vendredi 10 mars 2023

Thème de l'équipe du père Justin

 

Chers formateurs, chers étudiants bonsoir.

Une profonde lecture des textes de cette première semaine de carême de l’année A, inspira à l’équipe du père Justin l’exhortation suivante : Soyez Saints à l’image du Christ. Il faut noter ici que l’impératif « soyez » dont il est question traduit une invitation, un effort de jeûne et de prière, un regret tangible de nos péchés qui ne sont tous que des étapes sine qua non d’une véritable conversion. 1Pierre1, 15 étaie ce que nous disons quand il dit : « …vous aussi soyez saints dans toutes votre conduite ».

Loin de nous l’idée d’une vie de perfection ici-bas, car cela n’est pas évident. Mais comme martelé ci-haut il nous faut juste des efforts de conversion répétés, ce qui reflèterait miséricordieusement la sainteté. Comme nous le voyons dans Apocalipse7, 14 : « … ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau. » C’est donc à dire qu’avec un regard rigoureux fixé sur le Christ, nous devons marcher tête haute, toujours prêts pour le combat avec abnégation comme Jésus au désert, afin de résister à la tentation sous toutes ses formes durant ce temps de carême.

Reconnaissons par ailleurs que l’image du Christ est avant tout lumière, celle qui nous éclaire tous et c’est ce que chacun de nous est appelé à être durant ce temps fort de l’Église. C’est-à-dire se mettre au service des autres. Sachons, néanmoins que plus on s’approche de cette lumière du Christ, plus on a des difficultés. Du coup, nous ne parviendrons à celle-ci qu’en étant grandement charitables, humbles et tolérants les uns envers les autres. Avançons donc vers Jésus qui nous appelle à son admirable lumière. Ainsi pourrions-nous nous réjouir d’être cette ville située sur la montagne, cette lumière qui éclaire les autres. Conformément à ce que le Christ disait dans Matthieu 5, 14 : « vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.»

Disons donc que par nos vies nous sommes tous appelés à témoigner de l’amour du christ partout où nous sommes en nous réconfortant toujours avec Luc 6, 40 : « Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître.». Et c’est là même l’expression parfaite d’une vie de sainteté, un reflet authentique de l’image du Christ, le Saint par excellence.

Soulignons enfin que le chemin de la sainteté est celui jonché par mal d’épines et de roses. Mais pour ceux qui choisissent d’y aller, Jésus n’y a jamais faussé compagnie. Alors avec grand courage à l’instar de nos Saints Patriarches dans la foi, faisons aussi ce chemin durant ce temps de carême.

Bon temps de carême et fructueuse méditation à tous. 

 

                                                                                                                     Robert SOKLAN

Thème de l'Equipe du père Evariste

 

Chers formateurs et étudiants bonsoir;                                                           

         En cette deuxième semaine du temps de carême, l’équipe du Père Évariste nous propose comme thème pour orienter notre méditation ce  qui suit : « convertissons-nous ». En effet, le temps de carême est un moment proposé par l’Église, afin d’inviter ses fidèles à revenir vers le Christ notre sauveur, dans un esprit de conversion. Pour nous chrétiens, la vraie conversion passe par l’écoute de la parole de Dieu ; qui constitue le chemin propice pour la purification de notre âme. Pour cela, les évangiles de cette semaine, nous mettent en garde contre certaines pratiques, qui nous éloignent de notre désir de revenir à Dieu: le manque de pardon, d’humilité, la jalousie et le mépris de l’autre sont ainsi des attitudes parmi tant d’autres qui nous éloignent de Dieu. Nous sommes donc invités durant cette semaine, à reconnaître notre égarement comme l’enfant prodigue et à revenir vers Dieu notre père dans un esprit d’humilité. Car la joie de notre seigneur est de nous voir revenir vers lui dans la sincérité. Pour nous séminaristes, ce retour vers le père peut s’apparenter à une reconnaissance de nos propres limites et à une ouverture à nos accompagnateurs spirituels et à nos frères et sœurs qui sont disposés à nous aider dans notre quête du salut. Suis-je ainsi capable de reconnaître mes propres limites ? Suis-je disposer à me faire aider ? Suis-je compréhensible envers les limites de mes frères ? Tant de questions qui peuvent orienter notre méditation et nous aider dans notre cheminement vers une conversion parfaite.

Bonne méditation à chacun.

 

 

 

                                                                                AKLOUA Komi Félix.

Le carême pour nous aujourd'hui

 

          Du latin quadragesima (Quarantième), le carême est une époque de quarante et six (46) jours, dont quarante (40) jours de jeûne et six (6) dimanches. Comme temps particulier de l’Église, il est inspiré par le chiffre symbolique quarante (40) qui est répétitif dans la Bible (cf Ex, Mt4, 1-11, Jonas, etc.).

Ce temps que nous appelons carême aujourd’hui, était à ses débuts, juste un petit temps de commémoration de la passion-mort du Christ. On procèdera ensuite par un allongement du temps avec une nouvelle vision qui est essentiellement la purification de l’âme afin d’être digne de la communion pascale. Au VIIe siècle il devient un temps d’expiation des pécheurs mis en quarantaine après une confession privée. On mettra très vite l’accent sur la pénitence, et la mortification corporelle afin de purifier l’âme. Les croyants vont ainsi se priver de la nourriture et d’autres choses qu’ils aimaient bien et le carême devient ainsi une belle occasion pour économiser la nourriture afin de s’enrichir et d’éviter aux populations la famine. Mais à partir du Vatican II, le devoir du « partage » forme un tout avec le jeûne. Le jeûne ne vise plus l’économie pour l’auto-enrichissement mais un moyen pour promouvoir la charité chrétienne et au-delà, la solidarité humaine ; bien plus, on se prive de la nourriture corporelle pour nourrir son âme en s’offrant plus de temps pour la prière. Les économies obtenues des privations doivent ainsi servir à aider les plus démunis à vivre un peu plus dignement avec le nécessaire vital. Depuis Vatican II, les prescriptions du carême s’assouplissent considérablement et l’on met plus l’accent sur la liberté et la volonté du croyant. Les obligations de groupe font place à la relation personnelle avec Dieu. Mais quelques restrictions alimentaires sont instituées pour le temps de carême : Au Moyen Âge la viande et tous les produits dérivants de l’animal (œuf, beurre, crème, fromage, le lait, etc.) étaient strictement interdits en carême ; mais aujourd’hui c’est plus la viande et l’alcool qui sont universellement proscrits les jours de jeûne (mercredi des cendres et vendredis). Et au-delà de ces interdits, chacun/e est invité(e) à se priver d’une chose (nutritionnelle ou non) qu’il/elle aime bien et dont la privation lui permettra de se disposer à mieux accueillir Dieu. L’Église encourage le jeûne et la prière, et demande le partage. C’est en référence à cela que l’on parlera aujourd’hui, selon certaines sources, des « 3 P » du carême : la Prière, la Pénitence et le Partage. Par là nous pouvons voir que le carême s’affiche plus sous l’aspect d’un temps de pénitence et donc de conversion. De ce fait on peut lui accorder aujourd’hui le sens d’un temps de retour à soi-même, une introspection pour recadrer sa vie vers ce qui est essentiel, un retour à Dieu dans de meilleures conditions. Les prescriptions de l’Église sur le carême promeuvent aujourd’hui la pratique des « 3 P » comme moyen idéal pour se rapprocher de Dieu et des hommes. C’est une culture de la cohésion sociale et de l’amour qui mène à Dieu. Nous avons ainsi un sens global du carême, une idée générale qui motive et donne sens aux efforts personnels des chrétiens pendant ce temps.

Nous sommes invités dans ce temps de grâces à suivre Jésus sur la montagne de la conversion, et ce, à travers nos efforts personnels. Que l’esprit de Dieu nous y aide !

 

 

                                                                                                             PODA     Bienvenu

mercredi 1 mars 2023

Thème de l'Equipe du père Emmanuel

                                                 THÈME : QUI EST JÉSUS POUR MOI

Bonsoir chers frères

Une nouvelle semaine liturgique commence. Nous rendons grâce au Seigneur pour les dons qu’il nous a accordé durant la semaine écoulée et pour  tout ce qu’il fera avec nous et pour nous dans cette nouvelle semaine. Au début de la 6e semaine du temps ordinaire, l’équipe du P. Emmanuel nous propose le thème suivant : « QUI EST JÉSUS POUR MOI ? ».

Dans les textes liturgiques de cette semaine, nous verrons comment Jésus est présenté sous diverses facettes. Ce qui rend évidemment sa compréhension et sa connaissance difficile tant pour les gens de son temps que pour nous aujourd’hui. Les évangiles révèlent une multiplicité de son identité.                                                                                                                        D’abord, il est présenté comme un prédicateur et un nouveau législateur. Celui qui vient parfaire la loi en la rendant plus humaine, bref celui qui vient « pour accomplir et non pas pour abolir la loi » (Mt 5,17). Il renouvelle la loi et la perfectionne en disant à plusieurs reprises dans Mt 5, 17-35 « vous avez appris qu’il a été dit…Et moi je vous dis ».                                         Ensuite, il est présenté comme le médecin par excellence à travers ses multiples guérisons. Enfin, Jésus révèle son identité divine à quelques-uns de ses disciples à travers la transfiguration. La voie retentissante dans la nuée confirme sa divinité : « celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le ». La difficulté de situer clairement son identité se fait alors sentir dans son entourage. Tandis que les Pharisiens le considèrent comme un blasphémateur en niant ainsi sa divinité et les foules comme un prophète (Jean ou Élie), d’autres comme un faiseur de miracles capable de guérir ; Simon Pierre laissera parler en lui l’Esprit Saint en répondant à la question « Pour vous, qui suis-je ?» : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant » (M 8,29). La même question Jésus nous la pose aujourd’hui encore « pour les gens qui suis-je ? Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Mc 8,27) Il est parfois plus facile de rapporter les dires des autres, de répéter tout simplement ce que les autres pensent en évitant de s’engager. Mais quand la question exige de nous une réponse personnelle nous hésitons. Les disciples ont sans doute eu la chance de  voir Pierre prendre la parole pour répondre à la question au nom de tout le groupe. Et nous, et moi, quelle est ma réponse ?

 

Aujourd’hui la question demeure et se fait plus personnelle : « Pour toi, qui suis-je ? ». Laissons donc de côté les considérations théologiques, catéchétiques et communautaires pour répondre plus personnellement à cette question et reconsidérer notre relation avec Jésus. « Qui est Jésus pour moi ? », la réponse que je donnerai à cette question devrait m’amener à revoir ma relation avec Dieu et certainement à revoir ma vie au milieu de mes frères et sœurs. Que l’Esprit Saint nous vienne en aide et nous éclaire dans nos méditations quotidiennes afin que nous puissions nous faire une conviction personnelle qui corresponde au mieux à la vraie identité du Christ pour nous. Bonne et fructueuse semaine de méditation et de prière à tous !







                                                                                                         Michel    BAGRE

Ruban vers le bas: Seigneur me voici je viens faire ta volonté. 

  HOMELIE DU 21 SEPT. 2024 : MESSE D’OUVERTURE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025   A L'ISPP-ML Chers Sœurs et frères, Je nous invite à...