vendredi 31 mai 2019

L’INTELLIGENCE NATURALISTE À LA MAISON LAVIGERIE


Introduction
  
La théorie des intelligences multiples est une théorie proposée par Howard Gardner en 1983. Cette théorie suggère qu’il existe plusieurs types d’intelligences parmi lesquelles on compte l’intelligence naturaliste. Il s’agit d’une intelligence qui est très sollicité dans le domaine de l’environnement et de l’archéologie. C’est l’intelligence qui permet d’être sensible à ce qui est vivant ou de comprendre l’environnement dans lequel l’homme vie. Dans le cadre d’une causerie sur les intelligences multiples nous avons été invité à approfondir notre recherche sur l’intelligence naturaliste. Ainsi, nous avons eu à mener des recherches sur la nature de ce type d’intelligence à partir de l’internet, aussi avons-nous exploré l’environnement de la Maison Lavigerie en vue de découvrir sa richesse végétale. Nous avons fait également des investigations sur le programme de formation afin d’y desceller  des aspects qui permettent d’acquérir, de cultiver et de développer ce type de potentiel. Et nous aimerons partager les fruits de nos recherches avec vous.

Au milieu le Père Jöel avec Gilles à gauche et Seraphin à droite dans le jardin de notre maison.

 I. L’intelligence naturaliste à la Maison Lavigerie


 À la Maison Lavigerie, nous avons différentes activités qui développent l’intelligence naturaliste. Tous les lundis et jeudis après-midi, nous faisons des travaux manuels pour la propreté de notre cours et de notre environnement. Nous entretenons notre jardin de fruits et de légumes ; aussi prenons-nous soin des fleurs et des arbres que nous avons plantés et nous protégeons ceux qui ont poussés d’eux même. Ces efforts que nous menons constituent notre manière de développer petit à petit notre intelligence naturaliste. Nous faisons aussi de l’élevage. Nous élevons les moutons, les chiens, les poules, les pigeons et les chats. Toutes ces activités nous aident à développer nos talents naturalistes et environnementaux. Cette biodiversité que nous entretenons et protégeons nous procure en retour divers avantages. 

Igor, responsable de l'atelier arbres et fruits, arrose les fleurs 

II. L’importance de la nature.

Nous tirons bénéfice de la diversité de notre environnement. La nature génère la paix et le calme. Se promener à l’ombre des arbres pour prier, pour étudier, pour méditer et pour réfléchir est une chose positive. Les arbres dont nous disposons dans notre cours constituent une petite clairière, qui assainit l’air polluer de la ville et nous donne de l’air pure. Parmi ces arbres on rencontre plusieurs espèces. Nous avons entre autres les eucalyptus, qui fournissent du bois pour la construction et pour la cuisine. Les manguiers et les citronniers qui produisent des fruits comestibles. Les nérés utilisés dans la production du Soum bala. Les karités dont les noies sont employés dans la fabrication du beurre de karité pour la consommation et la confection de produits cosmétiques. Les acacias qui sont des arbres médicinaux. Et nous profitons de l’ombre produit par ces végétaux. On dénombre également plusieurs espèces d’oiseaux. Leurs chants pendant l’aube et le crépuscule sont mélodieux et magnifiques. Nous avons des initiatives allant dans le sens de la protection de la nature comme les plantations d’arbres par équipe de vie et l’entretient des fleurs et des plantes. La culture des légumineuses et des laitues comme la salade, les concombres, l’oseille avec de la fumure organique nous permet de consommer bio, et nous maintient en bonne santé. 



Conclusion

En définitive, nous avons pu définir l’intelligence naturaliste comme étant la capacité à apprécier, à reconnaitre, à entretenir la faune et la flore. Aimer et respecter la vie aussi minime soit-elle dans tout être vivant est aussi un esprit naturaliste. Partant de cette définition, nous avons pu trouver dans notre formations des méthodes qui promeuvent cette intelligence et la rendent fructueuse au bénéfice de chaque membre de la communauté. Dès lors, il revient à chacun d’utiliser cette capacité, ce savoir-faire pour œuvrer au respect et à la protection de l’intégrité de la création comme nous y invite le charisme des missionnaires d’Afrique et le Pape François dans son encyclique Laudato Si. 



Auteurs de cet article: de la gauche à la droite nous avons Trinité AGOUDA, Wilfrid KINDA, Samuel TOGO et Firmin KOUDOUGOU.

L’INTELLIGENCE LOGICO-MATHÉMATIQUE À LA MAISON LAVIGERIE



Introduction

Nous vivons un monde où la logique et les mathématiques sont presque indispensables dans les pratiques et dans les théories. Ainsi, elles sont souvent sollicitées pour résoudre des problèmes qui se posent dans la vie quotidienne notamment les problèmes de la gestion du temps, des biens et de tout ce qui peut contribuer au bien-être de l’homme. Vue l’importance de ces deux domaines, nous pensons qu’ils sont nécessaires pour notre formation missionnaire. C’est pourquoi nous nous sommes proposés volontaires pour mieux approfondir cette intelligence à travers nos expériences et nos talents. Dans l’optique de mieux saisir les contours de cette l’intelligence logico-mathématique, nous nous évertuerons à exprimer ce qui nous a poussés à nous intéresser à cette intelligence et aider les autres à mieux comprendre et  découvrir cette intelligence qu’ils possèdent déjà.

Définition

L’intelligence logico-mathématique est la capacité de manipuler les nombres et de résoudre les problèmes logiques. Elle est aussi la capacité d’être à l’aise avec les représentations symboliques et avec le raisonnement qui nous permet de saisir les problèmes de complexité variée. En effet, L’intelligence logico-mathématique permet de résoudre les problèmes abstraits de la nature ou mathématique. C’est en ce sens que Howard Gardner disait : « les mathématiques ne font pas appel seulement à la logique mais également à la capacité de longues chaines de relations logiques exprimées sous forme de symboliques. »[1]

Nous nous sommes intéressés à l’intelligence logico-mathématique à cause de plusieurs raisons. Nous savons d’abord qu’elle est indispensable à la vie de l’être humain. En effet, il est de la nature de tout être humain de découvrir très rapidement  dès le plus jeune âge cette intelligence qui lui permettra de  manipuler et de comparer les objets et même être à mesure de compter. Ensuite, elle est nécessaire pour notre formation. Comment pouvons-nous donc acquérir cette intelligence ? Nous avons les niveaux d’éveil de l’intelligence logique et mathématique.  En effet, dans le niveau d’éveil, dès que le petit enfant a la capacité de saisir les objets qui l’entourent, il ne va pas s’en laisser ouvrant un champ de découvertes. Cette manipulation d’objet va donner lieu à des tris par exemple l’objet ronds, des motos, les voitures, etc. Cela lui permettra de mettre en place la représentation conceptuelle

Comment vivons-nous cela à la Maison Lavigerie?

Les personnes qui ont une intelligence logico-mathématique développée possèdent la capacité de calculer de mesurer, de faire preuve de logique et de résoudre des problèmes mathématiques et scientifique. Elles analysent les causes et les conséquences d’un phénomène ou une action. Nous avons des éléments que nous suggérons qui peuvent nous aider à acquérir l’intelligence telles que la maitrise de l’emploi du temps communautaire, la passion et l’amour sur la chose et la curiosité de s’exercer à tout moment. Nous avons constaté que notre formation à une structure logico-mathématique car tout est établi dans l’ordre et dans la cohérence. Le calendrier communautaire de la Maison est pour nous un véritable moyen pour  développer notre intelligence logico-mathématique. À la Maison Lavigerienous savons tous qu’au début de l’année il existe déjà un programme établi pour toute l’année académique. Nous savons par exemple quand les activités de la maison commencent et quand elles se terminent. Être conscient de cela  nous aide à mieux planifier personnellement notre année. Aussi, les horaires des cours sont entre autres un chemin incontournable pour le développement de notre intelligence logique. Certains cours dispensés à notre institut contribuent à l’accroissement de cette intelligence. On peut mentionner tels que les cours de logiques classiques et modernes, comptabilité, méthodologie et les travaux dirigés. Il faut dire qu’en dehors de la grande communauté, les groupuscules formés dans cette maison sont très riches pour le développement de celle-ci. Nous pouvons signaler, les équipes de vie, les services et certaines responsabilités. 


Sidoine responsable de l'intendant en action pour les comptes

Nous pouvons noter la structure que demande l’aide des connaissances mathématique notamment la boutique qui nous demande des prévisions. Elle consiste à savoir les besoins et comment ces besoins remportent à la boutique. C’est  en fonction de ces prévisions qu’on passe la commande en tenant compte de la date de péremption des produits. N’oublions pas de faire cas de cet exercice qui est un moyen pour découvrir notre intelligence logico-mathématique. Comment garder et développer cette  intelligence ?


David en charge de la boutique 

Conclusion

Nous pensons que pour garder cette intelligence, il nous faut premièrement donner une place importante à ce domaine, à ne pas négliger toute activité qui nécessite une planification. Deuxièmement, il s’avère nécessaire de faire des évaluations en vue de parfaire cette intelligence. C’est pourquoi ici à la Maison Lavigerie, nous avons des évaluations journalières (l’équipe de liturgie), hebdomadaires (les causeries spirituelles), mensuelles (les récollections), et semestrielles et annuelles  qui concernent la grande communauté. Tous ces aspects contribuent au bon développement de cette intelligence. 




De la gauche à la droite nous avons Paul GOUBA, Blaise BAKOUYOOU, Seraphin BANGRÉ, et Igor YEBOU.  

mardi 28 mai 2019

Méditation de la semaine du 25 Mai au 3 Juin 2019


« Maintenant, je quitte le monde et je pars vers le Père» (Jn16, 28b), c'est le Thème que l'équipe St Dominique Savio nous propose pour la méditation au cours de cette semaine. Après sa résurrection, Jésus  s'est montré aux Apôtres et à certains de ses disciples. Ces derniers  après l'avoir reconnu, l'ont rendu témoignage. Le ressuscité, après quarante jours est entré dans la gloire du père. Le Christ avec son corps et  son âme montera vers le Père, mais il restera toujours avec nous jusqu'à la fin des temps puisqu'il nous l'a promis. Quelle que soit la nature de l'homme, il sera appelé un jour à quitter ce monde pour entrer dans la demeure éternelle du Père.

 En effet, nous sommes tous des pèlerins sur cette terre. Le Christ en quittant ce monde nous a légué sa mission afin que son message soit proclamé partout dans les quatre coins du monde. Nous, en tant que famille lavigerienne, nous devrons poursuivre cette mission en continuant toujours d'annoncer la bonne nouvelle comme nous le faisons déjà dans nos différents lieux d’apostolat. Cet exemple de vie du Christ doit nous interpeller tous au sens de la vie missionnaire. Le vrai missionnaire doit accepter tous malgré toutes les difficultés. Ä la lumière de la vie du Christ, chacun peut bien se demander comment il prépare son voyage inéluctable vers le Père ?


                        BONNE ET FRUTIEUSE MEDITATION À TOUS


Léonard OLADE

Récollection à la Maison Lavigerie

L'apôtre Thomas
Chers frères et sœurs c’est dans un esprit d’attention, d’importance et d’ouverture, que nous avons débuté notre récollection le vendredi 24 Mai dans la soirée avec le thème « L’apôtre Thomas et Moi ». Ainsi nous pouvons comprendre que tout au long de la causerie, c’est la vie de Thomas qui nous a intéressé.

En effet, autours des Evangiles lues après la résurrection du Christ, nous remarquons l’absence de Thomas lors des apparitions de Jésus à ses disciples. Cela nous a conduit avec le Père Jean-Pierre à nous demander « Pourquoi Thomas n’était pas avec les Apôtres ? » Pourtant, Thomas aimait bien Jésus et affirmait aux gens de le suivre avec confiance. Et voilà d’un coup tout était fini, l’arrestation, la mort fatale de celui en qui il espérait. Ainsi, en faisant un effort pour joindre l’état de Thomas, nous comprenons que Thomas a croisé la déception, la solitude, l’illusion comme nous en connaissons quand nous sommes confrontés aux situations désagréables qui touchent notre vie. C’est pourquoi, Thomas ne croyait plus ni à l’espérance, ni à une possibilité que tout peut aller. C’est dans cette faiblesse que Jésus vient le rejoindre au milieu des Apôtres, comme d’habitude et lui montre qu’il comprend sa souffrance, sa faiblesse, pour lui montrer l’amour sans déclin qu’il a pour Thomas « que la Paix soit sur vous »

Le deuxième jour de notre recollection a débuté avec le thème « Disciples de Jésus Christ nous sommes appelés à être porteurs de réconciliation ».Á cet effet, le Père Jean-Pierre dans sa causerie, nous a permis de nous rappeler de ce commandement que Jésus nous avait donné à savoir « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »Comme coïncidence, c’est le thème qui anime notre communauté depuis le 18 Mai jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, le Père nous à rappeler que notre combat dans la mission à laquelle nous sommes appelés est celui de l’amour, celui de Dieu contre le non amour. De plus, nous retenons que l’unité entre ceux ou celles qui annoncent le Christ est la condition de l’Evangélisation, l’objectif de notre apostolat. Ensuite, nous devons être attentif à nous-même et aux autres afin de prendre des chemins de réconciliation. Nous sommes donc appelés aussi, à renoncer à la violence, à ouvrir nos cœurs, à nous réconcilier avec nos frères, comme l’exemple dans la Genèse entre Joseph et ses frères. Et c’est ainsi, que nous serions de bons apôtres comme le Cardinal Lavigerie le désirait tant « soyez apôtre et ne soyez que cela » 

Que le Christ lui-même nous réconforte comme il l’a fait pour Thomas. 


Joseph Nana

mercredi 22 mai 2019

Lettre pastorale des évêques de l’Afrique de l’Ouest à la clôture de leur 3e Assemblée plénière à Ouagadougou



Gardons l’Espérance !


Message pastoral des Cardinaux, Archevêques et Evêques de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (RECOWA/CERAO) au Peuple de Dieu ainsi qu’aux personnes de bonne volonté, au terme de leur troisième Assemblée Plénière tenue à Ouagadougou au Burkina Faso, du 13 au 20 mai 2019.


Chers frères dans le sacerdoce ministériel, 

Chers frères et sœurs de la vie consacrée,
Chers fidèles laïcs,
Vous tous, hommes et femmes de bonne volonté,


Salutations

1. Au moment de clore notre troisième Assemblée Plénière portant sur « la nouvelle évangélisation et la promotion du développement humain intégral dans l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest », nous sommes heureux de vous adresser ce message de paix, d’encouragement et d’espérance.
2. En cette année où l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique célèbre un double Jubilé – le Jubilé d’argent de la première Assemblée spéciale du Synode des Evêques pour l’Afrique et le Jubilé d’or du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM) – nous rendons grâce au Seigneur qui nous a conviés ici à Ouagadougou pour prier ensemble, écouter sa Parole, vivre un moment de fraternité et réfléchir à certaines questions urgentes qui interpellent notre mission de Pasteurs.
3. Ce pays qui nous a accueillis pour une semaine entière est un pays meurtri, dont les fils et filles sont vivement préoccupés par les attentats et attaques terroristes qui, depuis quelques temps, sèment la désolation et le désarroi au sein des populations, en particulier dans les communautés chrétiennes.
Le cœur rempli d’émotion et de tristesse, nous pensons à nos frères et sœurs qui ont payé de leur vie leur fidélité à l’Evangile et leur dévotion à la Vierge Marie, notamment les Pères Antonio César Fernández, salésien de Don Bosco, et Siméon Yampa (prêtre diocésain de Kaya) ainsi que les fidèles laïcs de la paroisse de Dablo (Diocèse de Kaya) et de Bam (Diocèse de Ouahigouya). Nous ne saurions oublier les membres des autres confessions religieuses qui ont connu le même sort.
4. De même, aux prêtres toujours détenus en otage, Pier Luigi Maccalli, Société des Missions Africaines (SMA), en mission à Bomoanga au Niger, et Joël Yougbaré, du Diocèse de Fada Ngourma, en mission à Djibo au Burkina, nous exprimons le soutien moral et spirituel de toute notre communauté chrétienne.
5. Face à cette inquiétante vague de violence qui souffle, non seulement sur le Burkina Faso mais aussi sur le Niger, le Mali et le Nigeria, nous exprimons notre plus vive condamnation et voulons assurer nos frères et sœurs meurtris de notre solidarité, de notre communion priante et de notre compassion. En tenant notre assemblée ici au Burkina, malgré les informations peu rassurantes qui nous étaient parvenues, nous avons voulu vous donner un signe de notre proximité effective et affective.
Au nom de toute notre Eglise-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest, nous vous présentons notre sincère compassion tout en recommandant à la miséricorde de Dieu les victimes innocentes de ces actes barbares. Devant la violence, nous n’avons qu’une réponse à donner, celle que nous a enseignée notre Maître et qui est inspirée par notre foi : la confiance en Dieu, le pardon et l’amour désintéressé. « Aimez vos ennemis. Faites du bien à ceux qui vous haïssent » nous demande Jésus (Lc 6, 27).

Notre mission à la suite du Christ

6. Nous sommes des disciples du Christ et rien ne nous empêchera de suivre son exemple. Envoyé par le Père, « non pas pour juger le monde, mais pour que par lui le monde soit sauvé » (Jn 3,17), Jésus nous a révélé le visage miséricordieux de ce Père qui, déjà dans l’Exode, s’est fait connaître à Moïse comme celui qui a vu la misère de son peuple, qui a entendu ses cris de détresse et qui est descendu pour le sauver (cf. Ex 3,7-8).
7. Inaugurant la plénitude des temps et l’aujourd’hui du salut, Jésus s’est présenté dans la synagogue de Nazareth comme le Prophète envoyé pour se pencher sur les misères humaines. A ce titre, il a révélé son identité et sa mission comme « consacré par l’Esprit pour porter la bonne nouvelle aux pauvres… annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce de la part du Seigneur » (Lc 4,18-19 ; cf. Is 61,1-2a).
8. Ainsi engagé aux côtés des hommes et des femmes dans leurs aspirations les plus profondes, Jésus a offert à l’Eglise et à ses pasteurs le modèle de son propre ministère en faveur de la promotion du développement intégral de la personne humaine. Voilà pourquoi, nous aussi, poursuivant l’œuvre de notre divin Maître et Seigneur, nous voulons nous tenir aux côtés de toutes les personnes qui souffrent, faisant nôtres leurs joies et leurs espoirs, leurs angoisses et leurs douleurs (cf. Gaudium et spes 1).

Les situations préoccupantes de notre sous-région

9. Avec la détermination et l’abnégation de ses fils et filles, l’Afrique notre continent a commencé à corriger aux yeux du monde l’image séculaire que l’on garde d’elle comme cet homme qui, descendant de Jérusalem à Jéricho, tomba entre les mains des bandits qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et le laissèrent à moitié mort (cf. Lc 10,30-37). Si l’Afrique n’a fait, dans le système d’aide au développement, que l’expérience d’hypothétiques prochains peu soucieux de son relèvement, elle a pu expérimenter depuis plusieurs décennies, à travers l’engagement missionnaire et caritatif de l’Eglise, la proximité de la divine figure du Bon Samaritain.
Malheureusement, au cours de ces dernières années, l’on voit apparaître des menaces inattendues, des tragédies inédites et des catastrophes nouvelles qui cherchent à annihiler tous ces efforts de développement social et de promotion humaine.
10. Ces drames ont de multiples facettes : des épidémies que l’on n’arrive pas à maîtriser, des catastrophes écologiques, de nouveaux foyers de tensions sociales avec des violences intercommunautaires et interreligieuses qui contrastent avec les traditions séculaires de tolérance et d’hospitalité, des élections organisées dans des conditions chaotiques qui débouchent sur des crises meurtrières, des atteintes à la démocratie, des réconciliations nationales difficiles à réaliser, de nouvelles formes de terrorisme interne aux Etats ou transfrontalier qui frappent aveuglément, le drame de la migration qui touche spécialement des jeunes Africains attirés par la soif d’une vie meilleure mais qui s’arrête brusquement dans les flots de la Méditerranée ou dans le désert libyen, le développement de nouvelles formes de pauvretés et de misères qui touchent les plus défavorisés malgré nos richesses naturelles et humaines, la politisation de l’espace scolaire et universitaire.

Nouvelle évangélisation et développement

11. Dans un tel contexte, nous, évêques de l’espace RECOWA/CERAO, rassemblés dans l’esprit de la collégialité épiscopale et de l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique, réaffirmons que notre charge principale est « d’annoncer au monde l’espérance, à partir de la prédication de l’Evangile de Jésus Christ, non seulement l’espérance qui concerne les réalités présentes, mais avant tout et surtout l’espérance eschatologique, celle qui aspire au trésor de la gloire de Dieu, celle qui surpasse tout ce que le cœur de l’homme n’avait pas imaginé et à laquelle ne peuvent être comparées les souffrances du temps présent » (Pastores Gregis 3).
12. Devant le contraste saisissant de notre continent si affaibli mais pourtant si pourvu de richesses naturelles par le Créateur, nous nous unissons à la prière du Pape François, en ce mois de mai, « pour qu’à travers l’engagement de ses membres, l’Eglise en Afrique soit ferment d’unité entre les peuples, signe d’espérance pour ce continent ».
Renouvelant notre mission de prophètes, de témoins et de serviteurs de l’espérance, accueillant déjà les fruits de l’Esprit promis par le Ressuscité et effusé sur ses disciples à la Pentecôte, nous voulons rejoindre fraternellement chacun et chacune de vous, nos frères et sœurs. Nous avons, en effet, pour vous, de la part du Christ et de son Eglise un message : la Bonne Nouvelle.

Aux prêtres et aux personnes consacrées

13. La nouvelle évangélisation nous appelle à de nouveaux choix et à de nouvelles attitudes. Dans la situation actuelle que traverse notre continent, l’Eglise doit être un signe d’espérance, un lieu d’unité de la famille humaine voulue par Dieu le Père et rassemblée par le sang précieux de son Fils Jésus-Christ. Pour ce faire, elle a besoin de pasteurs crédibles, de témoins qui annoncent l’Evangile non pas seulement en paroles, mais aussi et surtout par le témoignage de leur propre vie.
L’Eglise en Afrique ne saurait être un signe d’espérance si ceux qui animent sa vie et lui donnent un visage concret ne sont pas crédibles. Nous en appelons à une prise de conscience de ce que les pasteurs sont appelés à être au regard de la confiance que le Christ a placée en eux, « sel de la terre […] et lumière du monde » (cf. Mt 5,13.14).
14. D’une manière particulière, nous vous exhortons à accorder aux jeunes la place qui leur revient dans l’Eglise et dans la société. Sachons nous mettre à leur disposition pour les écouter, les accompagner en cultivant en eux l’amour de notre continent et le sens du devoir bien accompli. Sensibilisons-les davantage sur les dangers de l’émigration irrégulière. Aidons-les à croire en eux-mêmes et en leur capacité à réussir en Afrique.
Accueillons-les quand ils sont en situation de précarité et offrons-leur un accompagnement pastoral et spirituel. Aidons-les à trouver des opportunités de gagner leur vie. Pour tous ceux qui reviennent d’une expérience malheureuse d’émigration, œuvrons pour qu’ils puissent toujours trouver dans l’Eglise un espace d’accueil pastoral et spirituel qui leur permette de se réinsérer dans leur pays et dans leur communauté ecclésiale pour vivre pleinement leur foi.

A tous les autres leaders religieux

15. A vous tous, leaders religieux qui confessez la foi en Dieu, nos salutations fraternelles ! Une tâche urgente pour l’Afrique nous interpelle tous, avec le développement de nouvelles formes d’intégrismes, sources de violences aveugles, qui sèment la terreur et déstabilisent nos nations. C’est ensemble que nous devons nous lever pour dénoncer toute instrumentalisation de la religion, en particulier, les assassinats perpétrés au nom de Dieu.
Notre Dieu est un Dieu d’amour et nous devons le servir en aimant et non en tuant des innocents en son nom. Ceux qui le font souhaitent sans doute nous lancer dans une guerre interreligieuse ou interethnique. Nous ne cèderons jamais à leur manipulation et resterons fermes dans notre détermination à cultiver le dialogue interreligieux et le vivre-ensemble, dans une acceptation mutuelle et un accueil réciproque.

A nos jeunes : forces vives de nos pays

16. Vous représentez le présent et l’avenir de l’Afrique qui doit lutter avec toutes ses ressources pour la dignité et le bonheur de ses fils et filles. Dans ce cadre, nous ne pouvons pas nous taire devant le phénomène de votre migration, en particulier vers l’Europe. Nos cœurs de pasteurs et de pères souffrent devant le spectacle de ces embarcations surchargées de jeunes, de femmes et d’enfants qui s’abîment dans les flots de la Méditerranée.
Certes, nous comprenons votre soif de bonheur et d’un mieux-être que vos pays ne vous offrent pas. Le chômage, la misère, la pauvreté demeurent des maux qui humilient et révoltent. Cependant, ils ne doivent pas vous entraîner à sacrifier votre vie en empruntant des chemins si périlleux et pour des destinations incertaines. Ne vous laissez pas égarer par de fausses promesses qui vont vous conduire à des esclavages et à un avenir illusoire ! Avec un dur labeur et de la persévérance vous pouvez réussir en Afrique, et, surtout, faire de ce continent une terre prospère.

Aux gouvernants et aux hommes politiques 

17. Au nom du Christ, nous saluons avec respect votre engagement et votre mission au service de nos peuples dans un contexte international des plus délicats et des plus complexes. De par vos fonctions politiques, vous êtes spécialement les gardiens de vos frères et sœurs et de vos nations. Dans leur aspiration au développement, dans leur désir profond d’un mieux-être, dans leur lutte pour des conditions de vie meilleure, dans leur aspiration à la paix, à l’éducation, au bonheur, les regards de vos peuples sont tournés vers vous.
18. En cette période particulièrement délicate de la marche de notre continent confronté aux défis de la globalisation, votre responsabilité se trouve engagée et votre mission est devenue plus exigeante tant il est vrai que vos choix politiques conditionnent le présent et l’avenir de millions de personnes dont vous êtes responsables.
Les défis multiples et multiformes auxquels nos pays se trouvent confrontés en termes de développement, de sauvegarde de l’environnement et de la planète, de création d’opportunités pour les jeunes, de formation adéquate des citoyens, de réconciliation, de justice et de paix, exigent de vous un engagement sans réserve. Dieu a béni l’Afrique et l’a dotée de tant de richesses humaines et naturelles qu’elle peut offrir à tous ses enfants ce qu’il leur faut.
19. Avec vous et pour vous, nous prions pour que les privilèges et les intérêts personnels ne prennent pas le dessus dans vos cœurs, mais que vous vous acquittiez de votre charge, en donnant une priorité absolue au bien commun, dans un esprit de service, à la manière de Jésus Christ, qui est « venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10,45).
Dans ce sens, nous vous exhortons à combattre tout ce qui met en péril le bien commun et porte atteinte à la dignité de la personne humaine : la corruption, la mauvaise gestion et le trafic des êtres humains sous toutes ses formes. En plus, vous ne devez jamais relâcher vos efforts pour assurer la sécurité de la vie et des biens de vos concitoyens.
Tel est votre premier devoir. Nous avons conscience que ce défi majeur dont dépend l’aboutissement des divers plans stratégiques de développement de nos pays n’est pas simple à relever. Nous vous encourageons à mettre ensemble vos forces dans la sous-région (renseignement et forces de défense) pour affronter cet ennemi commun du bien-être des Africains.
20. Sans vouloir se substituer à vous, dans vos responsabilités politiques, l’Eglise dont la mission est tout autre, se tient à vos côtés. Avec vous, elle veut œuvrer pour des nations apaisées et des communautés plus unies autour des valeurs nouvelles du Royaume de Dieu qui transcendent les barrières ethniques, religieuses et géographiques. Avec vous, l’Eglise veut collaborer pour promouvoir la bonne gouvernance, l’état de droit démocratique, les élections transparentes, justes et crédibles, le respect des constitutions nationales, le verdict des urnes et l’alternance démocratique.
21. Nous en appelons à un ordre international plus juste pour que notre continent ne soit pas continuellement pillé au profit d’une minorité. Nous plaidons en faveur d’une meilleure répartition des richesses du monde, d’une rémunération plus juste des efforts de chacun, d’une réelle justice sociale aussi bien à l’intérieur de nos Etats qu’au niveau des relations internationales.
Remerciements et prière
22. Au terme de notre Assemblée, véritable moment de grâce, nous tenons à exprimer notre sincère gratitude à Dieu ainsi qu’à l’Eglise-Famille de Dieu au Burkina-Niger, aux plus hautes Autorités politiques, civiles et administratives, en particulier au Président du Faso, aux Forces de Défense et de Sécurité, à tout le comité d’organisation, aux partenaires, aux hommes et femmes des médias et à vous tous qui nous avez accompagnés de vos prières et de vos services.
23. Nous appuyant sur la promesse du Christ qui demeure avec nous jusqu’à la fin des temps (cf. Mt 28, 20), nous vous invitons à garder l’espérance. De tout cœur, nous vous bénissons et vous confions à la protection maternelle de Marie Notre Dame d’Afrique.

Fait à Ouagadougou, le 19 mai 2019.

Les Evêques de la RECOWA-CERAO


COMMUNIQUE A LA FIN DE LA 3è ASSEMBLEE PLÉNIÈRE DE LA CERAO, du 13 au 20 Mai 2019 AU « CENTRE NATIONAL CARDINAL PAUL ZOUNGRANA » À OUAGADOUGOU, BURKINA FASO.

Préambule

Nous, Evêques catholiques des Conférences Episcopales Réunies de l’Afrique de l’Ouest, (CERAO), avons tenu notre troisième assemblée plénière, du 13 au 20 mai 2019 au Centre National Cardinal Paul Zoungrana (CNCPZ) de Ouagadougou au Burkina Faso sur le thème : « La nouvelle évangélisation et la promotion du développement humain intégral dans l’Église famille de Dieu en Afrique de l’Ouest ».
Conscients des réalités et des urgences qui marquent présentement notre continent africain et plus particulièrement notre sous- région, nous avons organisé des séminaires et des ateliers sur les sous-thèmes que voici : « Jeunesse, foi et migration : le rôle de la famille de l’Église de Dieu en Afrique de l’Ouest » et « Le Développement humain intégral et le service social dans l’Église -Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest ». À la fin de notre assemblée plénière, nous publions le communiqué suivant :

1. Remerciements

Nous rendons grâce à Dieu le Père tout puissant, qui nous a donné plein succès à notre rencontre par ses bienfaits. Nous saluons avec gratitude l’accueil chaleureux qui nous a été réservé par la Conférence des évêques catholiques du Burkina Faso et du Niger et par le peuple de Dieu qui ont contribué à la réussite de notre rencontre. Nous soulignons avec satisfaction le soutien et la coopération du gouvernement du Burkina Faso, et nous remercions tout particulièrement Son Excellence Monsieur Marc Roch Christian KABORE, Président du Faso, pour sa présence à la cérémonie d’ouverture de notre assemblée plénière, avec les membres de son cabinet, et pour le message qu’il a bien voulu nous adresser.
C’est également avec gratitude que nous notons la présence à cette cérémonie du Président de la Commission de la CEDEAO, son Excellence Monsieur Jean Claude Kassi Brou, à la cérémonie aux côtés des dignitaires de l’Église et de l’État. Nous remercions vivement son Éminence Peter Kodwo Appiah Cardinal Turkson, Préfet du dicastère pour la Promotion du Développement Humain Intégral, qui a dirigé un atelier sur le thème de l’assemblée.
Nous adressons le même mot de remerciement à nos Excellences Monseigneur Protasse Rugambwa, Secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples (Propaganda Fide) et au Président du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), Monseigneur Gabriel Mbilingi, Archevêque de Lubango, Angola, pour leur présence à notre assemblée.
Nous remercions aussi spécialement les deux représentants de la Section des Migrants et Refugiés du Dicastère du Développement Humain Intégral, les Révérends Pères Lambert TONAMOUR et Ikenna IKECHI qui nous instruit sur leurs sujets. Leurs interventions ont provoqué beaucoup de questions et résolutions pour une meilleure approche.

2. Terrorisme et sécurité

Nous exprimons notre compassion aux gouvernements et aux populations du Burkina Faso, du Niger, du Mali et du Nigéria qui, au cours même de notre assemblée, ont vécu les horreurs et les violences des attaques terroristes. 
Nous dénonçons toutes les formes de terrorisme et de violence qui continuent d’infliger douleur et chagrin à nos familles, à nos peuples, quel qu’en soit le prétexte.
La religion authentique respecte le caractère sacré de la vie et ne s’impose à personne. Nous exigeons que la liberté de religion comme celle de mouvement, soient protégées en vertu de la loi, et nous appelons nos gouvernements pour garantir la sécurité de la vie et des biens dans notre continent, en particulier dans la sous-région ouest-africaine. Nous prions pour que Dieu accorde le repos éternel à toutes les victimes des récentes attaques et réconforte tous ceux qui sont en deuil.

3. Migration, jeunesse et bonne gouvernance

Nous exprimons notre profonde préoccupation face au phénomène de la migration irrégulière et aux problèmes de réfugiés, qui ont causé tant de souffrances, de douleurs et même de décès de centaines de nos frères et sœurs, en particulier chez les jeunes. Il est triste de constater que beaucoup, dans leur recherche de meilleures conditions de vie, ont été victimes de kidnappeurs, de marchands d’esclaves. Beaucoup sont morts en haute mer ou dans le désert. Il ne faut pas laisser une telle tragédie se poursuivre.
Parmi les principales causes de ces malheurs, il faut citer la mauvaise gouvernance, l’insécurité, les dysfonctionnements du système éducatif, le manque d’opportunités d’emploi dans la sous-région.
Nous demandons à nos gouvernements de promouvoir une nouvelle culture de leadership dans le service, la justice, le patriotisme, et de créer un environnement favorable aux Africains pour vivre et prospérer dans notre continent. 
Nous déclarons que les migrants et les réfugiés africains constituent un capital humain et des riches ressources spirituelles pour les pays vers lesquels ils émigrent. 
Nous demandons donc que la dignité des migrants et des réfugiés soit respectée partout et toujours.
Nous sollicitons pour eux un meilleur accueil et des soins pastoraux, afin qu’ils puissent être aidés à s’intégrer dans la société d’accueil.
Nous demandons instamment à nos jeunes de s’engager dans des initiatives légales, où qu’ils soient, nous leur rappelons leur devoir de rester fermes dans leur foi et nous les exhortons à être des agents d’évangélisation au service de la Bonne Nouvelle. Pour notre part, nous nous engageons à leur assurer une meilleure formation pastorale et spirituelle, en collaboration avec d’autres religions et confessions dans notre sous-région.

4. Construire notre unité

Nous remercions Dieu pour l’initiative historique de 2007 à Abuja, au Nigeria, qui a réuni sous le sigle CERAO, nos différentes conférences épiscopales, autrefois regroupées par identités linguistiques. Nous reconnaissons les immenses retombées pastorales et spirituelles de cette collaboration, et nous nous engageons de nouveau à en assurer le succès pour la croissance de l’Église et pour l’évangélisation du peuple de Dieu dans notre région.

5. Développement Humain Intégral et entrepreneuriat

En tant qu’Evêques de la CERAO, nous nous engageons à poursuivre le développement intégral de notre peuple par l’éducation. Nous souhaitons travailler avec tous les acteurs politiques et sociaux, les organismes religieux, les jeunes, les femmes, les hommes et toutes les personnes de bonne volonté pour réaliser la vision du Développement Humain Intégral.
Comme signe de cet engagement, nous avons organisé des ateliers sur l’entrepreneuriat, afin de donner à l’Église une impulsion pour renforcer les capacités des nécessiteux dans nos sociétés. Nous espérons ainsi réduire la pauvreté, la criminalité, le désespoir et le chômage particulièrement chez les jeunes.

6. Le message de la jeunesse

Nous saluons le message délivré à l’assemblée par une délégation de jeunes catholiques accompagnés de leurs Aumôniers Prêtres. Nous retenons de leur propos quelques appels pour donner à la jeunesse africaine toute la place voulue dans l’Eglise et la société, à travers une conversion culturelle, pastorale, missionnaire et spirituelle.

7. Election des dirigeants

Lors des élections qui se sont déroulées au cours de l’assemblée, Mgr Ignatius Ayau Kaigama, Archevêque coadjuteur de l’archidiocèse d’Abuja et administrateur de l’archidiocèse de Jos, a été réélu président de la CERAO pour un second mandat. Il en a été de même du premier vice-président, Monseigneur Jose Camnate Na Bissing, Evêque du Bissau, en Guinée Bissau, ainsi que du deuxième vice-président, Monseigneur Alexis Touabli, Evêque d’Agboville, en Côte d’Ivoire.

Conclusion

Nous appelons tous nos fidèles à rester fermes et pleins d’espérance dans la prière, car Dieu établira la paix et sauvera son peuple. « Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra. » (Is. 30,19). Que Marie, Notre Dame d’Afrique, intercède pour nous tous puisque nous mettons notre confiance en Jésus-Christ notre Sauveur. Amen


Fait à Ouagadougou, le 19 Mai 2019.

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