lundi 5 novembre 2018

Méditation du 03 au 10 Novembre


Chers frères, nous qui voulons, à la suite du Christ, continuer son œuvre que les disciples avaient commencées, le Christ lui-même nous interpelle à travers ce thème que l’équipe saint Jean-Paul II nous propose comme thème de méditation tout  au long de cette semaine  «  celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut pas être mon disciple. » Ce thème est plein d’enseignements que je ne peux tout exploiter. En effet, d’aucuns croiront que porter sa croix c’est supporter les difficultés qui font parties de la vie telles que les maladies, et bien d’autre que je ne saurai citer. Mais la croix dont Jésus parle est plus que cela. Ce thème nous permet en effet de comprendre deux (2) choses : « porter sa croix » et « être disciple du Christ ».

Porter sa croix c’est faire comme le Christ lui-même avait fait c'est-à-dire dénoncer l’injustice, les mensonges, les exploitations faites dans nos entourages, et œuvrer pour le respect de la dignité humaine en un mot, c’est être disciple de la vérité. Le Christ nous invite à être des promoteurs de  paix, de justice. Lui-même a été une menace pour les pharisiens, ce n’est pas  parce qu’il révèle une autre image du Dieu au-delà de la perception juives, mais plutôt parce que cette image de Dieu étais contre les intérêts des pharisiens. Il dévoilait la vérité et dénonçait les injustices jusqu'à montrer que les pharisiens poursuivaient leurs intérêts et non le bien commun.  Comme nous savons bien l’option préférentielle de l’Eglise c’est d’ « œuvrer en faveur des pauvres et des opprimés » Ceci n’est pas sans risques et ces risques peuvent être des croix à porter à la suite du Christ. Comme on aime le dire, l’agent de justice et de paix doit s’assurer qu’il a une fenêtre ouverte par laquelle il pourra s’échapper en cas d’attaque, notre porte à nous c’est le Christ lui-même.

Etre disciple du Christ suppose une bonne connaissance de lui. C’est à travers la lecture de la Bible et la prière que nous pouvons expérimenter cette connaissance. La prière doit occuper la  première place dans notre vie. Mais, chers frères combien d’entre nous au réveil font à peine  un simple signe de croix avant de consulter leur téléphone pour voir les derniers messages ou appels de la nuit ? Parfois les téléphones deviennent des idoles pour nous sans que nous ne nous en rendions pas compte. Cultivons davantage notre connaissance du Christ afin d’être ses disciple authentiques.

Prions au cours de cette semaine afin que le Christ nous donne la grâce et la force de faire face aux défis qui se présentent à nous à chaque instant de nos vies. Que son esprit nous aide à œuvrer pour un monde plus juste où règnent la paix et l’amour.

                                                                                                                                                    Casimir DABRE

lundi 29 octobre 2018

Méditation du 27 Octobre au 03 Novembre


Nous voici au terme de cette semaine où le Seigneur nous invitait à rester en tenu de service, et à garder nos lampes allumées. Et puisque nous sommes à la quête perpétuelle de la connaissance de Jésus Christ source de toute joie et le désir visible de vivre dans la sainteté, il nous invite au cours de cette nouvelle semaine à demeurer dans la plénitude de la joie. C’est dans cette perspective que l’équipe St Jean Marie Vianey nous invite à méditer sur cette parole qui conclue les béatitudes « Réjouissez-vous, et soyez dans l’allégresse ». Oui frère réjouissons-nous pour ce choix du Seigneur dans nos vies. Mais reconnaissons tout d’abord que ce n’est pas parce que nous le méritons mais c’est par grâce. Nous avons ressentir du fond de nos cœur le désir de suivre Jésus sans autant savoir ce que nous réserve cette aventure. Lui, qui a déjà fait l’expérience de cette mission au quelle nous nous engageons, connait les difficultés qui nous attendent. Bien sûre que nous serons confronté à des temps d’affrontement violent entre le bien et le mal, que cela ne nous empêche pas de continuer cette mission car nous aurons la récompense nous dit-il. L’un des fruits de l’Esprit-Saint est la joie et nous devons la vivre dans la foi, même dans les moments difficiles. Jésus en prenant le chemin de Jérusalem savait qu’il ne retournerait plus. Mais il se réjouissait car il connait la récompense. C’est pour cette raison qu’il nous demande de nous réjouir même si on porte des critiques sur notre choix. La joie n’est nul autre que de demeurer dans la foi et l’amour du christ. Elle se vie au sein d’une communauté unie et exige la participation de tous. Frère la joie au quelle le Seigneur nous invite s’éprouve dans des exercices spirituels et le désir de la sainteté. Elle est une joie complète qui touche l’esprit, le cœur et les sens et qui ne peut être détruite. Cette joie fait appel à la charité, l’unité et elle est surnaturelle. Cherchons à demeurer dans cette joie avec Marie pour la plus grande gloire de Dieu.

Bonne et Fructueuse méditation à tous.      
  

                                                                                                                      Daniel AKPAKI

ANNIVERSAIRES DES MOIS DE SEPTEMBRE ET OCTOBRE

 En suivant la tradition de la maison, le vendredi passé nous avons célébré la fête d’anniversaire de naissance de tous les membres de la communauté qui sont nés dans les mois de Septembre et Octobre. Vous trouverez le discours ci-dessous :  


Bonsoir chers frères en christ,

Aujourd’hui est un grand jour pour la communauté, parce que dix de nos frères fêtent leur anniversaire de  naissance, neuf  étudiants et un formateur ; et nous ne pouvons pas être indifférents face à cet événement joyeux.
Tout d’abord, permettez-moi de dire merci au Seigneur pour la vie de nos frères et  la vie de leurs parents. Frères,  grâce à vos parents vous êtes venus dans ce monde. Vous êtes dans ce monde depuis des années, vivant dans la joie et les soucis, mais aujourd’hui est un jour spécial pour vous, et cela est un honneur pour vos parents et pour nous qui sommes avec vous en ce jour. Nous prions que les mains puissantes de Dieu soient chaque jour sur eux.

Oui, nous sommes réunis en famille pour les anniversaires de nos frères, car un  anniversaire, ça se fête ! Et cela en vaut vraiment  la peine.  Je pense qu’il est plus important de fêter un anniversaire que la réussite à un examen. Fêter l’anniversaire d’un personne, c’est lui dire : « je te suis reconnaissant parce que tu existes ! »

Fêter un anniversaire c’est aussi  célébrer la vie et s’en réjouir. Chers frères pour votre anniversaire, nous ne vous dirons pas « merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait, »mais nous vous dirons « merci d’être dans ce monde avec nous, merci d’être dans la communauté avec nous. »Vous existez, et c’est un bonheur pour nous.

Mes frères,  fêter son anniversaire ce n’est pas se rappeler le passé et s’en lamenter ; ce n’est ni se préoccuper du futur, mais porter un toast à la santé de quelqu’un et lui dire : « nous t’aimons et nous sommes là avec toi. »

C’est  fort de tout cela, que nous sommes contents pour vous en ce jour. Nous vous confions au Seigneur dans notre prière tout au long de cette journée.

Frères, tout en vous souhaitant un bon et joyeux anniversaire, nous prions  «  que le Seigneur vous bénisse et vous protège ! Que le Seigneur vous regarde avec bonté et vous accueille favorablement ! Que le Seigneur vous manifeste sa bienveillance et vous accorde la paix. » (Nb 6, 24-26) Amen !


Ambroise Kassogué

« De la construction d’une communauté unie et joyeuse» Récollection du 26 au 27 Octobre


 Le thème de notre récollection s’intitule ainsi : « De la construction d’une communauté unie et joyeuse». En introduction a ce temps fort avec le Christ, le Père Donatien KOUMANTEGA, de la congrégation Don ORIONE, et par ailleur prédicateur de la recollection, nous a invité à trois choses, qui sont : d’abord, un silence intérieur ; puis, un silence extérieur ; enfin, la disponibilité à écouter l’Esprit Saint. En effet, ces éléments si nous pouvons le dire constituent la base d’une relation intime avec notre Seigneur Jésus Christ. C’est ainsi que, par la suite il a eu à développer deux aspects, que nous citons. De la vie d’unité dans la communauté : Amour et pardon et La joie dans la communauté. Voici ce que nous retenons de premier point, l’être humain n’est pas amour du matin au soir. Pour ainsi dire avec Emmanuel MONIER « le monde des autres n’est pas un jardin de délice.». Cela traduit la difficulté de vivre l’amour parfait dans une communauté.  

En ce qui concerne le deuxième point, le père nous a montré la différence entre plaisir, bonheur et joie, que nous allons nous abstenir de les relater au risque de trahir sa pensée, car un adage populaire nous dit ceci « traduire, c’est trahir». Néanmoins, retenons ceci, la joie vient soit d’émotion amoureuse, esthétique, collective, Spirituelle ou le cœur est impliqué. Autrement dit, le cœur est le moteur de la joie. Et en métaphysique nous pouvons ajouter que le cœur est l’essence même de la joie.

La joie fait partie de la vie de tout être humain. Et nous terminons par ce verset biblique qui dit que « Mon fils, dans la mesure où tu peux, traite-toi bien et présente au Seigneur les offrandes qui lui sont dues.» (Siracide 14, 11). Et par l’histoire de Woliwotché relatée par le père Donatien, qui dit que « nous sommes tous attachés».

                                                                                                                                  Dimitri LOMPO

samedi 27 octobre 2018

Méditation du 20 au 27 Octobre

Bien chers frères, nous voici à la fin de cette semaine que le Seigneur nous a donnée comme la porte d’entrée en cette année pour l’annoncer : la semaine Missionnaire. Cette mission qui nous est confiée entant que jeunes bien sûr en cette année pastorale exige un temps soit peu des outils, car on ne se rend jamais au rendez-vous de l’univers les mains vides. C’est dans cette optique que le Christ par la voix de l’équipe Saint Padre Pio nous donne cette parole en cette semaine en guise de méditation : « Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. » 

De ce thème si riche en enseignement il importera d’en retenir trois choses :

La fidélité à la prière, la promptitude dans nos apostolats et la prudence, la vigilance aux faits qui nous entourent partout et en tout temps.

La prière : en effet, la prière est l’essence même de tout dans la vie du chrétien. Mais convenez avec moi que certaines de nos attitudes semblent diminuer la valeur de la prière. Or de nos jours seule la prière nous met en communion avec Dieu et nous donne de Lui être présents. Pour ce faire, le Christ nous interpelle sur le sens de la prière. Revêtons-nous donc de toutes nos facultés pour une vie de prière très ardente. Ce qui est d’ailleurs la plus grande composante de l’armure.

La promptitude dans nos apostolats : l’apostolat est en réalité un service fraternel. Il est  un exercice continuel dans lequel nous nous entraînons à être des vrais hommes d’abord avant d’être religieux. Ainsi donc, hâtons-nous dans ce service et soyons prompts à donner l’amour que nous avons reçu du Christ et des autres aux autres.

Ce sont ces deux premiers points qui constituent les outils principaux pour l’annonce de l’Evangile.

Outre cela, Jésus nous appelle aussi à une vigilance aux faits qui se déroulent autour de nous. En effet, cette vigilance requiert d’être présent en nous même, car c’est en se connaissant qu’on connait l’autre, c’est en s’aimant qu’on aimera Dieu et l’autre. Pour ce fait n’oublions pas nos révisions quotidiennes. Cela nous servira de tremplin pour mieux accueillir l’avenir. Puisse Dieu donner aux Missionnaires de travailler pour Lui et à nous qui sommes en formation de devenir de Saintes personnes. Bonne semaine de méditation à tous.


                                                                  Thiéry KONE

lundi 15 octobre 2018

Méditation du 13 au 20 Octobre 2018


Chers frères en Christ, en cette 28e semaine du temps ordinaire, le Seigneur notre Dieu plein d’amour nous appelle à lui en nous rassurant de sa protection. Nous avons souvent l’habitude de dire, je n’ai pas peur, ou encore, je ne crains rien. Qui peut avec certitude dire qu’il n’a jamais eu peur ? En lyélé on dit « lo lo di byi » pour dire «  Personne ». C’est dans cette optique que l’équipe Saint Dominique SAVIO nous invite à méditer le thème « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui, ensuite, ne peuvent rien faire de plus »    Luc 12, 4. Et bien Jésus Christ nous invite tous à faire confiance en celui en qui nous croyons. N’ayons pas peur et laissons-nous  guider par la force de l’Esprit saint qui nous a réuni.

Dans notre milieu de vie, nous avons souvent refusé de porter le nom de Jésus Christ par ce que nous courions le risque de nous faire persécuter. Et bien Jésus nous dit « soyez sens crainte »Il est temps de prendre conscience que la plante qui pousse dans l’eau est d’office préservé des termites et des feux de brousses. Nous sommes protégés. Nous en tant qu’enfants bien aimé de Dieu, nous sommes appelés à emboîter les pas de Jésus.Que nous sachions tenir comme Jésus lui-même a été un bon exemple pour son Eglise.

Bonne et fructueuse méditation à tous !



                                  Wilfried Sidoine Yiwoalo BAKO

samedi 6 octobre 2018

Méditation du 7 octobre au 13 octobre 2018

Thème :« Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » Luc 11, 28

Tout homme est comme un vaste champ où se produisent chaque jour des semences de paroles. Ces paroles sont à l’origine de la personnalité que nous développons lorsque nous les laissons germer en nous. C’est à travers l’écoute que se passe la semence. Ainsi, toutes les personnes à qui nous prêtons oreille passent pour être des semeurs dans nos vies. Nous avons des semeurs comme les medias qui sèment en nous des idéologies souvent bonnes mais souvent mauvaises ; nous avons des semeurs comme les parents qui ont semé en nous une bonne éducation ; nous avons des semeurs comme les professeurs qui sèment en nous l’ouverture d’esprit ; nous avons des semeurs comme les formateurs qui sèment en nous  les qualités d’une bonne vie missionnaire ; nous sommes nous aussi des semeurs les uns pour les autres à travers nos conseils. Mais parmi toutes ces personnes, le semeur par excellence, c’est le Christ, celui-là même qui nous donne les paroles de la vie. C’est justement le message que porte le thème que l’équipe Saint Jean Paul II propose pour notre méditation de la semaine : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ».      
                        
En effet, le Christ nous invite à emprunter le chemin du vrai bonheur en écoutant et gardant sa parole. Car la  parole qui vient de lui est celle qui nous réconforte quand nous sommes tristes ; celle qui nous relève quand nous trébuchons ; celle qui nous éclaire quand tout est sombre dans notre vie ; celle qui nous ouvre aux mystères de son royaume quand toutes les portes nous sont fermées.Le bonheur est l’essence de la Parole de Dieu. Elle porte en elle son flot d’amour. Ainsi, il  va de soi que toute personne qui écoute le Seigneur avec un cœur ouvert, fera nécessairement l’expérience de la transfiguration marquée d’une paix et d’une joie profonde. 

Chers frères, c’est une grâce pour nous d’avoir chaque jour l’eucharistie et les différentes oraisons de la journée. Nous devons donc saisir cette grâce non seulement en étant attentif à sa voix mais aussi en laissant sa parole transformer notre vie. Ne laissons pas nos soucis étouffer la semence du Seigneur, laissons  plutôt cette semence  étouffer nos soucis. Et ainsi, nous serons des hommes en qui germe la vie. 

Fabrice Yao

UNE ÉVANGÉLISATION DES SEMINAIRISTES

Toute chose à un début, tout ce qui couvre d’intérêt est mis en valeurs, pour nous chrétiens et plus particulièrement séminariste il est de notre intérêt de placer dans les mains de Dieu notre expérience apostolique au christ notre seigneur avec Marie notre Dame des apôtres.Le vendredi 28 septembre 2018 à 18h30mn à eu lieu l’envoi en mission  des séminaristes dans leurs différente apostolats dans le but de leurs offrir une opportunité de s’ouvrir à d’autres réalités sociale, pragmatique en plus des enseignements théoriques reçus. Il y avait au total 38 étudiants Mafr accompagné de 4 formateurs. Les exigences de cet apostolat sont ainsi rappelées par le Père Yago Abeledo responsable chargé des Apostolats en ces termes :

« Dès le début de sa vie publique, le Seigneur choisit des collaborateurs. Dieu a confiance en nous. Il nous invite à travailler avec lui. Nous sommes aussi les collaborateurs de Dieu. Et nous collaborons à travers tout ce que nous faisons, notamment à travers notre apostolat. L'apostolat est un moment très important de notre formation. Il est complémentaire à la vie académique, à notre vie communautaire et à notre vie spirituelle. Tous les éléments sont importants. Nous sommes envoyés au monde pour proclamer notre foi par la manière dont nous vivons. Nous allons rencontrer les malades, les jeunes, les catéchumènes, les marginalisées, nos voisins et les personnes d'autres confessions.

« Nous pensons que nous évangélisons l’autre alors qu’au contraire, nous sommes évangélisés par le peuple  que nous sommes envoyés pour évangéliser »

L'apostolat est un moment où nous sommes envoyés pour proclamerpar notre exemple de vie que Dieu est miséricordieux, que Dieu se soucie de tout le monde, que Dieu cherche toujours à être en communion avec nous.L'apostolat est un temps pour écouter, écouter activement; les gens partageront beaucoup de choses avec nous, les gens verront en nous un signe d'espoir.L'apostolatest le temps d'être surpris, nous ne savons pas toujours qui nous allons rencontrer, comment le Saint-Esprit sera présent avec nous. Nous ne savons pas ce que nous allons dire et ce qui nous sera dit. Nous sommes juste appelés à accueillir le Dieu des surprises alors que nous sommes ouverts à son action.L'apostolat est un temps d’humilité. Souvent, nous allons apprendre de l'autre. Nous allons être évangélisés, en anglais, on parle de la «mission en reverse», ce qui signifie que les choses sont bouleversées, nous pensons que nous évangélisons l’autre alors qu’au contraire, nous sommes évangélisés par le peuple  que nous sommes envoyés pour évangéliser. Cela, pourrait se produire, grâce au courage et à la foi énormes qu’un malade nous montre, ou comment nous sommes accueillis en tant qu’étrangers dans la maison de l’autre, ou comment une femme marginalisée par sa famille et son clan trouve toujours un sens à vivre… un catéchumène nous interpelle avec son témoignage plein de foi ou avec une question qui défie notre foi même.C'est le moment de relever le défi d'une nouvelle langue et d'une culture étrangère.Tout le monde ne comprendra pas toujours tout ce qui se dit… Cela nous mettra en contact avec notre pauvreté, mais toujours avec notre richesse d’explorer tant d’autres façons de communiquer, simplement en étant pleinement présent à l’autre nous communiquons beaucoup de choses. Pour celui qui connaît la langue, il sera toujours invité, et mis au défi, d'être sensible à celui qui ne le sait pas.L’apostolat est un moment d'accompagnement,Dieu nous accompagne toujours.

« L'apostolat est aussi le moment où nous respectons la dignité de l'autre et nous savons que ce sont les frontières de chaque relation »

 Nous voulons donc être fidèles aux personnes que nous sommes appelés à servir. Nous les accompagnons, nous les soutenons.L'apostolat est aussi le moment oùnous respectons la dignité de l'autre et nous savons que ce sont les frontières de chaque relation. L'apostolat est un temps de travail en équipe et de partage des responsabilités.Jésus nous envoie deux par deux. Nous sommes appelés à témoigner ensemble, à être unis, à bien nous connaître. L'apostolat est un temps pour discerner.Nous continuons à discerner notre vocation à être comme Jésus, à être un évangile vivant. Sommes-nous motivés? Sommes-nous désireux de rencontrer des gens dans leurs circonstances quotidiennes? Ai-je quelque chose à leurs offrir? Est-ce que je sais comment écouter? Est-ce que je suis convaincant? L'apostolat est aussi un temps de gratuité, où l'on se donne sans chercher à gagner.L’apostolat est un temps de prière, ou nous offrons à Dieu ce que nous avons appris des personnes vers qui nous sommes envoyés, les personnes qui se recommandent à nos prières, nos épreuves, nos difficultés, nos agitations, nos excitations, et nos doutes. La prière est au cœur même de notre vie apostolique car c’est le Christ que nous avons pour modèle premier et dernier apôtre, Saint Paul ne dit-il pas pour cela prenez moi pour modèle mon modèle à moi c’est le Christ. J’ose affirmer que tous les bienheureux, à part les enfants, se sont sauvés par la prière.
Finalement, l’apostolat est une période de planification,nous devons être bien organisés, en particulier ceux qui doivent se préparer à donner des leçons aux catéchumènes.Dans le cadre de cette année où nous célébrons le 150e anniversaire de notre vie de Missionnaires d’Afrique, je voudrais conclure avec l’invitation toujours radicale du Cardinal Lavigerie à propos de l’apostolat:
" Mes chers enfants, vous n'êtes pas des explorateurs ; vous n'êtes pas des voyageurs ordinaires… Vous êtes des apôtres, vous n'êtes que cela ; ou, tout au moins, le reste ne doit venir que par surcroît. " (Instructions aux Missionnaires, édition de 1950, p. 121) Alors, demandons au Seigneur la grâce de vivre pleinement notre ministère apostolique cette année. Soyons également fidèles aux paroles radicales du cardinal Lavigerie, car nous sommes apôtres toujours à la recherche de la sainteté. »

            Pour nous étudiants, l’apostolat est un temps de joie de rencontre de fraternité de partage, d’apprentissage, de collaboration et de responsabilisation. L’existence de l’apostolat au sain du séminaire est une preuve que l’apostolat est une réalité sociale et enrichissante pour la formation humaine et intégrale. Il est peut-être important de rappeler que nous utilisons des motos et des vélos pour nos apostolats en fonction de la nécessité cela exprime notre besoin de style de vie simple. La prière du vendredi 28 octobre 2018 a aussi consisté à la bénédiction de nos engins. 

Que le Seigneur soit notre guide et protecteur pour cette année d’expérience apostolique 2018-2019.


Armel Sawadogo

lundi 1 octobre 2018

Méditation du 29 septembre au 06 octobre 2018


« Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » Luc 9, 62.
Que pouvons-nous retenir de cette parole ? A quoi pouvons-nous comparer la charrue dont le Christ fait mention dans notre thème ? la charrue n’est rien d’autre que la mission. Jésus à travers ce passage nous enseigne que celui qui est consacré à la mission et veut vivre selon le modèle de ce monde n’est pas fait pour le royaume de Dieu. En effet, chers frères, la mission est ce qui nous réunit tous en une même famille ici à la maison Lavigerie. Ainsi, ce thème est un envoi en mission comme l’avait fait le Christ à ses disciples et hier,le Christ par l’intermédiaire du père Yago nous a encore envoyés en mission dans nos différents lieux d’apostolat. Oui, la mission  est une vocation à laquelle un cœur touché par Dieu ne peut résister quelles que soient les exigences. Car désormais, « ce n’est plus nous qui vivons mais c’est le Christ qui vit en  nous » Gal 2, 62. Chers frères, que par la force de l’esprit saint nous soyons des missionnaires toujours disponibles, prudents, humbles, persévérants et prêts à soutenir les faibles , les malheureux, et tous ceux qui ont perdus l’espoir de vivre dans un monde de plus en plus égoïste et indifférent face à la souffrance  et aux malheurs des autres .  Allons pour la mission  car « celui qui n’est pas contre nous est pour nous », nous dit Saint Marc. Très bonne semaine à tous !
                                                                                                                                                          Rodrigue N’GUESSAN

vendredi 28 septembre 2018

Initiation et découverte


Après avoir été accueillis dans la grande communauté le jeudi 13 septembre dernier pendant les vêpres solennelles, où il leur a été offert des Bibles et des chapelets, signes de leur appartenance au Christ, et cela, après avoir dit leur intention et prière, celle de vraiment s'engager à la suite du Seigneur, en acceptant de vivre à la Maison Lavigerie, les étudiants de première année, au nombre de 13, ont commencé à être initiés au quotidien de la maison. Aujourd'hui, le cap est mis sur le site internet. En effet, nos confrères étudiants, venus de la Côte d'Ivoire, du Togo, du Mali et du Burkina Faso, ont été initiés à l'usage  et à la gestion du Blog.

Ils ont suivi cette séance animée par le père Yago ABELEDO avec grand intérêt. Ils ressortent, de cette petite soirée, pleins de nouvelles notions en rapport avec la création et la gestion d’un site internet. Nous osons croire qu'ils s'investiront pleinement pour la vie et l'animation de ce blog, notre blog, car la toile est de nous jours un des lieux incontournables de la mission.
                                           

                                                                                             L'équipe Éditoriale

mardi 25 septembre 2018

Mot de Bienvenu aux nouveaux de la Maison Lavigerie


« Voyez, oh ! Qu’il est agréable, qu’il est doux, pour des frères de vivre ensemble ! » Ps 133.

 Chers frères séminaristes dans le Christ, loué soit Jésus Christ.

En cette année nouvelle et plus particulièrement en ce jour béni, nous accueillons d’un cœur débordant de gratitude, de joie et d’espérance nos treize (13)  frères ici présents en plus de notre formateur le révérend Père  Joël OUEDRAOGO. Oui, vous êtes pour nous un grand présent que la communauté nous fait ; car notre souhait est de voir notre famille grandir et déborder de chaleur humaine. Comment donc ne pas remercier le Seigneur pour ce don ? Comment ne pas le louer pour ces bienfaisances ? Oui, chers frères, notre cérémonie de ce soir est pour nous une manière non seulement de rendre grâce à Dieu mais aussi de vous souhaiter la bienvenue. Soyez les bienvenus chez vous et sentez vous à l’aise. Ainsi serez-vous des membres à part entière dans notre grande famille lavigerienne.

Permettez-moi d’emprunter les mots de notre père recteur lors de la toute première rencontre communautaire pour l’élaboration de notre projet de l’année en s’inspirant du livre d’Éphésiens chapitre 2 au verset 19. « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des Saints, gens de la maison de Dieu » Autrement dit, vous n’êtes plus des nouveaux, mais des citoyens d’une même famille appelée à vivre de joie et d’unité par un attachement profond au Christ.

Dans cette perspective de joie et d’unité, nous voyons déjà les merveilles de cette nouvelle année. Une année remplie du feu d’amour, une année avec Marie notre Dame d’Afrique, une année des vivants, une année pas comme les autres.

En effet, vous aurez dans un instant notre outil de travail qu’est la Sainte Bible. Elle vous servira à travailler dans le champ de votre vie Spirituelle, Communautaire, Apostolique et Intellectuelle. Pour saint Jérôme, « ignorer les écritures c’est ignorer le Christ qui nous appelle à sa suite » pour cela, la lecture et la méditation de la parole de Dieu nous donnent non seulement « l’excellence de la connaissance de Jésus Christ » (Phil 3,8)  mais encore, elles nous enracinent plus profondément dans le Christ et orientent notre mission de servir nos prochains. Voila pourquoi nous sommes convaincus que les 150 ans d’anniversaire de notre société cette année sera pour les prochaines années un guide précieux qui nous aidera à réaliser en profondeur la réconciliation avec Dieu et avec nous-mêmes en vue de devenir à notre tour des artisans de réconciliation.

Puisse le Seigneur nous aider dans un esprit fraternel, à bâtir sa maison.

Bonne célébration et que la fête soit belle !!!  Merci !!!                           

                                                                                                                   Eloge DJIBOM


lundi 2 juillet 2018

Partage de mes trois années d’expérience à la Maison Lavigerie (2015-2018)


Je réponds au nom de Jérôme MILLOGO. Je suis originaire du diocèse de Bobo-Dioulasso. Je suis à ma troisième et dernière année ici à La Maison Lavigerie de Ouagadougou, à la première étape de formation en philosophât. Nous (09 personnes) avons foulé le sol lavigerien dans l’après-midi du 09 septembre 2015 dans un climat de joie. Je peux dire que l’accueil était chaleureux. Tout début est important dans une vie d’apprentissage et cela peut déterminer le reste de notre vision de ce que sera notre séjour dans un lieu. Et la mise en confiance est très importante dans la vie relationnelle. Bien vrai que l’accueil fut chaleureux, il en demeurait qu’un certain nombre de questions sur le déroulement de la formation me tourmentaient  l’esprit. 

À la différence de certaines personnes qui, au bout de quelques mois, avaient la nostalgie familiale ou de la vie lambda, moi, je n’ai pas trop senti cela. Je ne l’ai pas senti en ce sens qu’après la classe de la 3jusqu’à l’Université, j’ai été physiquement loin des parents. Mais je pensais de temps en temps à mes copains d’Université et à l’ambiance du campus et tout ce beau rêve que j’ai laissé librement pour suivre le Christ.

Pour ne pas aller du coq à l’âne, j’aimerais faire ce partage en cinq points essentiels.

· Sur la vie communautaire

Étant aspirants, nous avons toujours eu écho de la vie communautaire. Les réponses qui venaient toujours sur les lèvres, à la question « qu’est ce qui t’attire chez les missionnaires d’Afrique ? », étaient soit la vie communautaire ou soit le style de vie simple. Cela est bien, mais je me suis rendu compte que la vie communautaire a ses exigences ; elle n’est pas un « menu » déjà fait mais une vie à construire et cela demande la participation et l’effort de chaque membre de la communauté. Sans cette collaboration et cette fraternité, il n’y aurait pas de communauté mais un rassemblement d’hommes. J’ai beaucoup aimé de la vie communautaire et appris d’elle. Un jour, j’ai eu un aveu d’un des frères qui me disait, « Jérôme, tu sais quand nous étions aspirants, j’avais du mal à t’aborder car tu es plus âgé que moi, tu es à l’université et tu as plus d’expérience que moi. Mais depuis que nous avons commencé la formation ici, cette barrière a disparu et au contraire, je vois que tu n’es pas ce que je pensais de toi. » Pour dire que la vie communautaire est une pièce à double faces. Tu peux faire une mauvaise expérience comme tu peux faire une bonne. Et comme je le disais plus haut, la qualité d’une vie relationnelle ou communautaire s’apprécie dès le début car tout premier contact peut marquer quelqu’un toute sa vie soit positivement, soit négativement. 

Pour moi, en communauté la vie est faite de gains et de pertes, de joies et de peines, de hauts et de bas – mais nous n’avons pas à les vivre tout seuls. Nous voulons boire à la coupe ensemble et donc célébrer le fait que les blessures de nos existences individuelles, qui paraissent intolérables lorsqu’on les vit seul, deviennent une source de guérison lorsqu’on les vit dans un groupe dont les membres s’occupent les uns des autres. La communauté est une grande mosaïque. Chaque petite pièce a l’air insignifiant. Certaines semblent précieuses, d’autres ordinaires. Quelques-unes donnent l’impression de valoir beaucoup, d’autres rien du tout. Certaines sont de mauvais goût, d’autres paraissent délicates. Telle est la communauté, un regroupement fraternel de petites gens qui, ensemble, font voir Dieu dans le monde.

Pour ma part, je peux dire que j’ai rencontré des moments de peines, de difficultés et des moments de joie et de reussite. Durant ces trois années de formation, j’ai énormément appris de la vie communautaire et amélioré mes attitudes relationnelles. J’ai compris que pour être tout à touset gagner la confiance des autres, seules l’humilité, l’écoute des autres, l’aide et l’attention qu’on leur porte sont très capitales pour une vie relationnelle réussie. Sur ce point, je me réjouis d’avoir fait de mon mieux pour aider mes frères et mes sœurs.

J’ai aussi appris beaucoup d’eux, car l’homme ne se suffit à lui-même. J’ai appris que chacun d’eux comme moi avions une histoire et que le partage de chaque expérience peut être une consolation ou une leçon de vie pour l’autre. J’ai apprécié les présentations individuelles en équipe, qui sont une occasion de connaitre son frère, son tempérament et son environnement familial. Cette connaissance de l’autre m’a permis d’éviter tous préjugés. Cependant, je n’ai pas aimé les mauvaises interprétations ou jugements sur une personne sans connaitre les raisons. Ce que nous oublions, il est plus facile de juger l’autre de l’extérieur sans réellement savoir ce que la personne vit au-dedans d’elle.

· Sur la vie de prière

La prière est une arme fondamentale de la vie chrétienne. Sur cet aspect, je dirais - pas pour me glorifier - qu’elle (la prière) a été mon sport de tous les jours. Je le dis ainsi parce qu’avant et après mes sacrements d’initiation chrétienne, j’ai eu la chance d’appartenir à des groupes où la pratique quotidienne de la prière est de rigueur et c’est par là que j’ai commencé à forger une discipline de prière personnelle. À la Maison Lavigerie, avec les différentes formes de prières, j’ai appris à varier ma gamme de prière. La méditation est un aspect qui m’a beaucoup aidé dans ma vie de prière. Cette expérience de prière acquise dans les groupes, je l’ai fait profiter à la communauté et à des personnes qui en avaient besoin.

Nonobstant cette belle expérience dans la vie de prière que j’ai vécue et que je continue à vivre, il est évident que j’ai traversé des moments de désolation, de sécheresse où il m’était difficile, voire impossible de prier. Tout cela était dû à des événements de la vie à l’interne et à l’externe. Mais comme je le dis toujours, je rends grâce à Dieu pour mes directeurs spirituels qu’il m’a donnés car ils ont été d’un grand secours pour moi afin de relever la pente.

Dans mes moments de désolation, je faisais un long temps de méditation de la situation vécue et une longue révision de vie avant de dormir et comme on le dit si souvent « la nuit porte conseil ». Je vous assure, je me réveillais toujours recréer, remplir de la force de continuer et d’une paix intérieure. Concernant la paix intérieure, c’est un aspect très important dans la vie d’une personne, sans cela il est très difficile de progresser humainement et spirituellement. Ma prière consistait à demander au Seigneur le discernement et l’écoute afin d’avoir une claire vision de ce que je dois faire, d’où la nécessité pour moi d’être attentif à tout ce qui se passe autour de moi. 

· Sur la vie intellectuelle

La vie intellectuelle dans le cadre universitaire ne m’était pas étrangère parce qu’ayant fait l’université, j’avais déjà une expérience de vie académique. Pour moi, l’idée était de la continuer dans ce cadre de formation. Cependant le cadre de cette maison de formation est assez différent des autres universités. D’abord, il fallait se familiariser au programme de la Maison en faisant le lien avec les études, l’apostolat, et les activités personnelles. Ensuite, je devais m’habituer aux modalités d’évaluation qui sont différentes de celles de l’université d’où je proviens. Enfin, je devais étudier une autre filière de celle étudiée. Je reconnais que le début n’a pas été facile car j’avais du mal à jumeler les différentes activités. Je remarquais que chaque fin de journée, j’étais vraiment fatigué. J’avais l’impression qu’il n’y avait pas un temps de repos et que les activités étaient tellement enchaînées.

En fin de compte, j’ai intégré le programme de la formation comme bien d’autres et cela est devenu une partie de moi-même. Les études ici m’ont permis de mettre plus de rigueur et de sérieux à tout ce que je fais. En plus, l’étude de la philosophie m’a ouvert l’esprit dans mes discussions avec des camarades durant mes congés. Ils sont autant surpris de ma qualité d’intervention dans le réalisme et de l’ouverture dans mes propos. J’ai l’habitude dans un débat de laisser parler les autres avant d’intervenir. Il faut le dire l’esprit critique que nous développons en philosophie m’aide dans beaucoup de milieux de vie. Même dans mon groupe de prière, les frères et sœurs sont surpris que je ne mette pas foi à tout ce qui se passe. Je les invitais à ne pas être trop fondamentalistes, ni dogmatiques. J’ai beaucoup aimé les études et mon secret était de faire des résumés des cours trop volumineux.

· Sur la vie apostolique

L’un des piliers qui m’a le plus façonné est l’apostolat. À la Maison Lavigerie, j’ai eu la chance de faire trois types d’apostolat à savoir : l’apostolat de proximité, la rencontre avec les jeunes et la catéchèse. À ma première année quand j’ai commencé l’apostolat de proximité, je l’avais confondu à l’évangélisation porte à porte que je faisais avec mon groupe à Koudougou. Ici, c’est tout autre car l’objectif n’était pas d’aller évangéliser mais d’être proche des gens par notre témoignage de vie. Cet apostolat demande de l’audace, du courage et assez d’humilité. Car il arrive que vous soyez rejetés, frustrés par les gens que vous côtoyez. Nous avons fait des expériences d’injures, de rejet face à certaines personnes. En revanche, nous avons aussi été reçus par des personnes compréhensives. Toutes ces relations m’ont permis de savoir que la mission n’est pas aussi facile qu’on le pense. Et il faut toujours s’attendre à la fermeture des gens mais c’est à nous de les mettre en confiance. 

À ma deuxième année, l’expérience était plus intéressante avec les jeunes. La jeunesse est le stade des questionnements, de la volonté de s’affirmer, de connaitre davantage, de construire sa personnalité, etc. C’est cet aspect que j’ai vécu avec les jeunes où je sentais qu’ils avaient réellement le désir de connaitre les enjeux de la vie d’une part et d’autre part la vie de l’Eglise. Lors de mes causeries ou conférences, j’étais noyé par des questions de tous genres. Pour les jeunes, un séminariste est celui qui connait tout. Mais je leur faisais comprendre que j’apprenais aussi par eux et que mon objectif n’était pas de venir leur imposer quoi que ce soit mais tout simplement leur apporter mon expérience et recevoir aussi d’eux. Certains jeunes aiment quand tu te mets dans leur « peau », en essayant de parler leur langage. En fin de compte, j’ai beaucoup appris auprès des jeunes que je ne leur ai donné.  Car il ne sert à rien d’aller apprendre aux jeunes ce qu’ils connaissent déjà mais c’est par notre témoignage de vie que nous pouvons les enseigner.

À ma troisième année, j’ai donné la catéchèse. La catéchèse ! Ce n’était pas ma première fois de le faire puisque je l’ai faite quand j’étais au campus avec les jeunes et aussi avec les enfants. Mais cette année, j’ai préféré m’entretenir avec les enfants qui apprennent mieux que les jeunes. À chaque fois que j’ai un groupe de personnes à ma charge, je les amenais à avoir confiance afin que la participation soit active. J’ai cultivé cette familiarité avec les enfants qui leur a donné la pleine confiance de s’ouvrir et d’expliquer librement les difficultés qu’ils vivent en famille et à l’école.

En somme, je peux dire, durant mes trois années de formation à la Maison Lavigerie, que j’ai pu acquérir beaucoup d’expériences dans tous les domaines de la vie. J’ai reçu une formation holistique qui a pris en compte tous les domaines de ma vie. Ma vie au début de mon entrée ici n’est plus la même. Il y a eu beaucoup de changements aux niveaux humain, spirituel et intellectuel et même relationnel. Je me suis fait plein d’amis et d’amies, de bienfaiteurs (trices). J’ai appris à construire ma personnalité, à connaitre l’autre et à l’accepter dans ses forces et dans ses faiblesses. Je pense que c’est en se connaissant et en connaissant l’autre que nous éviterons les jugements non fondés.

Voilà qu’un autre horizon s’ouvre pour moi dans la suite de ma formation missionnaire. Puise le Seigneur me fortifier davantage et me modeler à sa manière.


                                                                    MILLOGO Jérôme, 3eannée.

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