jeudi 23 juin 2022

LA NECESSITE DE POSSEDER LA SAGESSE

 

                              Quelle maladie pire que l’ignorance ?

Or son remède qui est la sagesse est assisse tout près de l’être Absolu (Dieu).

Supplions donc le Dieu de Bonté de nous l’envoyer par son Esprit Saint.

Ô SAGESSE ! Mon amante que j’ai tant désirée !

Ton absence à mes côtés me transforme en objet de ridicule en public.

Ô SAGESSE ! Ne me laisse pas gémir ainsi jours et nuits !

Mon Seigneur et mon Dieu, je commets de gaffes, justement parce que ta Lumière, ta Flamme qui éclaire toute chose en moi, me fait défaut.

Je peux beau vouloir aimer, pardonner, partager, mais s’il me manque cette sagesse, quels vains désirs qui ne seront jamais accomplis !

Pour ma jouissance et ma sociabilité, de grâce mon Dieu,

Illumine mon âme de cette sagesse et favorise mon évasion de cette si épaisse  caverne qui symbolise la prison de mon savoir.

Le plus grand Bien pour les Hommes de ce monde, est bien de posséder la SAGESSE.

OUI,  C’EST BIEN LA SAGESSE !

Car je suis, parce que je sais que je suis. Or s’il me manque cette sagesse comment saurai-je que je suis ?

                                                                       DABIRE Ignace

COMMENTAIRE DE THEME DE LA SEMAINE DU 18 AU 25 JUIN 2022

 

Thème : Je fais de toi un prophète pour les peuples (Jr 1, 4-10).

Chers frères en Christ bonsoir ! En vue de notre méditation de cette semaine, l’équipe du père Evariste nous propose le thème suivant : « je fais de toi un prophète pour les peuples » (Jr 1, 4-10).

Le choix d’un tel thème de méditation est pour nous motiver d’une part par notre état de séminariste. En effet, le Seigneur renouvelle son appel envers nous chaque jour à la manière de Jérémie. D’autre part, étant donné que nous sommes presque prêts à être envoyés auprès de nos familles, nos amis etc., nous croyons que le Seigneur nous appelle à être des témoins de l’espérance dans nos milieux de vies.  

Dans le livre de Jérémie, le Seigneur s’adresse à celui-ci en le choisissant comme son porte-parole auprès des peuples. Il répondit : « Hélas ! Seigneur Dieu, je ne sais pas parler, je suis trop jeune. » Mais le seigneur lui dit : « Ne dit pas : je suis trop jeune. N’aie pas peur des gens ; car je suis avec toi pour te délivrer ». En effet, notre baptême nous a faits Roi, Prêtre et Prophète. Comme à Jérémie, le Seigneur s’adresse encore aujourd’hui à nous qui avons entendu et écouté sa parole, en vue d’être des exemples pour nos frères et sœurs. Sommes-nous prêts à répondre à son appel ? Acceptons-nous de mettre nos insuffisances et imperfections entre les mains du Seigneur en lui faisant confiance ?

Frères, notre monde aujourd’hui a besoin de témoins intrépides, des missionnaires infatigables et des disciples fidèles. À l’exemple de Jérémie, le Christ nous appelle à être témoins dans notre monde qui a perdu l’espoir. Nous ne serons, certes, pas des prophètes de malheurs, mais des missionnaires de la foi, des apôtres de l’espoir et des prophètes de l’espérance. Le Christ nous appelle à être prophètes dans un monde où on a  presque perdu la foi en Dieu ; dans un univers où les prêtres sont rejetés et les prophètes ignorés. Dans notre communauté le Seigneur nous invite à être des prophètes de la paix, des apôtres de la réconciliation. Quelle réponse lui donnerons-nous ?

L’exemple de Jérémie doit nous réconforter, nous encourager sur les pas de Jésus. Même s’il nous arrive souvent des moments difficiles, mettons notre confiance au seigneur et ayons foi en lui. Jésus christ nous envoie annoncer la bonne nouvelle partout dans le monde, et il affirme : « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ».

Tout au long de cette semaine, nous sommes invités à demander au Seigneur de faire de nous des prophètes et des messagers fidèles de sa bonne nouvelle. Qu’il nous donne la force d’être des missionnaires d’espérance et qu’il achève en nous ce qu’il a commencé.

Bonne méditation à tous !

 

                                                                    Simon-Pierre KONE

jeudi 16 juin 2022

THÈME : NOTRE PÈRE CÉLESTE SAIT CE DONT NOUS AVONS BESOIN ; CONFIANCE !

 

En cette onzième semaine du temps ordinaire, l’équipe du Père Emmanuel nous invite à orienter notre méditation sur le thème suivant : Notre Père céleste sait ce dont nous avons besoin ; confiance ! Les évangiles de cette semaine sont une suite du sermon sur la montagne. Jésus y enseigne ses disciples comment prier à travers la prière du Notre Père. Il les invite en effet à ne pas rabâcher quand ils prient car le Père sait déjà ce dont ils ont besoin avant même qu’ils le lui demandent.

Par ailleurs, dans un autre passage, Jésus invite ses disciples à ne pas se soucier de quoi que ce soit, car Dieu pourvoira. Prenant l’exemple des herbes des champs qui ne font rien et qui sont bien habillées ; et aussi les oiseaux qui ne sèment ni ne moissonnent et pourtant mangent à leur faim, Jésus nous invite seulement à avoir confiance en Dieu notre Père.

Chers frères et sœurs, nous aussi, dans le contexte actuel où nous vivons des situations difficiles, d’incertitude, de doute et d’inquiétude ; un contexte de terrorisme, de guerre, de violence, de maladies et autres fléaux, nous sommes quelquefois troublés, bouleversés. C’est au regard de tout cela que le Seigneur nous invite à avoir confiance en lui. Oui confiance, car son Père céleste sait tout ce dont nous avons besoin. Il sait que nous avons besoin de la paix. Oui il sait que nous avons besoin de la joie, de l’amour, du pain, de l’abri, de la santé, … Tout ce qu’il nous demande c’est la confiance

 Frères et sœurs, parfois c’est difficile, très difficile ! Mais n’oublions pas que c’est pour nous libérer de toutes ces angoisses que le Christ a accepté de souffrir et mourir sur la croix.

Alors, plus de crainte ni d’angoisse ! Faisons plutôt confiance au Seigneur car il sait tout, comprend tout et il viendra à notre secours. En toute confiance, laissons-nous guider par son Esprit-Saint !

Bonne méditation à tous !

ATOUKUI  Maurice

 

 

mardi 7 juin 2022

COMMENTAIRE DU THÈME DE LA SEMAINE DU 04 AU 11 JUIN 2022

            Thème: Laissons-nous conduire par l’Esprit Saint.

En s’inspirant des textes liturgiques de la semaine et du grand événement que nous célébrons dès ce soir (la Pentecôte), l’équipe du père Justin nous propose de méditer tout au long de cette semaine sur le thème suivant : laissons-nous conduire par l’Esprit Saint.

En effet, Jésus, avant de retourner vers le Père, a promis le Saint Esprit à ses disciples pour les enseigner. Cet Esprit que le Père envoie aujourd’hui  a une multiple mission dans notre vie chrétienne. L’Esprit Saint est défenseur, il est consolateur.  Il lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guérit ce qui est blessé, réchauffe ce qui est froid, assouplit ce qui est raide, rend droit ce qui est faussé et dissipe toute peur.  L’Esprit Saint sanctifie et purifie. L’Esprit Saint ouvre les cœurs fermés et redonne l’espoir et la confiance. C’est en lui que toute vie chrétienne s’enracine, se fortifie et porte du fruit. Dans cette même lancée, Saint Paul, dans sa lettre aux Romains, affirme avec une ferme confiance que l’Esprit est notre vie, il nous rend agréables à Dieu. Il fait de nous des enfants de Dieu.  Oui, nous sommes enfants de Dieu parce que nous agissons sous l’emprise de l’Esprit Saint. Saint Paul continue à nous exhorter à être sous l’emprise de ce même Esprit et non sous l’emprise de la chair. Car la tendance de la chair est source de conflit, de méchanceté, de jalousie, de vengeance et bien d’autres mauvais actes qui peuvent détruire toute une communauté, surtout une communauté comme la nôtre.  

Ce passage nous invite à reconnaître la dépendance  de la vie chrétienne de l’Esprit de Dieu. Cela signifie clairement que sans cet Esprit Saint il nous est impossible d’être agréables à Dieu. Sans l’Esprit, nous ne pouvons pas devenir fils de Dieu. Sans l’Esprit de Dieu, nous ne pouvons pas devenir disciples du Christ. Car refuser l’Esprit de Dieu, c’est se priver des autres grâces qui nous viennent de Dieu.

Chers frères, à cette occasion nous pouvons revoir les relations que nous entretenons avec l’Esprit Saint, tout en nous posant des questions essentielles telles que : suis-je disponible à écouter la voix de l’Esprit Saint ? Est-ce que l’Esprit Saint a une place dans mon cœur ? Dans quelle direction je me laisse conduire par l’Esprit Saint qui habite en moi ? A chacun de répondre à ces questions au cours de cette semaine.

                    Bonne et fructueuse méditation à tous et à chacun !

                                                                                                              DOUYON Joseph 

lundi 30 mai 2022

THEME DE LA SEMAINE DU 21 AU 29 MAI 2022

 

Thème de la semaine du 21 au 29 Mai 2022

            En cette sixième semaine du temps pascal, l’équipe du père Evariste nous invite à orienter notre méditation sur le thème suivant : L’Esprit Saint viendra et votre cœur se réjouira. En effet, ce thème est extrait de l’évangile de Saint Jean dans lequel Jésus annonce à ses disciples sa montée vers le Père. Cependant, cette séparation engendre la tristesse parmi les disciples.

Après avoir marché avec Jésus, cru en son pouvoir salvifique et rédempteur pendant plusieurs années, l’avènement de la passion et mort a d’abord bouleversé les disciples. Mais sa résurrection avait confirmé aux disciples qu’il est le Messie, l’envoyé et rédempteur du monde. Même Thomas l’incrédule l’avait reconnu et professé : mon Seigneur et mon Dieu. Après avoir partagé la joie, suscité la confiance, et redonné l’espoir aux disciples, Jésus annonce que sa mission terrestre est finie et il doit retourner chez son Père. Une nouvelle inquiétude renait ; l’incertitude semble s’installer ; le doute, la peur et l’angoisse saisissent une fois de plus les disciples. Mais pour Jésus, il n’y a pas à s’inquiéter : l’Esprit Saint viendra et notre cœur se réjouira. Voilà donc la promesse que Jésus nous fait, voilà le consolateur que nous attendons de la part du Christ.

Comme les disciples, nous sommes aussi confrontés aux dures épreuves du terrorisme occasionnant  des pertes de vie de nos frères, des déplacements,… dans notre contexte propre, la semaine commençante est l’une des plus angoissantes, stressantes et pénibles. C’est dans ce contexte que Jésus nous promet L’Esprit Saint. Il viendra pour être notre défenseur : c’est la certitude que Jésus nous donne. Au regard de tout ceci nous pourrons nous poser la question à savoir, comment suis-je en train de me préparer afin que quand viendra l’Esprit Saint mon cœur puisse se réjouir ? Tout au long de cette semaine, demandons à l’Esprit Saint de venir avec ses dons d’intelligence, de Sagesse et de Connaissance pour nous illuminer afin de nous préparer à construire un monde Joyeux, Paisible…

Chers frères fructueuse semaine de méditation à tous.

 

                                                                                                          SOGA Victor 1ère Année

dimanche 15 mai 2022

HOMELIE DU 5EME DIMANCHE DE PAQUES

Chaque dimanche, le Christ nous rassemble pour nous nourrir de sa parole et de son eucharistie. Tout à l’heure, à la fin de la prière eucharistique nous dirons ceci : Permets qu’avec les apôtres et tous les saints qui ont fait ta joie au long des âges, nous ayons part à la vie éternelle. 10 nouveaux saints seront canonisés ce matin à Rome. Parmi eux, le Père Charles de Foucauld qui a été très proche des missionnaires d’Afrique au Sahara. Il meurt assassiné en 1916 et plusieurs années plus tard vont naître de nombreuses communautés cherchant à vivre sa spiritualité. Il y a ici à Ouagadougou une communauté des petites sœurs de Jésus et notre cardinal archevêque Mgr Philippe Ouédraogo appartient à la communauté sacerdotale de Charles de Foucauld. Demandons par l’intercession des saints de toujours témoigner avec courage de notre foi et reconnaissons-nous pécheurs au début de cette Eucharistie. 

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Reprenons la dernière phrase de Jésus que l’on vient d’entendre : « Je vous donne un commandement nouveau, c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. »

L’Amour peut-il faire l’objet d’un commandement ? Beau sujet pour une épreuve de philosophie au bac. Cependant, comme Jésus est notre maître sans être professeur, il n'attend pas de nous une dissertation mais une conversion. « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » On peut entendre ce « comme » de deux façons. Il peut être le synonyme de « puisque je vous ai aimés »: le cœur de Jésus est la source de l'amour qui irrigue la communauté des disciples. Pourrais-je m'émerveiller d'être aimé par le Christ sans aimer à mon tour ceux qu'il me donne pour frères et sœurs ? « Comme je vous ai aimés » peut aussi vouloir dire « à la manière dont je vous ai aimés », c'est-à-dire jusqu'au bout, jusqu'au don de soi.

Or quel disciple, si fervent soit-il, se sentirait capable d'imiter l'amour du Christ pour l'humanité, amour qui l'a conduit jusqu'à la croix? Le Père de Foucauld dont je parlais à l’entrée avait cousu un cœur surmonté d’une croix, sur son vêtement. C’était une manière de traduire son attachement au Christ qui nous a donné la plus belle preuve d’amour sur la croix.

Dans l’encyclique du pape  Benoît XVI, en 2005, «  Deus caritas est », on lit un passage fort intéressant. Le pape dit qu’en grec, il y a beaucoup de verbes pour dire aimer. En français, nous sommes un peu pauvres, nous n’en avons qu’un seul. Je dirai aussi bien j’aime mon épouse et que j’aime la salade !!!

En anglais, nous avons deux verbes : love and like, c’est déjà mieux et en grec plusieurs selon qu’il s’agit d’amour d’amitié (phileo en grec : vous connaissez la ville de Philadelphie aux États-Unis… littéralement la ville de la fraternité où l’on s’aime comme des frères). On peut aussi s’aimer d’amour entre frères et sœurs dans la famille, d’amour pour sa patrie, d’amour dans le couple, d’amour de camaraderie et d’autres encore, chaque fois, un verbe différent. Enfin, toujours en grec, il y a l’amour qui ne retient rien, l’amour parfait, l’agapè. C’est l’amour dont Jésus nous a aimés. C’était si bien compris par les premiers chrétiens que lorsqu’ils célébraient l’eucharistie, il disait : nous célébrons l’agapè. C’est le verbe que Jésus emploiera au bord du lac, quand il rencontre Pierre après la résurrection : Pierre m’aimes-tu ? En clair : m’aimes-tu d’un amour d’agapè qui se donne complètement, qui ne retient rien pour lui. La troisième fois, il changera de verbe pour adoucir la question, m’aimes-tu d’un amour d’amitié… suis-je désormais ton ami ?

Ne baissons pas les bras. Le commandement de l'amour fraternel est un chemin où nous marchons pas à pas, jour après jour. Jésus ne veut ni nous coincer ni nous prendre en défaut.

Son commandement pourrait-il être écrasant alors qu'il a dit: «Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger» (Mt 11, 30)? Plus nous progressons dans l'intimité avec notre Seigneur, plus nous expérimentons que son amour libère en nous la capacité d'aimer. Le secret pour aimer, c'est d'abord de nous laisser aimer tel que nous sommes. Vainqueur de la mort et du péché, le Christ vient faire toutes choses nouvelles, changer notre cœur de pierre en cœur de chair.

Selon les spécialistes, le Père de Foucauld ne s’est pas converti une fois mais plusieurs fois. Et toutes ces étapes l’ont rapproché de Jésus jusqu’à sa dernière conversion qui a fait de lui le petit frère universel. À Tamanrasset il tombe malade et c’était dans une période très difficile de sécheresse… le bétail était décimé.  Pour guérir le père Charles, les touaregs qui l’entourent vont parcourir des kilomètres et des kilomètres pour lui trouver du lait.  Et ils vont le guérir. Alors Charles, le savant, l’homme énergique se rend tout à coup dépendant de ces pauvres. Ils lui sauvent la vie et à son tour, il va devenir le petit frère de ceux et celles qui en avaient fait leur frère dans un si beau geste de solidarité.

Cet élan d’amour a traversé toute l’histoire de l’Eglise et cette inspiration a continué de souffler dans la vie des communautés chrétiennes : au temps des persécutions les chrétiens des catacombes se soutenaient dans un amour mutuel qui faisait l'admiration de leurs persécuteurs.

Oui! La Parole de Dieu reçue et mise en pratique dans l'amour mutuel est capable de créer des "cieux nouveaux, une terre nouvelle" comme le dit la deuxième lecture. Notre monde d'aujourd'hui comme celui d’hier a besoin de ce témoignage. Les luttes de pouvoir pour dominer le marché, les dérives des radicalismes ne peuvent être guéris que si les disciples de Jésus savent apporter, avec confiance et avec l'aide de l'Esprit Saint, le témoignage qu'autre chose est possible en vivant cette charité fraternelle qui va au- delà des conflits et au-delà des frontières de toutes sortes.

Tournons, en terminant, notre regard vers le parfait visage de l’amour miséricordieux du Père qu’est le Seigneur Jésus Ressuscité. Il est là « au cœur de nos vies » comme on le chante parfois à la messe. Nous le rencontrons maintenant dans le Pain et le Vin consacrés qu'il donne pour la vie du monde.

Le témoignage des saints, et dix s’ajoutent au calendrier ce matin, est toujours porteur de renouveau. Le jour de son assassinat on a retrouvé une lettre qu’il venait d’écrire à sa sœur. Il terminait la lettre en écrivant ceci : On n’aime jamais assez ! Puisse cette parole nous inviter à aimer toujours plus, à l’exemple des saints et des saintes qui ont fait la joie du Seigneur au long des âges.

Tu es là au cœur de nos vies et c’est toi qui nous fait vivre, tu es là au cœur de nos vies, bien vivant ô Jésus Christ !

 

                                                        Père Alain Fontaine

 

                                                     

 

COMMENTAIRE DU THEME DU 07 AU 14 MAI 2022

Thème : Jésus ressuscité, le bon pasteur.

Chers frères en christ, bonsoir !

          En cette quatrième semaine de pâques qui commence, l’équipe du père Justin, en s’inspirant des évangiles de la semaine, nous propose comme thème de méditation le thème suivant : « Jésus ressuscité, le bon pasteur. » En effet, dans les évangiles de cette semaine, Jésus nous montre qu’il est le bon berger ; le berger qui connaît ses brebis ; le berger qui veille sur ses brebis ; bref le bon pasteur. De ce fait, après sa résurrection, Jésus apparaît plusieurs fois à ses disciples pour leur montrer qu’il est toujours présent au milieu d’eux et qu’il continue de les guider. Il nous montre également à travers les évangiles de cette semaine qu’il est toujours présent au milieu de nous aujourd’hui et il continue de nous protéger. Jésus prend l’image du berger, de la brebis, du bon pasteur, de l’agneau pour se faire comprendre par ses disciples car le peuple d’Israël avait une vocation pastorale ; Abraham lui-même était un éleveur nomade. Ainsi, Jésus utilise l’image du bon berger pour nous montrer qu’il connaît chacun de nous, nos fragilités, nos faiblesses, nos peurs, etc. Il est conscient de notre condition humaine ; il est garant de notre survie ; c’est pour cela qu’il a donné sa vie pour nous. Mais chers frères, si Jésus est le bon pasteur pour moi, pour toi, pourquoi avons-nous peur, pourquoi sommes-nous inquiets, pourquoi sommes-nous réservés, réticents à annoncer la bonne nouvelle de la résurrection, pourquoi sommes-nous méfiants, pourquoi sommes-nous indifférents à l’amour de Dieu, pourquoi sommes-nous divisés pour des choses insignifiantes? Voilà autant de questions que nous pouvons méditer et qui nous permettront d’être conscients que nous sommes sous la protection d’un Dieu miséricordieux qui nous connaît personnellement par nos noms, qui veille sur nous, et qui nous guide vers le bon chemin. N’ayons plus de crainte, plus de peur, car Jésus veille sur nous. Que le seigneur, le bon pasteur, continue de nous guider, de nous protéger, afin que nous puissions être de bonnes brebis, des brebis dociles qui écoutent la voix de leur Maître.

           Bonne et fructueuse méditation !!!

                                                                                                                                                                                      TIENDREBEOGO  T.CLEMENT

 

 

vendredi 29 avril 2022

PRÉSENTATION DU THÈME DE LA DEUXIÈME SEMAINE DE PÂQUES

 

PRÉSENTATION DU THÈME DE LA DEUXIÈME SEMAINE DE PÂQUES

Bien aimé du Seigneur, loué soit Jésus-Christ.

En cette deuxième semaine du temps pascal, l’équipe du père Évariste nous propose de méditer sur le thème : « C’est moi, Soyez sans crainte ». En effet, ce thème est un extrait de l’évangile de Jésus-Christ selon saint Jean où les disciples virent Jésus qui marchait sur la mer, et, ils furent remplis de frayeur et de stupéfaction.

Chères frères, en considérant la question de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, le thème de cette semaine-ci nous exhorte à prendre conscience que le ressuscité est vraiment Jésus de Nazareth, le fils de l’homme et non un fantôme quelconque qui apparaît au hasard. Après la passion et la mort de Jésus, une chose étrange commence parmi les disciples. Ceux-ci envahis par la peur, le doute et l’incertitude, ne reconnaissent pas celui avec qui ils ont marché pendant plus de trois ans. Le matin de la résurrection, Marie Madeleine le confond avec le jardinier ; le même soir, les disciples d’Emmaüs ne le reconnaissent pas ; aussi au lac, même Pierre ne le reconnait pas mais Jésus choisit une fois de plus de se révéler, de dissiper les doutes et d’apporter la confiance en disant : « c’est moi, soyez sans crainte ». Par-là, il nous invite aujourd’hui à reconnaître en lui le ressuscité qui vient à notre rencontre. Il se révèle à nous à chaque instant de notre vie et nous répète : « c’est moi, soyez sans crainte ». Tout au long de cette semaine, nous sommes invités à méditer sur ce qui nous empêche de laisser briller en nous la lampe de la résurrection. Ou encore, qu’est-ce qui nous empêche de reconnaître le ressuscité dans notre vie ?     

DOUHADJI  Cyrille

jeudi 28 avril 2022

La nécessité d'être humble

 

                                                 La nécessité d'être humble

Où se trouve demain ?

Mes frères, où se trouve demain ?

Demain est-il enfermé dans nos horloges ?

Ou est-il condensé dans le trajet solaire ?

Ou encore, demain est-il enfermé dans nos esprits ?

Où se trouve demain?

Toute vie est semblable à un bourgeon.

Oui ! à un bourgeon !

Hier seulement je contemplais un jeune plant qui venait de pousser.

Je vous le dis, c’était un bourgeon. Mais aujourd’hui que je vous parle, il est devenu un arbre, il a même des fruits.

Est-ce que hier pouvions-nous, imaginer tout ce qu'il est et a aujourd'hui?

Même si nous pouvions, c'est en relation de quoi, nous avions imaginé cela?

Car imaginer ou penser suppose en premier lieu, la réception d’une intuition ou d’un objet.

Ainsi donc est problématique le destin.

Impossible de répondre à la question où se trouve demain, nous concluons que notre futur est incertain : rien n'est garanti, assuré et ce que nous sommes aujourd'hui peut y être changé, bouleversé tout d’un coup.

L'HOMME n'est donc RIEN.

Conscient de cela, chers frères, je m'agenouille devant tous en signe d’humilité pour nous inviter rien qu'à cela :

HUMILITÉ.

DABIRE Ignace, 2ème année.

mardi 22 mars 2022

COMMENTAIRE DU THÈME DE LA SEMAINE DU 19 AU 26 MARS 2022

Chers frères en Christ, en cette 3e semaine du temps de Carême, l’équipe du P. Emmanuel nous propose de méditer sur le thème : « Soyons patients les uns envers les autres. » Les textes liturgiques de la semaine abordent la question de la patience, notamment de la patience de Dieu envers les hommes. En effet, la parabole du figuier stérile nous dit que le propriétaire de ce figuier avait voulu le couper parce que par trois années de suite, il n’y trouvait pas de fruits. Mais, le vigneron plaide pour l’arbre en ces termes : « Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. » (Lc 13, 8-9). Par ailleurs, la parabole du débiteur impitoyable nous enseigne que le roi a été patient envers son comptable qui n’avait pas de quoi rembourser sa grosse dette. Malheureusement ce dernier ne l’a pas été envers son frère qui lui devait une somme dérisoire. (Mt 18, 21- ss).

Chers frères, ces deux paraboles nous montrent que Dieu est patient envers nous malgré nos limites humaines. Mais, pour ce qui nous concerne, sommes-nous patients les uns envers les autres ? En effet, nos relations interpersonnelles sont souvent teintées de mésententes, de disputes, de jugements hâtifs, et même de condamnations. Nous devons nous demander si cela n’est pas dû à notre manque de patience envers nous-mêmes, et envers les autres. La patience est une preuve d’amour pour son frère ; la patience est un signe d’optimisme envers son frère. Qui est patient pardonne ; qui est patient écoute l’autre ; qui est patient compatit et est miséricordieux envers son frère ; qui est patient nourrit l’espoir que son frère peut, et pourra mieux faire prochainement, et ce faisant l’encourage dans ce sens ; qui est patient prend conscience de ses propres faiblesses, et est un témoin de la patience de Dieu envers sa propre personne.

Mes frères, en cette semaine de conversion, imitons notre père céleste, et faisons une place de choix à la patience dans nos cœurs. Toutefois, par nos propres forces, il nous serait difficile, voire impossible d’y arriver. La bonne nouvelle c’est que notre mère, la vierge Marie, modèle de patience pour nous, est celle par qui nous pouvons passer pour obtenir cette grâce. Prions-la donc intensément en ce temps de carême et prions les uns pour les autres pour que Dieu mette en nos cœurs sa patience qui nous fera découvrir notre faiblesse afin de supporter la faiblesse de nos frères et d’être patients envers eux.

Bonne méditation à tous !

            Nabonswindé Barthélémy SAWADOGO, 3e année

 

lundi 28 février 2022

Commentaire du thème de la semaine du 26 février au 5 mars 2022

Chers frères en Christ, bonsoir!

En cette huitième semaine du temps ordinaire, l’équipe du Père Évariste nous propose comme thème de méditation : « Que dois-je faire ? »

         En effet, ce thème est inspiré de l’évangile de Saint Marc au chapitre 10, 27. Dans ce passage un homme interroge Jésus sur ce qu’il doit faire pour obtenir la vie éternelle. Dans la même logique, notre équipe nous invite en cette semaine à méditer sur ce que nous devons faire individuellement ou communautairement durant ce temps fort de l’Église que nous allons commencer bientôt. Nous sommes au seuil du temps de carême. Ce que l’Église nous recommande pendant ce moment est surtout la prière, la pénitence (ou le jeûne) et le partage. À la lumière de ces recommandations générales que propose l’Église, que dois-je faire particulièrement comme effort au niveau de la prière, de la pénitence et du partage ?

       En outre, dans la suite de ce même chapitre de l’évangile de Saint Marc, le même homme pense accomplir tous les commandements de Dieu que demande la loi. Il dit ceci : « Maître j’ai observé tous ces commandements dès ma jeunesse ». Mais le Seigneur lui demande autre chose : « va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis moi». De là, l’homme repartit tout triste. Il était prêt à tout sacrifier pour le royaume des cieux mais sa richesse le tenait toujours à cœur. Il ne voulait pas la perdre. Nous aussi, il peut y avoir des choses de ce monde que nous avons du mal à quitter pour le royaume des cieux. Or, le Christ Lui-même nous invite à faire comme lui. En effet, avant que le Christ ne commence sa mission, il fut au désert pendant 40 jours. Durant ce temps, il a résisté à toutes les tentations de ce monde. En tant que chrétien, nous sommes invités nous aussi à imiter notre Seigneur, c’est-à-dire, à aimer les choses qui nous rapprochent de Dieu plus que les choses de ce monde. Cependant que dois-je faire pour parvenir à ce changement durant ces 40 jours?

       Puisse le Seigneur lui-même nous inspirer durant nos différentes méditations de cette semaine dans nos décisions personnelles ou communautaires et qu’Il nous donne également la force de faire ce que nous aurons à décider pour la plus grande gloire de son nom !

 Bon temps de carême à tous et à chacun !

 

  HOMELIE DU 21 SEPT. 2024 : MESSE D’OUVERTURE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025   A L'ISPP-ML Chers Sœurs et frères, Je nous invite à...