre leçon. Après le partage des biens de ce père entre ses fils, selon la loi juive, le fils le plus jeune alla gaspiller sa part. Le père Alain disait dans son enseignement ce qui suit : « il semble juste et équitable d'imaginer que le plus jeune fils, s'il retourne à la maison, ne pourra plus prétendre à quoi que ce soit vis à vis de son père et de son frère. » Mais lorsque le fils s'est reconnu coupable et a décidé de revenir vers son père pour demander pardon, il a été surpris par la compassion de son père qui, le voyant de loin, couru, se jeta à son cou et ordonna qu'on lui porte de beau vêtement, un anneau au doigt, et des sandales aux pieds. Chers frères en Christ, comme le disait le père Alain, nous sommes invités à imiter ce fils dans la reconnaissance de nos fautes pour demander pardon. Aussi, ce père passionné, nous disait-il, est le Dieu notre père qui est prêt à tout moment à nous recevoir, que nous ayons l'attitude du jeune fils ou de l'aîné qui est habité par la jalousie. Notre Dieu ajouta le Père Alain, est un Dieu d'Amour dont nous ne devons pas avoir peur. Il est non seulement proche de nous, mais il est en nous. Nous sommes donc invités de faire preuve de sa présence en nous, par nos gestes d'amour, du pardon, etc. Pour finir, nous pouvons aussi nous rappeler la signification des sandales dans cette parabole. Le père Alain expliqua en ces termes : « dans le livre de Ruth au chapitre 4, 7, on explique qu'en Israël, quand il y avait une dette à régler, on échangeait les sandales ... En lui mettant une paire de sandale au pied, le père signifie qu'il n'y a plus de dette entre eux ... C'est fini ... »  le Père nous a aussi donné l'exemple de l'icône de la congrégation de Notre Dame de perpétuel Secours, où le petit Jésus perd sa sandale. En réalité, il ne la perd pas. Plutôt, il la donne pour effacer nos dettes et nous apporter le salut.

Dans la soirée, a lieu la célébration pénitentielle. Le thème fut : « je suis le cep et vous les sarments » Mt 15, 5. Dans sa brève homélie, le Père Alain a mis l'accent sur la vraie vigne, les sarments et le vigneron. La vigne c'est le Christ Jésus : « moi je suis la vigne et vous, les sarment. Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-la donne beaucoup de fruit » Jn 15, 5. Oui chers frères, il nous a été dit que les sarments se nourrissent à partir de la vigne qui aussi tire sa sève de ses racines. Les sarments ne peuvent pas vivre sans se greffer sur la vigne. C'est ainsi qu'il en est pour nous chrétien. Notre vie ne peut porter de bon fruit qu'en étant greffée sur le Christ. C'est par là seulement que le vigneron, Dieu notre Père nous émondera afin que nous portions davantage du fruit. Il nous a été demandé dans notre examen de conscience, de voir ce qui nous empêche de porter les fruits de l'Esprit Saint. Reconnaissant notre faiblesse, nous avons eu part au sacrement de réconciliation et au rite de purification par l'eau bénite en mémoire de notre baptême.

Le mercredi matin, notre causerie est portée sur la parabole du figuier : figuier desséché ... croix portant du fruit. Le père Alain nous expliquait ce qui suit : « dans la Bible, le figuier symbolise la fertilité, et l'abondance à côté de l'olivier et de la vigne dans laquelle il est généralement planté. Le figuier ici est à concevoir sous un aspect spirituel. En effet, disait le père ; « se reposer à l'ombre d'un figuier, c'est à la fois goûter la paix et méditer.» Par ailleurs, « c'est sous un figuier que Bouddha a reçu l'illumination ». Si Jésus parle de figuier, il fait allusion à la vie spirituelle, la vie de prière. Le figuier donne non seulement de l'ombre pour y prier, mais aussi de bon fruit délicieux. C'est le fruit de la prière. Jésus en colère contre le figuier sans fruit, traduit selon l'enseignement du père Alain, « l'incapacité d'une partie de son peuple à produire de bon fruit.» En outre, ajouta-t-il que la croix de Jésus n'est plus de simple bois, mais ce bois qui porte du fruit pour le salut de l'humanité. Un théologien appréciant la croix de Jésus disait que la croix est le seul endroit où on peut rester tranquillement, rester à l'ombre de la croix. Chers frères, nous avons à cet effet passé notre journée sous la croix. Commencé par un magnifique chemin de croix écrit par quinze jeunes âgés de 16 à 27 ans, nous avions ensuite abordé le rite de l'ensevelissement. Au courant de cette cérémonie, nous avons vénéré la sainte croix qui nous a apporté le salut. Des prières personnelles accompagnées de la passion du Christ selon St Jean, chantée par les Moines de Keur Moussa au Sénégal. Le père Alain a partagé avec nous sur l'Evangile selon St Mt, l'humilité du Christ, sa soumission, son abaissement, l'acceptation de sa condition humaine, jusqu'à accepter la mort des brigands (mort sur la croix), pour notre salut. C'était en vérité une journée bien remplie, permettant notre élévation vers le père céleste et comblée de grâce que nous pouvons appeler, journée spirituelle. Chers frères, l'écriture nous le dit « la gloire de Dieu, c'est que vous portiez du fruit, et que vous le portiez en abondance.» A chacun de témoigner ses grâces reçues.

Le jeudi matin, le thème a porté sur Lazare ou « Dieu aide ». Il nourrit tous ceux qui ont faim ! La parabole du riche et pauvre Lazare, Luc 16, 19 — 31. Cette parabole de Jésus, nous disait le père, serait inspirée de l'histoire du riche publicain Bar' Maj et du pauvre scribe, qu'on trouve dans le Talmud. Il semble sans doute que Jésus connaissait cette histoire car, en a utilisé la conclusion dans sa parabole. Oui, bien aimés du Seigneur, connaissant tous bien la parabole du riche et de Lazare, le père Alain nous a proposé ce qui suit dans Luc 14, 12 - 14 « quand tu donnes un déjeuner ou un diner, n'invite pas tes amis ni tes frères, ni tes parents ni de riche voisin, sinon eux aussi t'inviteront en retour et cela te sera rendu. Au contraire, quand tu donnes un festin, invites des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, et tu seras heureux ; parce qu'ils n'ont de quoi te rendre ; en effet, cela te sera rendu à la résurrection des justes. » Dans son commentaire, le Père Alain disait : « Jésus donc nous dit qu'il ne faut pas choisir ses invités parmi les parents et les amis, mais parmi les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles. L'outrance même du propos nous oblige à regarder plus haut. C'est évidemment avant tout un état d'esprit qui est requis ici et qui doit imprégner toutes nos actions : tout faire en vue du royaume. La remarque de Jésus au sujet des invitations qui ne vont pas plus loin que le conventionnel et l'égoïsme de clan, pourrait symboliser par un cercle : on invite, on est invité... ; le cercle est fermé. Il aurait pu dire ici ce qu'il a dit dans le Sermon sur la montagne : « Les païens n'en font-ils pas autant ? » En outre, il nous a invités à être sensibles au besoin de nos frères, à porter secours à ceux qui ont besoin de nous, bref, à être disponible à accueillir. Vous nous avez mon Père, donné l'exemple de la soeur fondatrice de la communauté de Mère Theresa. Celle qui sensible et passionnée par cette voix entendu lors de sa retraite « j'ai soif » a dû quitter sa communauté pour fonder la sienne, et prenant soin des malades et des personnes en situation de précarité. Il en est de même pour le père Damien dont parlait le film dans la soirée. Le père Damien, prêtre de Jésus Christ, sensible et passionné par les lépreux délaissés et abandonnés, s'est mis volontiers à leur service et a fini sa vie comme lépreux lui-même.

Dans la soirée, notre thème est le suivant : l'humilité de l'obéissant : la parabole des deux fils. Jésus enseignait : « un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : "mon enfant, va travailler aujourd'hui à la vigne." Celui — ci répondit : "je ne veux pas". Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit :" Oui Seigneur !" Et il n'y alla pas. Le père Alain commente : «La parabole des deux fils met l'accent non plus sur le père (comme dans la parabole de l'enfant prodigue), mais sur les fils. On ne souligne pas l'attitude de Dieu, puisque le père ne réagit pas à la vraie disponibilité de l'un et à la fausse obéissance de l'autre. Les chefs des prêtres et les anciens, à qui s'adresse la parole sont comme le deuxième fils. Ils disent être obéissants, ils appellent le père « Seigneur », mais ils ne font pas ce que le père demande. Ils se considèrent justes, mais ils ne le sont pas. Ils ont interdit l'accès du temple aux païens et ils en ont fait « repaire de brigands » : leur péché sera bientôt dévoilé (MT 21, 12-17) : Jésus chasse les vendeurs et les changeurs d'ardgent du temple.

Par ailleurs, le père nous a souligné la liberté de choix. Nous sommes libres de choisir, mais quoi choisir ? Nous pouvons à cet effet imiter notre frère et Seigneur Jésus Christ dans son choix d'humilité et d'obéissance à son Père et notre Père. L'apôtre Paul dira de lui : « lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de se revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même prenant la condition du serviteur. Et pour finir, le père a abordé la question de responsabilité en disant : « une originalité du prophète Ezéchiel, tout à fait typique de la prophétie sur la nouvelle alliance, est son insistance sur la responsabilité individuelle. Chacun est libre et responsable de sa conduite. Il est faux de dire : les pères ont mangé les raisins verts et les dents des fils ont été agacées (Ezéchiel 18, 2). Nous appartenons à une communauté humaine, mais c'est chacun qui est responsable devant le jugement du Seigneur, quel que soient les péchés de ses ancêtres. Aussi, a t- il ajouté l'accompagnement spirituel fait partie intégrante de notre formation.

Chers frères bien aînés, nous avons terminé notre retraite avec le thème je cite : « la tenue liturgique de Jésus : le tablier. La parabole sur la vigilance (Luc, 35 - 38.) Dans son introduction, le père Alain disait :    « quand certains se demandent : quel était la tenue liturgique de Jésus ? La parabole du veilleur répond :  « rester en tenue de travail et gardez vos lampes allumées. Et soyez comme des gens qui attendent leur maitre à son retour des noces, afin de lui ouvrir, dès qu'il arrivera et frappera. » Il commente ainsi : « on attend le retour du maitre. La porte est fermée. Le premier concerné chronologiquement, c'est le portier, ici on dirait le gardien. Ce qu'on demande avant tout à un gardien (s'il ne dort pas !!!), c'est d'écouter de manière, à entendre la main qui frappera la porte, c'est sa façon d'être en tenue de travail et d'avoir sa lampe allumée. Pour mieux percevoir ce bruit qui sera peut-être léger, il guette les pas sur la route. Ce qui caractérise l'écoute, c'est qu'elle se situe toujours dans le moment présent. » Les serviteurs sont en tenue de service, ce qui est tout à fait normale. Mais Jésus éprouvera le contraire en disant d'avance : « En vérité, je vous le déclare, il (le maitre) prendra la tenue de travail, les fera mettre à table, et passera pour les servir.» Jésus ici, disait le Père, bouleverse les usages de son temps comme ceux de tous les temps. Or, les apôtres attendaient un Messie semblable à tous les rois de la terre, et ils se voyaient déjà associés à sa royauté, se faisant servir plutôt que servant les autres. Cette déclaration solennelle a dû leur faire présager l'effondrement d'un beau rêve, ou de ce qui leur semblait tel. Le Christ commence à leur apprendre ce qui constitue peut-être l'une des plus grandes nouveautés apportées par le christianisme : dans le royaume qu'il prêche, et qu'il fonde, les maitres sont des serviteurs. C'est ainsi que chers chrétiens, nous sommes invités à nous mettre au service des autres, car « vouloir être servi sans servir à son tour, n'est pas même une route à sens unique, c'est une voie sans issue. Aussi, gardons nos lampes allumées, soyons des chrétiens lumières pour manifester au monde, le visage de Dieu. « Vous êtes la lumière du monde » dit Jésus en Mt 5, 14. Demandons la grâce de Maman Marie, cette femme de silence et d'humilité, soumise à la volonté de Dieu.

En ce sixième après - midi, le thème de clôture était « Prévoyez votre huile ! D'autres attendent à la porte !

La retraite s'achève. Allons-nous repartir les mains vides ? Avons-nous fait provision d'huile pour aller à la rencontre de l'époux. A la fin de cette retraite et devant ce thème, voici donc les questions essentielles que le père Alain nous a amené à nous poser. Mais d'abord, à quoi servait l'huile ? L'huile au temps de Jésus, avait différents usages qui peuvent tous prendre un sens symbolique, et si l'on en possédait beaucoup parce que la récolte d'olives avait été abondante, elle témoigne de la bénédiction divine. D'abord, évidemment, elle était un aliment. On l'utilisait pour soigner les plaies, nous l'avons vu dans la parabole du bon samaritain. C'était également un produit de beauté, on s'en maquillait le visage pour le rendre brillant. Enfin, elle était source de lumière par l'intermédiaire de la flamme de lampe, comme c'est le cas dans cette parabole. 

Tous ces sens symboliques et bien d'autres encore, peuvent rejoindre notre vie spirituelle. L'huile symbolise donc tout l'ensemble de la vie chrétienne, qui est une attente prévoyante du Christ remplie du désir d'entrer avec lui dans la salle des noces. En d'autres termes, il faut préparer tout ce qui sera nécessaire pour traverser la frontière séparant le temps de l'éternité. En outre, l'arrivée de l'époux tard dans la nuit ne fait que révéler une séparation jusque - là dissimulée sous des actes de la vie courante : sortir avec sa lampe, s'assoupir et s'endormir, se réveiller dans la nuit, préparer de nouveau sa lampe... Le royaume des cieux apparait là comme une séparation. Dès lors, le royaume est présenté comme inaccompli, différé dans l'espace et dans le temps, repérable seulement par une porte qui sépare celle où l’on devrait être ensemble. Oui chers frères, nous l'avons entendu dans la parabole que les cinq jeunes filles avisées étaient rentrées et la porte fut fermée. Celles insensées sont restées à la porte des noces, porte du royaume. « Cette séparation n'est que pour un temps car le royaume n'est pas complet, tant que ceux et celles qui restent à la porte ne sont pas encore entrées dans la salle des noces » Bien aimés du Seigneur, nous ne sommes pas loin du royaume. Pour y rentrer enfin, nous dit l'Écriture « veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. Le père Alain ajoute : « vous ne savez pas quand la porte s'ouvrira de nouveau, n'oubliez pas de prendre avec vous, votre réserve d'huile, mais surtout, restez dans l'attente, veillez dans la prière.»


Stéphane APLA
Ouagadougou le 1er février 2020 
Maison Lavigerie

lundi 2 mars 2020

29 Février au 07 Mars 2020


Bonsoir chers pères formateurs, chers frères étudiants.
L’équipe bienheureux Christian nous propose de méditer sur le thème suivant « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent.» Mt 5, 44. Dans ce verset, Jésus fait allusion à ce qu’on appelle la loi de « talion » où il a été dit « tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemis », et Moi je vous dis « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent.» Chers frères, le Seigneur nous invite par cette Parole à vivre à aimer non seulement en parole mais aussi en actes. Ensuite, chacun de nous, peut se poser les questions suivantes : est-ce-que je suis prêt à aimer ou à prier avec amour pour mes ennemis ? Est-ce-que nous acceptons aimer ceux qui nous haïssent ? Pas du tout, souvent il nous arrive d’aimer ceux qui nous aiment. Nous haïssons ceux qui nous persécutent. Pendant ce temps de Carême, notre effort consisterait à pardonner à nos frères qui nous font du mal, à l’exemple de Jésus. Demandons au Seigneur de nous donner la grâce dans notre vie afin que nous puissions aimer sans faire de distinction de nationalité, d’ethnies et de religion. Bon temps de Carême et bonne méditation à tous.

TOGO Samuel

  HOMELIE DU 21 SEPT. 2024 : MESSE D’OUVERTURE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025   A L'ISPP-ML Chers Sœurs et frères, Je nous invite à...